24 heures « sans »

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24 heures sans tabac

Tôt ou tard, chacun souffre de fatigue, de stress, ou tout simplement de mauvaise humeur. Tôt ou tard, chacun se dit qu’il aimerait bien changer, s’améliorer, se sentir mieux dans sa peau, mieux dans son corps et mieux dans sa tête. Le souci, c’est que bien souvent, nous répondons à ces tensions et ces fatigues par des apports extérieurs qui ne nous sont pas nécessairement bénéfiques sur le long terme. La clope qui vous détend maintenant finira par vous tuer. Le boost d’énergie que vous procure votre café pourrait bien être contrebalancé par une piètre qualité de sommeil la nuit prochaine. Et ainsi de suite.
Ce qu’on vous propose aujourd’hui, ça n’est absolument pas une solution à tout cela. Ça n’est pas non plus un encouragement à vous couper radicalement de tous vos menus plaisirs du quotidien. Mais c’est une manière de prendre conscience d’à quel point vous en êtes peut-être dépendant. C’est à la fois un test physique et moral et une forme d’examen de conscience, en cela que cette épreuve vous oblige à vous regarder en face. Et de regarder en face certaines de vos faiblesses et de vos dépendances.
Le défi en question est simple : vous abstenir. A partir de demain, ou peut-être de ce week-end, appliquer, temporairement, un régime « sans », et voir combien de temps vous tenez avant de craquer. Ce défi à la fois physique et moral s’inspire du Purity Challenge que Roosh proposait l’an dernier.  Lui le proposait sur 30 jours, et c’est effectivement, à certains égards, un sacré défi. Commençons donc par 24 heures « sans ». Sans quoi, au juste ? Sans tout cela…

24 heures sans café

La caféine comme la théine peuvent sembler faire des miracles. Mais rien ne remplace le vrai repos. Si vous êtes un caféinomane lourd, vous risquez de ressentir un vrai coup de barre, qui vous indiquera à quel point vous êtes dépendant du noir breuvage. Peut-être aurez-vous l’impression de perdre votre journée. Mais après quelques jours, vous dormirez mieux, aurez sans doute fait les quelques siestes que vous avez en retard et vous sentirez beaucoup moins stressé.

24 heures sans alcool

A moins que vous ne soyez un gros buveur, passer quelques jours sans boire ne devrait pas poser trop de problème. Vous risquez cependant de vous rendre compte que, plus qu’une vraie dépendance physique, vous êtes poussé à la consommation par votre contexte amical ou votre entourage : une fois qu’il est admis qu’on est un buveur de vin ou de bière, passer à une boisson non alcoolisée éveille souvent des soupçons.
Par ailleurs, certaines habitudes sont plus difficiles à perdre que d’autres. Une bière le soir, c’est aussi, pour pas mal d’hommes, un petit moment de calme et de sérénité. Assez étrangement, vous constaterez qu’à certains égards, cette bière, dans le regard des autres (surtout si vous avez une femme et des enfants), protège votre tranquillité : échangez-la contre un Perrier et leur attitude pourrait bien changer ; ils pourraient vous juger plus disponible ou moins inaccessible qu’avec une boisson alcoolisée à la main, et moins respecter votre instant de calme. Cette attitude peut être assez curieuse et amusante à observer.

24 heures sans tabac (ni sans rien d’autre qui se fume)

Pour ceux qui sont vraiment dépendants, cela peut être très difficile. Les envies vont venir, tôt ou tard. Vous savez bien, pourtant, que le tabac est une saloperie, qui vous flingue à petit feu. Mais votre corps en a pris l’habitude et il risque de vous faire payer cher le sevrage, même temporaire. Quand l’envie, la nervosité et l’irritabilité viennent, il n’y a pas trente-six solutions : il faut faire quelque chose pour canaliser ce torrent. Le quelque chose en question peut être aussi simple que le fait de boire un jus de fruits ou de se laver les dents. Le sexe est également un bon dérivatif, ainsi que le sport : suez un bon quart d’heure et votre envie aura passé. Jusqu’à la prochaine fois…

24 heures sans porno

Il ne s’agit pas forcément d’arrêter la masturbation si c’est une habitude récurrente chez vous, mais bien le porno. Ayez recours à votre propre imagination, si nécessaire, mais ne consultez aucun site X pendant 24 heures. Pour certains, ce sera anodin. Pour d’autres, cela peut se révéler presque aussi difficile que 24 heures sans clope.

24 heures sans téléphone

La dépendance au téléphone portable est également un problème psychologique majeur chez nombre de nos contemporains. Faire le test sur soi-même peut s’avérer très révélateur : en éteignant votre téléphone, vous vous privez de l’accès à toute une partie du monde digital. Ce qui vous oblige à vous tourner vers le réel, au moins pendant une journée. Ni selfie, ni Tinder, ni lolcats : rien que vous et votre vraie vie. Pour certains ce peut être l’occasion de se souvenir qu’il n’y a pas qu’Internet qui puisse vous fournir des distractions et qu’un bon bouquin, une balade à pieds ou même tout simplement une bonne sieste ont également des vertus.

Et après ?

Cet exercice peut être prolongé aussi longtemps que vous le souhaitez, même au-delà de 24 heures, mais il n’y a pas forcément d’après. L’objectif de ce défi n’est pas de vous amener à tout couper d’un coup, ni vous faire adopter un mode de vie monacal. Il s’agit plutôt de vous aider à prendre conscience de vos propres dépendances et des embûches qui se trouvent encore sur votre route si vous envisagez d’adopter la voie frugale. C’est aussi, une fois encore, une exploration de soi : de ses dépendances, de ses faiblesses, de ses limites, des champs qui nous restent à conquérir ou à améliorer en nous-même.

Martial
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