Féministes : elles vous haïront toujours

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les feministes sont des fascistes

Tout homme de raison en quête de sens et de signification à son existence est tôt ou tard amené à se confronter aux critiques que le monde féministe adresse à la virilité en général. Il est bien entendu normal et sain de s’exposer à des critiques, de les entendre, et d’estimer si elles s’appliquent ou non à soi-même. Le souci, en ce cas précis, vient du fait que les critiques féministes n’ont rien de rationnel. Il ne s’agit pas d’une approche du réel, mais bien plutôt d’une sorte de mantra, d’approche religieuse (pour ne pas dire sectaire) des choses. Un exemple parmi tant d’autres : ce magnifique article de Paris-Match Belgique, consacré à l’un de mes papiers du début de cette année, et qui fait porter sa critique exclusivement sur le fait que je déconseille formellement, afin de limiter les risques d’accusations mensongères de viol, de fréquenter certaines catégories de femmes. Ce que l’auteur trouve odieux et scandaleux, c’est donc de prétendre que certaines femmes sont plus susceptibles que d’autres de porter de fausses accusations, parce qu’elles vivent dans un univers mental où la différence entre la réalité objective et leur fantasme n’existe pas. On pourrait estimer que je raconte n’importe quoi, et le démontrer. Mais non : mieux vaut se contenter de dire que c’est dégueulasse d’écrire des choses pareilles. Lever un coin du voile, laisser à contempler un peu de la sordide réalité, c’est inacceptable. C’est un blasphème, qui ne peut en aucun cas être toléré. Peu importe le fond de l’article (parfaitement critiquable par ailleurs, j’en conviens sans problème) : le vrai scandale, c’est de donner un coup de pied à la vache sacrée. Cet exemple illustre bien la nature de la pensée féministe en général : il ne s’agit pas d’une pensée rationnelle, mais bel et bien d’un délire mystico-religieux. 

Les féministes et les charmes du flou

Tenter de comprendre la logique de la pensée féministe revient, bien souvent, à tenter de prendre au sérieux la logique Shadok. Cette pensée, en effet, est bourrée d’arguments fallacieux, de raisonnements émotionnels et de termes vagues, faisant usage de catégories mal définies et floues, ce qui a pour mérite de pouvoir, à tout instant, faire entrer ou sortir de la catégorie un événement ou un sujet, selon les besoins de l’argumentation et du moment. Ainsi, le Patriarcat est souvent défini comme la domination des hommes sur la société ; mais si l’on désigne un homme soumis à la société, et ne tirant de son statut masculin aucune domination, on changera la définition du Patriarcat, pour prétendre que les hommes en souffrent aussi. De sorte qu’à terme, le Patriarcat se confond avec l’existence d’une société de classe. Que l’on pointe du doigt le fait que certes, des hommes puissants se trouvent au sommet de la hiérarchie sociale en général, mais qu’ils sont eux-mêmes exploités et parfois contrôlés par leurs épouses, qui travaillent rarement et se contentent en général de profiter de manière parasitique de la situation de leur mari, et on fera encore évoluer la définition du Patriarcat, afin d’en faire une série de biais cognitifs inconscients. On sort donc du constat factuel pour entrer dans la psychothérapie, le sondage des coeurs et des reins et surtout la chasse au dahu. Peu importe que les seuls biais inconscients réellement établis en la matière soient au bénéfice des femmes (effet Women are Wonderful), puisque le réel ne compte pas.

L’avantage qu’il y a à user de catégories floues et vagues (on retrouve les mêmes principes pour « racisme », « oppression », etc.), c’est qu’on peut prétendre ne jamais avoir tort : en utilisant à tout instant une définition différente, mais contraire à ce que dit votre adversaire à ce moment précis, vous pouvez prétendre qu’il n’a pas compris ce dont il parle, et donc que sa critique est nulle et non avenue. Ce flou artistique, volontairement maintenu aux frontières d’un concept, signe la malhonnêteté intellectuelle et la volonté de manipulation ; il s’agit d’ailleurs d’une belle application de la Troisième Loi du Pouvoir.

Mais les fautes de raisonnement ne s’arrêtent pas au flou dans les définitions…

Violences domestiques, mauvais traitements et guerres

Commençons par l’évidence : si les hommes commettent davantage de crimes que les femmes, c’est bien la preuve que les hommes sont dangereux, que la masculinité est toxique, et ainsi de suite. Si on prend cette affirmation un peu rapidement, cela peut être convaincant. En effet, il est exact que les hommes commettent une grande majorité des crimes. Ils sont également plus susceptibles de pratiquer le harcèlement en ligne, de se suicider, d’avoir des conduites à risque ou de mourir dans un accident. Les hommes sont à l’origine de la plupart des guerres et des conflits en général. Et ainsi de suite.

les feministes mentent sur les violences conjugales

Ce sont toujours des femmes que l’on représente comme victimes des violences conjugales. Mais est-ce réellement approprié ?

