Fausse accusation de viol : connaître les risques … et les éviter

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La plupart des accusations de viol sont fausses

En ces temps d’hystérie généralisée, à peu près n’importe quel homme ayant eu un rapport sexuel (ou même un simple moment en tête à tête) avec une femme peut être accusé de viol. Et, dans un grand nombre de cas, à tort. Bien évidemment, le viol est un crime. Et bien évidemment, nous ne saurions l’excuser ni prétendre qu’il s’agit de quelque chose d’anodin. Un violeur mérite la taule, tout le monde est d’accord là-dessus. En revanche, il nous semble important de proposer quelques petits trucs et astuces, destinés aux innocents, aux accusés à tort. Et compte tenu à la fois de la fréquence des accusations et de la fréquence des condamnations réelles, force est de constater qu’une bonne partie des accusés doivent entrer dans cette catégorie. 

Repérer les personnalités à risques

Nous croyons tous être capables de bien juger du caractère d’autrui. C’est oublier nos propres biais, nos propres cécités, et nos propres tendances à croire ce qui nous arrange. Souvenez-vous qu’une jeune femme attirante bénéficie à la fois de l’effet de halo et de l’effet Les femmes sont formidables, ce qui signifie que vous avez toutes les chances de surestimer son intelligence, sa vertu, sa moralité, ses compétences, etc. Aussi est-il important de garder à l’esprit un certain nombre de signes d’alerte, auxquels il vous faut être particulièrement vigilant, avant même d’entamer la moindre relation.

Un petit tour sur Facebook

Le Facebook (ou autre profil sur médias sociaux) de la demoiselle que vous convoitez peut vous en apprendre beaucoup sur elle. N’hésitez pas à vous en servir, dans les jours précédent votre premier rendez-vous, pour vous faire une première idée de certains de ses sujets de préoccupation. Dans le meilleur des cas, cela vous fournira des sujets de conversation quand vous serez en tête à tête. Dans le pire des cas, cela vous alertera. Soyez particulièrement attentive aux éléments suivants :

  • Les statuts dans lesquels elle se plaint de la vie, des hommes, de la société, du patriarcat, etc.
  • Toute mention du fait qu’il devient difficile de trouver « des mecs bien ».
  • Tout partage de publications type TerraFemina, Madmoizelle, etc.
  • Les statuts dans lesquels elle critique ses ex, dit se sentir trahie par Untel ou Untel, expose sa vie privée, etc.
  • Les selfies explicitement destinés à attirer une attention déplacée, les photos semi-dénudées, etc.
  • Des photos ou selfies dans lesquels elle tire la langue pour montrer un piercing, fait un doigt d’honneur, ou, en règle générale, se comporte comme une traînée vulgaire et sans cervelle.
  • Toute photo ou selfie où elle est présentée en train de picoler
  • Le partage d’un grand nombre de statuts type #metoo ou #balancetonporc
  • Tout contenu laissant à penser qu’elle dispose d’un Hamster particulièrement actif et efficace, et qu’elle préfère ce mode de raisonnement à la logique et aux faits.
  • Tout ce qui peut vous laisser penser qu’elle trouve un plaisir narcissique dans le fait de jouer la carte victimaire.

Rien de tout cela ne signifie qu’elle vous accusera forcément de viol, bien sûr. Mais chacun de ces éléments constitue un risque accru pour qu’elle vive dans un monde mental où les hommes sont tous des violeurs, où le réel ne compte pas et seule l’opinion qu’elle s’en fait à cet instant compte.

