Comment devenir un mâle dominant : anatomie de la domination

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Le mâle dominant est bien souvent un mâle qui se domine

Beaucoup d’hommes pensent qu’être un mâle dominant, c’est affirmer son autorité sur les autres, par la violence si nécessaire, ou, a minima, par l’intimidation. Celui qui croit cela ne sera jamais un mâle dominant. Car pour être un mâle dominant, il faut être, d’abord et avant tout, capable de se dominer soi-même. Capable de réduire à son bon vouloir les parts les plus lâches et les plus velléitaires de son être.

 

Le statut de mâle dominant vient de l’intérieur

C’est avant tout une question d’état d’esprit. Qui commande ? Qui dirige ? Êtes-vous le maître de votre vie, le maître de votre corps, le maître de votre esprit ? Ou êtes-vous l’esclave de vos émotions, de vos sentiments les plus primaires, de vos peurs, de vos angoisses ? Ou pour faire plus simple : êtes-vous un humain véritable ou un simple animal ?

Car l’être le plus capricieux, le plus solipsiste, le plus lâche, le plus manipulateur et le plus vil que vous aurez jamais à affronter et à mater n’est pas une nana, même difficile. C’est vous-même. Ou plutôt, c’est la troupe de gamins de cinq ans qui hantent votre esprit : celui qui ne veut pas sortir du lit, celui qui ne veut pas aller au boulot, celui qui a juste envie d’oublier et de faire la fête, celui qui a peur d’ouvrir le courrier, celui qui se met en colère pour un rien, celui qui se nourrit de l’angoisse du lendemain … toutes ces petites paresses, toutes ces petites lâchetés qui se baladent dans votre tête, qui vous retiennent, qui vous entravent, qui font de vous la pire espèce d’être humain qui soit : un type pas si mal.

 

Vous consentez à votre soumission

La nana qui vous maltraite ne le fait que parce que vous lui avez abandonné le Cadre de votre relation. Le supérieur qui vous harcèle ne le fait que parce qu’il le peut et qu’il voit que ça marche. Tout ce qui vous touche, vous blesse, vous diminue, ne le fait que parce que vous y consentez. Si les autres vous traitent comme une petite merde méprisable, c’est que c’est ainsi qu’ils vous perçoivent. Et vous savez quoi ? Vous êtes le complice de cette perception.

Vous êtes le complice de votre propre soumission. Rien de tel ne vous arrive sans que vous n’y consentiez. Vous n’êtes pas maltraité : on vous traite très exactement comme vous autorisez les autres à vous traiter.

Problèmes et aléas

Bien sûr, il y a des accidents, il y a des crimes, il y a des choses qu’on ne pouvait prévoir et qui nous tombent dessus sans qu’on puisse faire quoi que ce soit. C’est vrai. Mais…

  • Êtes-vous bien certain de n’avoir rien fait pour que cela vous tombe dessus ? Rien du tout?  C’est effectivement possible mais moins qu’on ne le croit généralement. Un type qui néglige l’entretien de sa voiture n’est pas uniquement victime de l’accident qu’il subit : il en est également l’instigateur. Celui qui se laisse aller au surpoids n’est pas uniquement la victime de ses problèmes de santé : il en est également co-responsable. Celui qui se balade seul et ivre, en pleine nuit, dans un coin pourri de la ville, n’est pas seulement la victime de son agression : il en est aussi le complice.
  • Quand bien même vous n’y seriez vraiment pour rien: souvenez-vous de la différence qu’il y a entre les problèmes et les aléas. Un problème, c’est une chose qui peut se résoudre. Faites donc ce qu’il faut pour le résoudre. Un aléa, c’est une chose qui ne peut pas se résoudre : c’est une part du réel et il faut bien faire avec. Il est donc inutile de chouiner à son sujet, il faut juste décider de l’accepter. Si vous avez vingt kilos de trop, c’est un problème. Si vous perdez une jambe, c’est un aléa.

Un homme alpha, un véritable mâle dominant, traite les problèmes et endure les aléas. Il sait faire la différence entre les deux, et, surtout, sait que pleurnicher n’aide ni à régler les uns, ni à surmonter les autres.

 

L'esprit du mâle non dominant est immature.

Voici très exactement à quoi ressemble l’esprit d’un mâle qui n’a pas appris à se dominer.

Le mâle dominant : essence de la vertu virile

Il n’y a pas de mâle dominant de naissance : il n’y a que des mâles qui se dominent et qui, parce qu’ils sont capables de se dominer, sont également capables d’imposer leur volonté aux autres. La maîtrise est l’essence-même de la virilité. Un être capable d’assumer le statut de mâle dominant est un être qui a appris la discipline, la détermination et qui sait que l’on se sculpte, physiquement comme mentalement, à tout instant. Au fur et à mesure que vous apprenez à vous dominer vous-même, se produit un changement. Subtil, indécelable au début mais bel et bien réel : une sorte de calme, de quiétude naturelle. Votre regard change, votre attitude change … et celle des autres change en retour. De votre calme maîtrise, naît un respect instinctif en retour.

 

Comment apprendre à se dominer soi-même ?

D’abord et avant tout en apprenant la discipline. Qui maîtrise la discipline n’a pas besoin de tant de volonté que cela, encore que l’une et l’autre se répondent et s’entre-nourrissent.

Ensuite en identifiant vos habitudes toxiques et en y remédiant. Eliminer, l’un après l’autre, tous les petits démons qui vous retiennent prendra du temps mais fera de vous un être meilleur à tous égards. Là encore, c’est la discipline qui va vous y aider.

En pratiquant une activité spirituelle. C’est capital. Il peut s’agir de prière, de méditation, d’introspection … qu’importe. Mais accordez-vous au moins cinq minutes par jour à ne faire que cela. Réellement que cela. Parlez à Dieu, à votre Voix Intérieure ou simplement à votre conscience : dans tous les cas, ce sera positif. Potentiellement douloureux au début, mais positif sur le long terme.

En prenant le temps, surtout : l’important est de vous mettre sur la voie. De vous y mettre aujourd’hui, si possible. Mais ne comptez pas arriver au bout du chemin de sitôt. La recherche de la maîtrise sur soi-même est une quête qui peut prendre une vie entière. Mais ce n’est pas l’objectif qui compte. C’est le chemin. On pourrait même aller jusqu’à considérer que le fait d’être ou de ne pas être un mâle dominant est une question sans objet : si vous parvenez à être un homme, ce sera déjà une grande réussite.

Antoine
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