Comment les femmes choisissent les hommes

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Comme on l’a vu dans un précédent article, les hommes et les femmes ne sélectionnent pas leurs partenaires de la même manière. C’est ce qui explique, notamment que leur VMS ne s’évalue pas de la même façon, celle des hommes étant plus complexe à établir que celle des femmes.

Les femmes et la VMS masculine

Dans sa sélection d’un partenaire potentiel, la femelle de l’espèce humaine est obligée d’être très attentive. En effet :

  • elle s’investit plus que l’homme dans la reproduction (c’est elle qui porte les enfants)
  • sa Valeur sur le Marché Sexuel baisse avec le temps et avec le nombre de ses partenaires

Elle peut donc être tentée de prendre beaucoup de temps et de soins pour trouver le bon compagnon, l’homme qu’il lui faut. Mais le temps, c’est justement ce qui lui manque ! Sa VMS baisse d’année en année, et la ménopause est de toute manière au bout du chemin. Elle se trouve donc devant un problème difficile : choisir le meilleur partenaire possible et le choisir le plus rapidement possible. De la puberté à la ménopause, une femme normalement constituée aura environ 2000 jours de fertilité. Cela semble beaucoup mais c’est en réalité très peu. Le temps joue contre elle.

Afin de choisir leurs partenaires, les femmes procèdent à une série de sélections, qui suivent toujours le même ordre :

  • une sélection physique
  • une sélection sociale
  • une série d’épreuves

La sélection physique

On prétend en général que les femmes sont moins sensibles au physique de leur partenaire que les hommes. C’est vrai, mais seulement dans une certaine mesure. Il y a bien une sélection physique, qui fonctionne de la même manière que celle que les hommes font sur les femmes, mais de manière moins absolue. Cette sélection se contente d’écarter du champ des possibles les mâles vraiment trop laids. Pour passer la sélection physique, il faut donc être au moins dans la catégorie du « pas trop mal » : donc pas trop gros, pas trop petit, pas trop moche.

La sélection sociale

La sélection sociale s’opère en deux temps.
Dans un premier temps, les femmes se demandent, en gros : « Que dirait maman en me voyant au bras de ce mec ? », « Que penseraient les copines de ce type ? », « Cette chienne de Nathalie serait-elle jalouse si elle me voyait avec lui ? », « Est-ce que ça emmerderait papa s’il s’imaginait que je suce un mec pareil ? » Ce degré de sélection-là ne dépend aucunement de l’homme, mais uniquement des relations que la femelle entretient avec son entourage amical et familial. Il est à noter que cette sélection s’opère dans tous les cas, même si la relation envisagée n’a rien de durable.
Dans un deuxième temps, les femmes envisagent vos capacités financières. Vous n’avez pas forcément besoin d’être riche pour passer cette sélection-là (encore qu’être riche ne soit jamais un handicap en matière de séduction) mais vous devez être capable de lui prouver que vous avez un boulot, que vous êtes capable de l’emmener au restaurant, etc. Être financièrement indépendant est le minimum. Être plus riche qu’elle vous donne déjà un sérieux avantage pour la suite. Si vous êtes vraiment très riche, attendez-vous même à pouvoir passer en force une sélection physique ratée.

Si vous avez passé la sélection physique et la sélection sociale, félicitations : vous entrez dans la catégorie « Peut-être » (sauf si vous êtes Brad Pitt, auquel cas vous êtes déjà en train de déchirer sa petite culotte avec vos dents. Mais nous parlons ici de scénarios réalistes). Vous allez attaquer les épreuves.

Le temps des épreuves

Les épreuves sont une série de questions et/ou de situations destinées à juger de votre qualité. Elles commencent dès le premier regard et s’achèvent à la mort de l’un de vous deux. Entre temps, que votre relation dure une minute ou une vie, vous serez en permanence mis à l’épreuve. Oui, c’est injuste, mais c’est comme ça : à elle, on ne demandera jamais de prouver qu’elle est une femme ; à vous, on demandera en permanence de prouver que vous êtes un homme. Les premières épreuves font partie du flirt : les femmes vont chercher à en savoir davantage sur vous, à connaître votre situation sociale, sentimentale, financière, professionnelle. Elles peuvent vous interroger sur vos ex, vos projets, etc. Dans cette phase, la règle est simple : tout en restant honnête ou en tout cas crédible, indiquez un maximum de SHV tout en admettant le moins de SBV possible. Si, dans le même temps vous pouvez la narguer un peu, de manière à abaisser légèrement la perception qu’elle a de sa propre VMS, c’est encore mieux.