Alcool et viol

Si elle boit plus que de raison, ne vous attendez pas à ce que ce soit considéré comme une circonstance atténuante : en toute situation, vous serez considéré comme responsable, même si vous aussi vous avez bu

Des indices supplémentaires

Certains traits physiques ou comportementaux doivent être considérés comme des signaux d’alerte. Là encore, ils ne signifient pas nécessairement que vous devez vous attendre à une plainte pour un viol imaginaire. Ils signifient simplement qu’on a affaire à une personnalité plus fragile que la moyenne, à un égo malade ou brisé, ou à une personne dénuée de structure mentale forte, de respect de soi-même ou encore de sens moral; à une parfaite Jeune Fille, au sens tiqqunien du terme, donc. Bref : risques accrus de fausses accusations, de chantage affectif, de tentatives d’extorsions diverses, ou tout simplement (et ça reste, fort heureusement, le plus vraisemblable) d’emmerdements et de drame sans fin. Ces traits comprennent (liste non exhaustive) :

  • Plus de trois tatouages en tout et pour tout
  • Tatouages de grande taille, de préférence à thème morbide / fantasy / animal, couvrant plus de 10% de sa peau visible
  • Traces de tentatives de suicide (poignets tailladés, etc.)
  • Tout signe de destruction volontaire de sa propre beauté naturelle : coupe de cheveux ridicule et/ou d’une couleur peu naturelle, piercings au visage, etc.
  • Usage de drogues, ou d’alcool en excès. Attention, en particulier, si elle est ivre dès votre premier rendez-vous. Cela indique clairement une dangereuse irresponsable, qui pourrait bien vous reprocher ses propres travers.
  • Tout comportement par lequel elle cherche, un peu trop vite et un peu trop tôt, à connaître votre statut financier précis.
  • Tout indice d’une appartenance à un groupe féministe quelconque.
  • Tout indice d’une appartenance à un groupe visiblement composé d’allumés notoires : wiccans, satanistes, groupuscule politique extrême et fermé, groupe sectaire…
  • Sourire forcé, maquillage excessif, style vestimentaire trop recherché : cela indique clairement une personne qui cherche à cacher qui elle est.
  • Tout indice d’une personnalité particulièrement narcissique.
  • Tout récit qu’elle peut vous faire d’avoir déjà subi un viol ou une agression sexuelle, particulièrement si ce viol ou cette agression sexuelle vous semble improbable/étonnant/bizarre/peu crédible.
  • Toute tendance à se victimiser (par exemple : en vous racontant les malheurs de sa vie, d’une manière qui laisse à penser qu’elle n’est jamais responsable de rien).
  • Plus généralement : si elle vous semble dingue, manipulatrice, irresponsable ou dénuée d’empathie, il y a des chances pour qu’effectivement, elle le soit.

Comme précédemment : aucun de ces signaux n’est à considérer comme absolument déterminant s’il est seul. C’est leur accumulation et leur croisement qui doit vous mettre la puce à l’oreille. Et ces signaux n’indiquent pas qu’une fausse accusation de viol arrivera nécessairement : ils indiquent juste qu’on a affaire à une personnalité qui peut être plus susceptible qu’une autre d’en produire.

Des comportements qui sauvent

Un minimum de prudence de votre part peut vous sauver de fausses accusations de viol. Ces éléments de prudence comprennent quelques habitudes précises :

