Dis papa, c’est quoi un cuck ?

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le cuck

Si vous débarquez sur un forum ou un groupe de la manosphère, qu’il s’agisse de groupes MGTOW, MRA ou autres, vous risquez fort de tomber sur le terme cuck, généralement employé de manière péjorative. Que signifie-t-il exactement ?

Tout système d’oppression a ses collabos. Dans le système gynocentré qui est le nôtre à l’heure actuelle, le cuck, c’est justement cela : un collaborateur. Un homme qui adhère, volontairement ou pas (car beaucoup n’ont même pas conscience qu’il existe des alternatives) aux valeurs de la Matrice, s’y réfère, les considère comme siennes, et, en conséquence, entreprend de saper tant sa propre virilité que celle du groupe auquel il appartient, afin de complaire aux impératifs du marché, de l’opinion qu’il croit être la sienne (et qui généralement n’est rien d’autre qu’un gloubiboulga mêlant trucs entendus à la télé, vagues lectures mal comprises, courageuses prises de position politiquement très correctes et acceptées par tout le monde, désir d’appartenir au camp du Bien et virtue signaling) et surtout des femmes, ou de ce qu’il s’en imagine.

Car le cuck est avant tout défini par son approche des femmes. Le cuck, c’est le genre de type qui pense qu’il doit personnellement contribuer à faire pardonner des siècles de patriarcat. Le genre de mec qui gobe le mythe des inégalités salariales. Ce n’est pas qu’il soit nécessairement stupide : c’est juste qu’il n’a jamais remis sérieusement en question quoi que ce soit. C’est, aussi, qu’il a, en plus de sa naïveté, un côté cynique. Car le cuck est persuadé que s’il se montre gentil, protecteur, soumis à l’impératif gynocentrique, et que si, par ailleurs, il agit en parfaite Jeune Fille, bref qu’il coche toutes les cases de la carte « mec bien, ouvert, tolérant et éclairé », il en sera récompensé, que ce soit par un gain de prestige ou un accès facilité à des relations sexuelles (les deux choses étant quasiment des synonymes de toute manière). Bien entendu, ça n’est pas comme ça que les choses marchent. Et bien entendu, il va se faire marcher sur la gueule. Mais comme il porte déjà sur ses maigres épaules de lourds fardeaux, du seul fait qu’il est un sale mâle hétérosexuel cisgenre (si en plus il pousse le vice jusqu’à être Blanc, il cumule les handicaps et peut à bon droit être considéré comme appartenant à la lie de l’humanité), le cuck, en général, est plus occupé à hurler plus fort encore que ses copines féministes (ne serait-ce que pour éviter qu’elles le soupçonnent de la moindre trace de début de vague idée masculine, ce qui signifierait à court terme sa mort sociale) qu’à réfléchir à ce qui lui arrive.

Au final, le cuck, malgré ses prises de position et tous les avantages symboliques qu’il croit cumuler, se retrouve généralement frustré et ne comprend pas pourquoi. Il regarde alors ces gros machos misogynes qu’il méprise et qui baisent plus que lui, se dit que le problème vient sans doute du fait qu’il n’a pas encore assez montré sa soumission, et, en bon doctrinaire, s’en va faire encore plus, toujours plus de la même chose, tout en s’étonnant de continuer à obtenir des résultats identiques.

Martial
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