Au terme de cette première série d’épreuves (qui peut durer un rendez-vous comme quelques semaines), elle a établi son estimation de votre VMS. Elle la compare à la sienne : si elle a l’impression de faire une bonne affaire (c’est-à-dire si l’estimation qu’elle a de votre VMS est supérieure à l’estimation qu’elle a de la sienne), normalement, vous allez baiser.

Mais les épreuves ne s’arrêtent pas là, bien au contraire. Si votre relation dépasse le stade d’une nuit, il y aura d’autres épreuves. Chaque nouvelle situation rencontrée ensemble sera une épreuve. Chaque souci sera une épreuve. Chaque accident de la vie sera une épreuve. Et à chaque épreuve, votre valeur sera réévaluée. Tout au long de la relation, votre compagne aura donc besoin de s’assurer qu’elle ne s’est pas trompée et que vous êtes bien un mâle sûr et dominant, sur lequel elle peut se reposer.

Problème de timing

Le problème avec ce genre de méthode, c’est qu’elle est longue, très longue, et que les femmes n’ont que peu de temps devant elles. Que faire, alors ? Prendre le risque de sauter sur le premier venu, c’est passer pour une salope et risquer de se caser avec un mec qui n’est pas le bon. Mais être trop prudente, c’est risquer de rater un mec intéressant.  Cette problématique n’est pas propre à l’être humain : elle est la même chez de nombreuses espèces animales. Les femelles de ces espèces développent fréquemment une stratégie appelée préselection. Cette stratégie est assez simple : quand une femelle voit une autre femelle en train de s’accoupler avec un mâle, elle en déduit que ce mâle-là doit être de bonne qualité, puisqu’il a déjà été sélectionné par une congénère. Elle peut donc se jeter dessus et tenter de le lui prendre, ou d’attirer son attention après qu’ils aient fini de baiser. Cela lui assure un partenaire reproducteur correct, sans pour autant qu’elle ait eu besoin d’investir beaucoup de temps et d’énergie à la recherche du Prince Charmant. En clair : une autre a fait tout le boulot de sélection à sa place.

Cette pratique, connue chez les humains sous le nom de « Tu vas voir, je vais lui piquer son mec, à cette salope », se retrouve aussi bien chez les mouches que chez de nombreuses espèces d’oiseau et de mammifères. La première conséquence, c’est qu’un mâle qui parvient à séduire une femelle se voit aussitôt offrir d’autres options. Et donc que ceux qui ont du succès tendent à en avoir encore plus.

La deuxième conséquence, c’est de créer des situations dans lesquelles les femmes (surtout les plus jeunes) se trouvent face à des attentes contradictoires. Typiquement, elles espèrent qu’après avoir conquis le mâle en question (donc après avoir prouvé qu’il n’est que peu fidèle), celui-ci change tout à coup et devienne subitement fidèle à elles seules. Bien entendu, ce n’est pas ce qui arrive. Et bien entendu, elles s’en étonnent. Mais rassurez-vous : les femmes qui se désolent de telles choses pourront toujours trouver des chevaliers blancs sur l’épaule desquels pleurer…

Comprendre la présélection et en user à votre avantage

La présélection fonctionne en permanence. Pour en user à votre avantage, il faut en avoir conscience et comprendre que le fait de sortir avec une fille ne nuit pas à vos chances d’en conquérir une autre. Au contraire. Quand vous abordez une fille ou discutez avec elle pour la première fois, n’hésitez jamais à parler de vos copines, de vos ex, de vos coups d’un soir. Sans forcément en faire un sujet majeur de la conversation, mais juste en lui faisant comprendre subtilement que vous avez d’autres options, qu’elle n’est pas la seule en piste et que d’autres femmes vous trouvent intéressant. Comprendre et utiliser la notion de présélection, c’est un peu comme utiliser une cheat code dans un jeu vidéo : ça rend tout de suite les choses beaucoup plus faciles.

Antoine
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