  • Ne couchez pas avec une nana ivre. Officiellement, elle ne peut donner son consentement, même si vous êtes bourré aussi. Si elle est complètement pintée et veut quand même baiser, contentez-vous d’un petit câlin raisonnable et gardez le rapport sexuel pour le lendemain.
  • Évitez tout rapport de séduction avec une femme que vous fréquentez dans un cadre professionnel, surtout si vous êtes son supérieur hiérarchique.
  • Si, pour une raison ou une autre, vous vous trouvez en train de rendre service à une nana à risques (vous l’hébergez, la ramenez chez elle, l’aidez d’une manière ou d’une autre), évitez tout rapport sexuel avec elle : elle pourrait ensuite prétendre que vous avez exigé cela d’elle en échange du service en question.
  • Si vous êtes usager de drogues illégales, n’en ayez jamais sur vous quand vous rencontrez une femme que vous ne connaissez pas encore très bien. Mieux : ne soyez pas usager de drogues du tout…
  • Si vous constatez que votre compagne gobe la moindre drogue au cours de votre rencontre, ou que son comportement vous semble étrange d’une manière ou d’une autre, mettez immédiatement fin à la rencontre.
  • Plus généralement : faire boire ou droguer une nana dans l’espoir de la sauter est non seulement illégal, mais, même si ça ne l’était pas, purement et simplement minable. Vous valez mieux que cela.
  • Si vous avez un rendez-vous en ville avec une nana et que les choses se passent bien, essayez, si possible, de l’embrasser ou de la tenir par le bras ou les hanches en public, de préférence dans un lieu où vous êtes déjà connu (le café près de chez vous, par exemple). Cela vous fait quelques témoins pouvant indiquer que vous étiez bel et bien ensemble et que tout semblait bien se passer entre vous.
  • Si vos organes génitaux ont une particularité physique quelconque (taille importante ou très faible, angle particulier, grain de beauté visible, piercing, circoncision alors que vous n’êtes ni juif ni musulman, etc.), ne partagez cette information qu’avec le moins de monde possible. Si seule une femme ayant effectivement couché avec vous peut connaître ce détail, vous êtes, au moins partiellement, protégé contre une bonne moitié des fausses accusations de viol. Si, par exemple, on vous accuse faussement d’avoir imposé une fellation, vous pouvez demander, lors d’une confrontation, à votre accusatrice de décrire à quoi ressemble le piercing que vous avez au gland. Si vous en avez un et qu’elle ne le décrit pas, ou si vous n’en avez pas et qu’elle en décrit un, vous aurez sérieusement semé le trouble parmi juges et enquêteurs quant à sa sincérité.
  • Ayez toujours vos propres préservatifs avec vous. Après usage, assurez-vous de leur destruction : faites vous-même le nœud, amenez-le aux toilettes et tirez la chasse. Les femmes assez folles pour aller récupérer un préservatif usager, l’ouvrir, s’en tartiner et vous poursuivre ensuite pour un viol ou vous forcer à une paternité non voulue (ou même les deux !) sont extrêmement rares. Mais pas inexistantes : pourquoi prendre le risque ?
Viol et consentement

Suspendre ou retirer son consentement est bien entendu un droit inaliénable. Sauf quand on prétend le faire a posteriori, auquel cas cela devient de la folie furieuse.

Garder des preuves

C’est la base de tout. Partez du principe que vous ne pouvez pas faire confiance à la parole de la demoiselle et qu’elle peut, à tout instant et même a posteriori, décider qu’elle n’a jamais été d’accord pour rien. Heureusement, la technologie moderne vous offre un certain nombre de moyens de prouver qu’il y a bien eu relation consentie. Usez des SMS et des emails, tant comme moyen de garder le contact ou d’entretenir la flamme que comme moyen de conserver des preuves. Exemples :

  • Si vous devez la retrouver chez elle, demandez-lui de vous envoyer l’adresse par SMS. Ainsi, en cas de souci, vous pourrez prouver que c’est elle qui vous a invité à venir. Cela ne prouve pas qu’un éventuel rapport a été consenti, bien entendu, mais ça montre que vous n’êtes pas arrivé là par hasard.
  • Si c’est elle qui doit vous rejoindre, procédez de la même manière, en ajoutant un petit commentaire à l’adresse, qui indique clairement la nature de votre rencontre.
  • Peu avant de la rencontrer, que ce soit pour un premier rendez-vous ou une partie de jambes en l’air, n’hésitez pas à lui envoyer un petit message lui disant que vous avez hâte de la voir. Cela risque de lui faire plaisir. Mais surtout, cela vous offrira là encore des preuves quant au fait qu’elle n’ignorait rien de votre venue. Si, en plus, elle vous répond quelque chose du genre Moi aussi j’ai hâte de te voir, ou, mieux, J’ai très envie de toi, vous voici assuré d’un minimum de sécurité.
  • Même si vous n’avez pas eu l’occasion d’un tel message pré-rencontre ou que la situation ne le rendait pas possible, un message post-rencontre s’impose. Quelque chose de gentil, qui montre que vous vous êtes quittés en bons termes, du genre : J’ai vraiment passé une très bonne soirée et je t’en remercie ; j’espère qu’on se reverra bientôt. Là encore, si vous obtenez une réponse positive de sa part, vous vous assurez une certaine tranquillité d’esprit.
  • Entre deux rendez-vous, vous pouvez faire un usage modéré de petits jeux de séduction par message interposé. Juste histoire de vous rappeler à son bon souvenir de temps en temps. Ici encore, le but est qu’elle vous réponde. Si en prime elle vous envoie des selfies « bisou », voire des photos plus ou moins dénudées, vous avez de quoi montrer que la relation est consensuelle.
  • Idéalement, vous devriez conserver avec vos ex des relations sinon bonnes, du moins cordiales : cela peut déjà éviter un certain nombre d’ennuis. Bien entendu, ça n’est pas toujours possible. Une bonne manière de vous rappeler au bon souvenir d’une ex sans sembler vouloir la récupérer, mais en établissant tout de même les preuves d’une relation cordiale, est de tout simplement se souvenir de lui envoyer un petit mot pour la Nouvelle Année, Noël et son anniversaire. Trois SMS ou messages Facebook par an, ça n’est pas le bout du monde. Et cela vous permet, lorsque vous recevez une réponse souriante de sa part, de montrer par la suite que vous avez toujours eu de bons rapports avec elle.
  • N’effacez jamais rien. Cela peut sembler paranoïaque mais il vaut mieux que vous conserviez des archives longtemps et pour rien, plutôt que de vous rendre compte un jour que vous avez effacé le SMS qui pouvait vous sauver.