Pourtant, quand on se penche sur des méta-analyses, telle que le Partner Abuse State of Knowledge Project (qui rassemble plus de 1700 études sur la violence domestique), on s’aperçoit que dans la réalité quotidienne, les choses sont bien plus nuancées : la violence au sein d’un couple et bien plus souvent réciproque qu’unidirectionnelle, et si les hommes font plus de dégâts (du fait d’une force physique supérieure), les femmes commettent en réalité davantage d’actes violents à l’égard de leur partenaire; en d’autres termes : elles font certes beaucoup moins mal quand elles tapent, mais elles tapent beaucoup plus souvent. S’il était exact que ce sont les hommes qui apportent la violence au sein du couple, alors on s’attendrait à ce que les couples homosexuels masculins soient très violents, et les couples homosexuels féminins bien plus pacifiques que les couples hétérosexuels classiques.

Or c’est le contraire : les couples lesbiens sont plus dysfonctionnels et plus violents que les couples hétérosexuels. Une femme hétérosexuelle a environ 35% de (mal)chances d’être un jour battue, suivie, espionnée ou harcelée par un compagnon ou un ex-compagnon, contre 44% pour une femme homosexuelle. A l’inverse, les hommes homosexuels ont 26% de chances de subir de telles pratiques, contre 29% pour les hétérosexuels. Les couples gay masculins stables sont les couples les plus paisibles et les moins violents. Si la violence, la manipulation et la perversité est présente dans les deux sexes, c’est bien le sexe féminin qui en est le plus souvent à l’origine.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de victimes femmes, bien entendu. Il y en a, et beaucoup. Mais à ignorer les victimes masculines, on se rend aveugle à la moitié du problème. Et on désigne au passage un coupable unique : le mâle, ce salopard de macho cisgenre et hétéronormé, cette lie de l’humanité. Ce mantra de la malfaisance et de la violence masculine permet également d’oublier que la majorité des violences contre les enfants sont perpétrées par des mères abusives, et non par des pères violents. Ou encore qu’en cas de condamnation, une femme risque, en moyenne, 60% de temps de prison en moins qu’un homme, à crime équivalent. Ce qui peut avoir quelque effet concret et quotidien : si on sait que, quoi qu’on fasse ou presque, il suffira de quelques larmes pour ne pas être condamnée, voire, dans le pire des cas, graciée, cela n’encourage pas à la retenue.

Et encore … tout cela ne prend en compte qu’une seule définition de la violence et des mauvais traitements conjugaux : la violence directe, les actes physiques, les filatures, l’intimidation … bref, tout ce que les hommes peuvent avoir tendance à faire. Mais si on prend également en compte toutes les formes d’agression relationnelle (ragots, rumeurs, manipulation douce, violation de la vie privée, révélation à des tiers de secrets du couple, etc.), les femmes apparaissent, et de loin, comme le sexe le plus violent et le plus agressif vis-à-vis des conjoints et de la famille. Les hommes détiennent bien la palme des violences à l’égard des inconnus ou des personnes extérieures au cercle familial ou amical, en revanche. Tout cela brosse un tableau bien plus nuancé et bien plus subtil de la violence perpétrée par les humains entre eux que ne le laisse à croire la fiction féministe habituelle : le mal et la violence existent chez les deux sexes; ils s’expriment certes de manière différente selon les individus et leur biologie ou leur genre mais aucun des deux n’a le monopole de la vertu, ni celui du vice.

Et en ce qui concerne l’affirmation selon laquelle un matriarcat est souhaitable, parce que si les femmes étaient au pouvoir, il n’y aurait pas de guerre, elle est fausse également. Elle est même à l’opposé de la réalité historique. Une étude statistique, portant sur toutes les reines régnantes en Europe du quinzième au vingtième siècle, a montré au contraire qu’elles étaient 27% plus susceptibles que les rois de déclarer des guerres.

Rien de tout cela n’est secret. Rien de tout cela n’est inconnu. Et pourtant, rien de tout cela n’est réellement mis sur le devant de la scène. Parce qu’il s’agit de blasphèmes, et que notre société ne les tolère pas. La plupart des campagnes mettant en scène des violences exclusivement masculines ou prétendant à un soi-disant pacifisme inné des femmes ne sont pas menées par des imbéciles, mais bel et bien par des gens qui sont délibérément dans le mensonge. 

Quand les hommes ne commettent pas de crime, ce sont quand même des criminels

Dans la logique féministe, les hommes sont responsables de tous les maux du monde. Le problème, c’est que la contrepartie de cette affirmation n’est pas vraie. Car si les hommes sont pleinement responsables de leurs crimes, ils devraient également, en toute bonne logique, être pleinement responsables de leurs réussites, non ? Non.

Car la logique des féministes se base sur un a priori improuvé mais à leurs yeux irréfutable : l’idée selon laquelle les deux sexes ont rigoureusement les mêmes capacités intellectuelles. Dès lors que les deux sexes n’obtiennent pas les mêmes résultats dans un domaine particulier (et, plus spécifiquement : que les femmes n’obtiennent pas d’aussi bons résultats que les hommes), il n’y a qu’une seule explication possible : le sexisme, le Patriarcat, l’oppression.

