Après la Pilule Rouge #0 : de la fréquentation des femmes

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Avaler la Pilule Rouge n’est pas une mince affaire : tout, dans le monde gynocentré qui est le nôtre, vous pousse au contraire à demeurer un esclave, aveugle et sourd à la réalité des choses et des êtres. Tout vous pousse à être et à demeurer une Jeune Fille. Mais une fois la Pilule Rouge avalée et assimilée, votre vision du monde change. Les femmes, en particulier, tombent du piédestal sur lequel vous les placiez jusqu’alors. Et c’est une excellente chose pour vous.

La Pilule Rouge fait de vous un opposant

En vous rendant compte que les femmes ne sont pas des êtres d’une essence supérieure et qu’elles ne méritent en rien le piédestal en question (pour la bonne et simple raison qu’elles ne sont pas meilleures que les hommes, et surtout pas sur le plan moral), vous vous émancipez de la doctrine officielle du Parti. Vous y gagnez en liberté de pensée mais devenez, que vous le vouliez ou non, un opposant. Et la vie des opposants n’est jamais simple, quel que soit le régime sous lequel on puisse vivre. Certes, il est plus confortable d’être un homme sous Pilule Rouge dans l’Occident actuel qu’un intellectuel de droite dans l’URSS des années Staline, bien entendu. Vous ne risquez pas le goulag. Mais vous risquez la mise à l’écart sociale, la haine, le mépris et la crainte de vos contemporains. Vous risquez les procès sur réseaux sociaux, le harcèlement, la tentative de mise au pas par le biais d’un appareil répressif bien huilé : le collectif des « gens biens », composé d’une très large majorité des femmes, de leurs Chevaliers Blancs et satellites, ainsi que de tous ceux qui, faute de pouvoir affirmer leur singularité autrement, crient haro sur le baudet et jouissent de pouvoir ainsi cracher sur autrui, perdus qu’ils sont dans un virtue signaling absurde.

Pourtant, la Pilule Rouge bien comprise ne fait pas de vous un misogyne. En réalité, c’est tout le contraire : déchirer le voile des illusions et voir les femmes telles qu’elles sont en réalité est la seule manière de les aimer réellement. De les aimer elles, et non l’idée que l’on s’en fait. Elles et non leur maquillage, physique comme relationnel. Elles et non le discours qui est tenu sur elles. Encore faudrait-il que ce soit ce qu’elles souhaitent réellement, ce qui est hautement discutable.

Couple Pilule Rouge

Ne vous faire aucune illusion quant à votre relation ne met pas votre couple en danger : au contraire, il vous permet d’y voir clair à son niveau. Et de le vivre réellement.

Tirer les premières conséquences

Mais le danger réside également à d’autres niveaux. Une fois vos illusions dissipées, une fois que vous ne croyez plus aux princesses, aux vierges pures et innocentes, aux épouses indéfectiblement fidèles ni, surtout, au fait que cela vaille la peine de perdre votre vie à courir après de telles chimères, la réalité des choses vous saute au visage. Et cette réalité est sombre. Cette réalité, c’est celle de l’être humain tel qu’il est, et en particulier dans sa version femelle : bestial, manipulateur, infidèle, prédateur, menteur, inconstant, irrationnel, hypergame. Il y a de quoi rendre cynique. Il y a de quoi, également, rendre certains hommes fous. Et pour cause : il y a, au plus profond de la nature masculine, quelque chose comme un vieux relent de culte de la Déesse Mère. Quelque chose qui a à voir avec l’esprit de sacrifice et de chevalerie. Au fond, tout homme entretient, malgré tout, le rêve de mettre son existence au service d’une femme qui le mériterait, et qui serait à la fois l’amante, la compagne, la complice et la mère de ses enfants. A ceux pour qui ce rêve n’est qu’un songe parmi d’autres, le goût de la Pilule Rouge est amer mais supportable. Ceux, en revanche, qui avaient fait de cette tendance l’un des piliers de leur existence et qui se rendent compte trop tard qu’ils ont été traités, et le seront encore s’ils persévèrent, avec à peu près autant de respect qu’un tampon usagé, ont de quoi avoir la haine quand ils contemplent, rétrospectivement, toute l’étendue de leurs années perdues. Ceux-là, bien souvent, en viennent à détester les femmes ; bien que compréhensible, cette attitude a quelque chose d’absurde : ce n’est pas les femmes qu’il faut haïr, mais bien les mensonges et les légendes qui les présentent autrement que ce qu’elles sont. Il ne sert à rien de haïr un serpent parce qu’il mord ; mieux vaut savoir qu’il mord, être capable de le repérer et savoir, le cas échéant, extraire le venin : c’est bien plus sûr et bien plus constructif.

Certains, en découvrant leur véritable nature, perdent même le goût des femmes lorsqu’ils en viennent à jeter un regard sur ce qui se dissimule derrière le masque des conventions sociales et des mensonges organisés. De fait, ils n’ont pas entièrement tort : un minimum de détachement d’avec ses propres attirances et ses propres émotions est souvent nécessaire, une fois la Pilule Rouge avalée, pour continuer à fréquenter sereinement les femmes.

Aimer les femmes malgré tout

C’est une fois que l’on a pleinement pris conscience de leur nature que l’on sait si on aime vraiment les femmes.

