Discipline : comment l’acquérir et la développer en 7 principes

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Discipline et virilité

La détermination et la discipline personnelle sont sans doute les plus puissants facteurs d’amélioration d’un homme. Acquérir la discipline, c’est acquérir le moyen de changer sa vie et de la maîtriser. L’homme sans discipline est une victime, tandis que l’homme discipliné est l’acteur de sa propre existence, capable de prendre en main son propre destin. Voici quelques petits trucs pour acquérir et développer un sens personnel de la discipline.

#1 – Prendre conscience de ses propres faiblesses : le premier pas dans la conquête d’une véritable discipline personnelle

C’est la base de tout. Prenez un moment pour réfléchir à vos failles en matière de discipline personnelle et pour les noter sur une feuille ou un cahier. Choisissez les trois ou quatre de ces soucis qui vous semblent les plus graves ou les plus urgent à traiter (vous mangez trop, vous dépensez trop, vous ne parvenez pas à vous lever à l’heure, vous ne parvenez pas à faire assez d’exercice, vous passez trop de temps devant la télévision, etc.). Vous connaissez désormais l’ennemi et vous lui avez donné un nom. 

#2 – Prenez des notes

Le fait de noter ce que vous observez de vous-même, de vos comportements, de vos habitudes, a plusieurs vertus : d’une part, cela vous permet de jeter dessus un œil objectif. D’autre part, cela vous permettra, dans un mois, deux mois, six mois, de revenir sur la situation dans laquelle vous étiez aujourd’hui et réaliser quels sont les progrès accomplis. Ce qui peut se révéler une puissante motivation pour la suite.

#3 – Rédigez un plan précis et établissez des objectifs mesurables

Vos ennemis prioritaires en matière de discipline ayant été définis, il est maintenant important de savoir quand et comment vous saurez en être débarrassé. Il ne s’agit pas, en effet, de dire « Je veux dépenser moins quand je fais les courses », mais plutôt « Je ne veux pas dépenser plus de X euros par semaine en courses » : ceci est un objectif précis et mesurable, et vous pourrez clairement savoir quand vous y êtes parvenu. De la même manière, « Je veux perdre du poids » est un objectif vague, tandis que « Je veux peser moins de 90 kilos d’ici à avril prochain » est un objectif précis et mesurable : si en avril vous pesez 110 kilos, vous saurez que vous avez misérablement échoué ; si vous en pesez 92, vous saurez que vous y êtes presque et qu’il vous manquait juste quelques efforts de plus ; si vous êtes à 89, vous saurez que vous avez réussi.

Il est capital que vous soyez réaliste dans vos objectifs : la discipline ne fait pas de miracles, elle vous permet seulement d’agir de manière cohérente, rationnelle et efficace.

#4 – Retirez l’objet de la tentation

C’est la méthode la plus simple et la plus efficace au début : tout simplement faire en sorte que vous n’ayez pas la possibilité physique de céder à la tentation. Si vous craignez d’acheter des cigarettes alors que vous partez pour une simple petite promenade, évitez d’emporter de l’argent avec vous ; si vous pensez que vous pourriez dépenser plus que raisonnable au supermarché, ne prenez pas votre carte bancaire : contentez-vous de retirer en liquide une somme correspondant à ce que vous pouvez vous permettre de dépenser et n’emportez que cela ; si vous risquez de craquer sur des cookies, faites en sorte de ne pas en avoir chez vous. Et ainsi de suite.

#5 – Apprenez à tolérer l’inconfort

Une bonne partie de nos mauvaises habitudes provient simplement de notre incapacité à tolérer le moindre petit inconfort : on grignote pour conjurer la peur, la solitude ou la dépression ; on perd son temps sur Facebook pour ne pas se confronter à soi-même et au cours de ses propres pensées ; on dépense pour ne pas prendre conscience du vide de sa propre existence. Apprendre à tolérer l’inconfort est un excellent exercice de discipline, permettant de s’endurcir à son propre rythme. Il consiste, sans pour autant vous mettre en danger, à assouvir vos désirs un tout petit moins qu’à votre habitude : réglez le chauffage de votre appartement un degré en dessous ; prenez vos douches juste un peu moins chaudes ; mangez deux ou trois cuillerées de moins que d’habitude ; buvez un verre d’alcool de moins. Et ainsi de suite. Apprenez, ainsi, à frustrer légèrement mais quotidiennement le petit être immature et capricieux qui réside dans votre tête : peu à peu, vous réussirez à le faire taire et vous vous rendrez compte que la frustration n’est pas une chose si grave que cela. Plus exactement, elle a rigoureusement l’importance qu’on accepte de lui donner : dès lors qu’on la méprise, on s’en remet très facilement, et sans séquelle.

#6 – Méditez ou priez

Oui, ça marche. Ça marche vraiment. Et c’est bien plus simple qu’on ne le croit généralement. Cela consiste, tout simplement, à prendre un instant, quand on se sent menacé par la tentation, pour y réfléchir et s’adresser, selon les cas, au Seigneur ou à son for intérieur. Une minute peut suffire. Fermez les yeux, respirez, reconnaissez que vous êtes en état de faiblesse et récitez une prière, un mantra, voire même, pourquoi pas, la Litanie contre la Peur du Bene Gesserit (ça marche aussi).

#7 – Acceptez l’idée que vous allez échouer (un peu)

Tolérer votre propre échec n’est pas toujours l’assurance de rester coincé dans la médiocrité. Il ne s’agit pas de vous montrer trop coulant avec vous-même, mais bien plutôt, si vous réalisez que vous avez ou allez échouer dans vos objectifs, d’analyser les causes de cet échec. Qu’est-ce qui vous a manqué ? Pourquoi avez-vous craqué ? Ne cherchez pas à vous en excuser mais cherchez à expliquer le phénomène, à comprendre les rouages de votre propre système. Et surtout à faire en sorte que la prochaine fois, vous échouerez moins, voire pas du tout.

Exactement comme cela fonctionne pour le corps, se sculpter une mentalité d’alpha, c’est-à-dire d’homme à même de maîtriser ses instincts et d’imposer sa volonté à ses propres pulsions, prend du temps. Vous n’allez pas y arriver en un jour. Vous n’allez pas y arriver en un mois. Mais vous allez, très vite, percevoir des améliorations. Accrochez-vous : chaque petit progrès constaté doit être un encouragement pour aller plus loin. A la clef, il y a le prix le plus précieux qui soit : le contrôle de votre propre existence.

Julien
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