Si vous subissez tout de même une fausse accusation de viol

Quelques réflexes à garder en tête, et qui peuvent vous éviter des emmerdes supplémentaires…

  • Cessez tout contact avec la demoiselle, avec sa famille, avec ses amies, etc. Ne la supprimez pas de vos amis en ligne si elle y est, mais ne l’ajoutez pas non plus. Aucun message de votre part ne doit lui parvenir. Sachez que tout ce que vous lui transmettez est une arme potentielle contre vous.
  • Contactez immédiatement un avocat. C’est la première personne que vous devez appeler. Avant vos parents, avant vos amis.
  • Souvenez-vous que le viol est un fait précis et bien déterminé. Je me suis sentie violée n’est pas un argument suffisant : encore faut-il démontrer qu’il y a eu violence, surprise, contrainte, chantage ou autre. Faites donc en sorte de ne jamais user de violence, de surprise, de contrainte, de chantage ou autre et tout devrait bien se passer. Acceptez le fait qu’un « non » est un vrai refus, et que qui ne dit mot ne consent pas a priori.
  • Ne présentez aucune excuse tant que vous n’avez pas été condamné ou que votre avocat ne vous a pas convaincu de plaider coupable. Présenter des excuses, c’est s’avouer en tort. S’il s’agit bien d’une fausse accusation de viol, vous n’avez rien à vous reprocher. Si l’accusation est légitime, en revanche, ça sort du cadre de cet article; vous êtes dans la merde, et vous l’avez mérité.
  • Ne faites aucun commentaire sur réseaux sociaux, pas même au sein d’un groupe privé ou caché. Vous ne savez pas qui se cache derrière les pseudos. N’informez de votre situation que des personnes très proches de vous, et susceptibles de vous aider ou de vous soutenir.
  • Rassemblez toutes les archives possibles. Si ça n’est pas déjà fait, faites des copies d’écran de toutes vos conversations avec l’accusatrice, avant qu’elle ne les efface (sur certaines plateformes c’est possible). Transmettez tout cela à votre avocat.
  • Dès que vous êtes blanchi, contre-attaquez. La dénonciation calomnieuse est punie par la loi. Faites-la payer. Il est peu probable qu’elle soit condamnée, les tribunaux étant généralement très favorables aux femmes. Mais si elle peut être emmerdée à son tour, ça n’est pas un mal.

Tout cela peut sembler beaucoup. Mais il convient de réaliser que nous vivons à une époque dans laquelle toute femme est autorisée à réécrire l’histoire, à rétracter son consentement a posteriori et à accuser, sans preuve ni risque réel, à peu près n’importe qui de n’importe quoi. La prudence s’impose à l’homme de raison. 

Illustrations : Stas Svechnikov Michael Discenza Sawyer Bengtson

Martial
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