Briffault, encore et toujours

Il peut être difficile pour d’autres, surtout ceux qui débutent dans le monde de la Pilule Rouge, de se souvenir de chacun de ses principes et de les appliquer au quotidien. Mais si on doit n’en retenir qu’un, autant que ce soit la Loi de Briffault. Tout homme sous Pilule Rouge se doit de l’avoir en tête à chacun de ses rapports avec des femmes, et ce même en dehors d’un contexte de séduction. En particulier, les deux éléments suivants doivent toujours rester présents à l’esprit :

  • Les valeurs apportées par le mâle par le passé ne garantissent en rien une association future, ni une continuation de l’association présente. Ce qui signifie qu’une fois que vous lui avez donné tout ce que vous pouvez lui donner, elle devient disponible pour passer à autre chose, à quelqu’un d’autre.
  • Tout arrangement par lequel le mâle procure un bénéfice immédiat en échange d’une promesse d’association avec la femelle est nul et non avenu dès que la femelle a perçu le bénéfice : dès lors qu’elle n’a plus de valeur supplémentaire à espérer, elle n’a plus de raison de rester. Un cadeau fait à 20h00 n’oblige aucunement à un baiser à 22h00. Dix ans de vie commune durant laquelle l’homme apporte l’essentiel des revenus du foyer n’implique aucune reconnaissance par la suite. Et ainsi de suite.

Attention : les bénéfices dont on parle ici ne sont pas uniquement financiers. Il peut aussi s’agir de bénéfices symboliques (statut social, entre autres), affectifs, psychologiques (pour certaines, parader au bras d’un mec insupportable à leur père est un bénéfice en soi), etc. Quoi qu’il en soit, les conséquences de la Loi de Briffault sont sans appel : une association avec une femme dure le temps que dure sa foi en son investissement dans l’homme. Dès qu’elle perd cette foi en des bénéfices futurs, elle se comporte comme un acteur frileux sur les marchés financiers : elle se débarrasse des titres jugés peu rentables. Gynocentrisme aidant, il est en revanche inacceptable pour un homme de penser en termes d’investissement dans sa relation, et en particulier d’espérer un retour sur cet investissement : le temps, l’énergie, l’argent que vous consacrez à une femme ne l’engage en rien, et ce même si elle accepte de bon cœur ce que vous lui apportez.

Un monde sans hommes ?

Le monde dans lequel nous sommes entrés, et vers lequel nous nous acheminons, est un monde dans lequel les hommes sont relégués aux franges de la société. Les seuls mâles tolérés sont ceux qui ont fait leur soumission au système gynocentrique et sont eux-mêmes devenus des agents de la Matrice : métrosexuels, efféminés, Jeunes Filles diverses. Dans bien des familles, déjà, l’État, par le biais des systèmes d’aide sociale, a pris la place du mari pourvoyant aux besoins de sa famille. La généralisation de la PMA sans père permettra même de se passer du rôle de géniteur, limitant le rôle de l’homme à celui d’un donneur de sperme anonyme. Plus que jamais, il est possible pour la société de disposer des hommes comme elle l’entend et de les traiter comme quantité négligeable, tout juste bonne à travailler et produire pour assurer le bien-être matériel de la caste de ses maîtresses. Le tout en se faisant cracher dessus pour cela, bien évidemment. Bref : la notion de male disposability est, plus que jamais, d’actualité.

Homme seul dans les champs

Pour l’homme accompli et sûr de lui, la solitude est et reste une option viable. Même s’il y en a d’autres.

Que faire ?

Face à de tels constats, l’homme moderne ayant avalé la Pilule Rouge se trouve face à un choix : va-t-il ou ne va-t-il pas continuer à avoir des rapports avec les femmes ? Va-t-il prendre le risque de se laisser à nouveau prendre au piège ?

Il pourrait se laisser tenter par la séduction pure : en réalisant qu’il n’y a pas plus de véritable gagnant au jeu de l’amour qu’il n’y en à ceux du hasard, et qu’à la fin, c’est toujours le casino qui gagne, il peut décider d’embrasser l’existence d’un Don Juan. Voler de femme en femme, maintenant qu’il voit clair dans leur jeu et qu’il ne se laisse plus attraper par leurs manipulations. Il séduit, baise, quitte sans un mot : puisqu’il n’est vu par elles que comme un objet sans conscience ni intériorité, il leur rend la politesse, et les traite en général exactement comme elles traitent les hommes.

Il pourrait abandonner toute fréquentation féminine qui ne serait pas indispensable (à l’exception éventuelle de coups d’un soir ou de prostituées de temps à autre) et se concentrer sur ce qui l’intéresse par ailleurs dans la vie. A moins de se retirer sur le Mont Athos, toutefois, il lui serait impossible de totalement couper les ponts. Cette option a permis néanmoins à un certain nombre d’hommes par le passé de se réaliser dans leur travail, leur passion, leurs amitiés. Il peut y avoir une certaine grandeur là-dedans, d’ailleurs. Cette tendance est incarnée, entre autres, par le mouvement MGTOW.

Il pourrait, enfin, décider de maintenir autour de lui un îlot de raison et de santé mentale, en tentant malgré tout de trouver une femme digne de fonder une famille avec lui, et d’élever une descendance sous Pilule Rouge, à même, le temps venu, à la fois de poursuivre sa lignée et de contribuer au renouveau de la civilisation dont il fait partie.

Aucune de ces voies n’est simple. Aucune n’est évidente. Et dans tous les cas, il faudra bien communiquer, comprendre, apprendre à avoir avec les femmes des relations à peu près saines, malgré tout ce que l’on sait, malgré tout ce que l’on a compris.

C’est à ces relations, à ce qu’il convient d’en savoir, à ce qu’on peut en espérer, que sera consacrée cette nouvelle série d’articles, faisant suite aux Principes Pilule Rouge.

Illustrations : George Gvasalia Almos Bechtold Rodolfo Sanches Carvalho Éva Balogh

Martial
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