Meeting the enemy : le cas Cassie Jaye

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Cassie Jaye est une journaliste et réalisatrice américaine. On lui doit principalement le film appelé The Red Pill (La Pilule Rouge). Quand elle a commencé ce travail, elle pensait qu’elle allait faire un documentaire dénonçant les mouvements de défense des hommes (MRA : Men’s Right Activists) comme réactionnaires, racistes, sexistes et ainsi de suite.

Hélas pour le projet originel, Cassie Jaye semble être une femme intelligente : elle ne s’est pas contentée d’enregistrer pour ensuite monter et dénoncer, elle a réellement écouté ce que les hommes qu’elle interrogeait lui disaient. Elle a écouté et elle a compris.

Du coup, le film ne ressemble pas du tout au brûlot qui était prévu à la base. Au contraire, il est nuancé, certes pas 100% pro MRA (loin de là) mais il reconnaît aux mouvements masculinistes leur part d’humanité, admet que les souffrances des hommes privés de leur famille, accusés de viol à tort, ou encore exploités par un système de pensions alimentaires qui relève de la servitude sont réelles. Cassie Jaye va jusqu’à pointer du doigt le fait que le féminisme, sous couvert d’égalité, tend à ignorer les ressentis et les souffrances des hommes et à les délégitimer, alors même qu’il ordonne, qu’il exige, que l’on se penche sur le moindre bobo d’une femme.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là : le film de Cassie Jaye a fait l’objet d’un véritable scandale. Menaces, manifestations, pétitions, demandes d’interdiction; on a parlé de misogynie, voire de crypto-nazime : c’est tout l’arsenal politiquement correct des bien-pensants et des féminhystériques qui s’est déchaîné contre elle et contre The Red Pill. Il faut dire qu’elle avait commis un péché capital : considérer l’adversaire comme un être humain. Bien évidemment, la plupart des manifestants et opposants n’avaient pas vu son film et ne le verront jamais. C’est le même principe que pour ceux qui crachent sur Zemmour, en France : pour critiquer et jeter des œufs pourris, nul besoin d’avoir lu le livre. Un rapide coup d’œil sur la quatrième de couverture suffit.

Dans cette vidéo, Cassie Jaye témoigne de ce qu’elle a traversé durant son reportage, de la manière dont elle en est venue à modifier ses points de vue, et de la façon dont cela a été reçue par le monde féministe.

Antoine
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