Les différences de répartition des QI entre les deux sexes sont connues depuis longtemps (en gros : hommes et femmes ont les mêmes capacités cognitives en moyenne mais il y a dans la population masculine à la fois beaucoup plus de génies et beaucoup plus d’imbéciles que dans la population féminine). Les différences de comportement aussi. Le fait que les filles réussissent mieux aux examens, et les garçons mieux aux concours est un fait bien documenté. Le fait que les filles choisissent généralement des filières d’études et des carrières différentes de celles des garçons, et obtiennent donc des résultats différents, est très bien connu. Mais qu’importe tout cela : il y a différence, donc il y a oppression.

Des décennies de féminisme ne semblent pas avoir amélioré les choses, d’ailleurs : entre 1900 et 1950, 96% des Prix Nobel étaient des hommes. Entre 1950 et 2000, ce taux est monté à 97%. Doit-on en déduire que le comité Nobel a radicalisé son machisme inhérent ? La première femme à avoir remporté le Nobel d’Économie a été récompensée en 2009. La première femme à remporter la Médaille Fields a obtenu cette récompense en 2014. Doit-on pour autant croire qu’il y a là une forme de discrimination, alors que même dans le cadre du paisible jeu d’échecs, dont le classement international répond à des règles mathématiques précises et ne dépend d’aucune décision humaine, il a fallu, comme dans les sports physiques, créer une catégorie féminine pour avoir enfin des championnes du monde ?

Si la disproportion dans la représentation d’hommes et de femmes aux plus hauts degrés des échelles sociales et économiques, et que dénoncent les féministes, est en partie exacte, elle est, également, bien plus profonde que ce qui est généralement cru dans le grand public. Il ne s’agit pas seulement du mensonge des disparités de salaire. Parmi les 1000 plus grandes entreprises du monde, seules 50 sont dirigées par des femmes. A-t-on affaire à une discrimination ? Les actionnaires (qui ne songent qu’à leurs profits, le monde capitaliste étant par nature amoral) confient-ils volontairement leurs affaires à des hommes incompétents, au détriment de femmes, par seul plaisir d’exercer leur machisme, alors que celui-ci pourrait bien leur coûter des sommes énormes ? Pas certain, surtout si on examine en détails la biographie de certains des hommes les plus riches du monde. Le classement Forbes 400, qui répertorie les personnalités américaines les plus riches, est assez parlant : ainsi, Jeff Bezos, l’homme le plus riche du monde occidental (et sans doute du monde tout court) est-il né sans père, élevé par une mère célibataire adolescente puis par le second compagnon de celle-ci, un immigré cubain. On fait mieux, comme départ dans la vie. Bill Gates, son dauphin, est issu d’une famille aisée (père avocat, mère chef d’entreprise) et a fait de très bonnes études. Il n’en est pas moins à l’origine de l’intégralité de sa fortune, et a construit de ses mains un empire industriel. Bien qu’il existe un certain nombre d’héritiers parmi les plus grandes fortunes du monde, une part non négligeable de celles-ci est constituée de self made men, à qui on n’a jamais rien offert, et qui ont acquis leur position en faisant preuve des qualités nécessaires pour cela : une intelligence hors du commun, une pugnacité à toute épreuve, une certaine dose de chance et certainement un sens de la morale plutôt flexible. Or il n’y quasiment aucune femme dans le lot.

La femme la plus haut placée sur l’échelle Forbes 400 est Alice Walton, une des héritières de l’empire Walmart. La deuxième est Jacqueline Mars, elle aussi une héritière. Puis vient Laurene Powell, veuve de Steve Jobs et gestionnaire de sa fortune ; une héritière également, donc. Puis Abigail Johnson, héritière d’une multinationale d’investissement fondée par son grand-père. Puis Pauline MacMillan Keinath, elle aussi héritière ; Christy Walton, veuve de milliardaire. Il faut attendre la 76ème place du classement pour trouver Diane Hendricks, une fille de fermiers devenue richissime productrice de cinéma. Et encore … Hendricks doit une partie de sa fortune à l’héritage de feu son mari, un homme d’affaires prospère. Mais au moins est-elle pour quelque chose dans sa réussite financière. A la 179ème place, on trouve Marian Ilitch, créatrice avec son mari aujourd’hui décédé d’une franchise de pizzerias qu’elle dirige désormais. Il faut attendre la 223ème place pour, enfin, trouver Judith Faulkner, la première femme de la liste à ne devoir sa fortune et son succès professionnel qu’à elle-même, sans avoir hérité de parents richissimes, ni avoir profité du soutien ou de la richesse de son mari (elle a fondé une entreprise avec un budget de départ de 6000 dollars et possède aujourd’hui l’un des géants de la fourniture de produits médicaux en Amérique du Nord). Bref : la première à se trouver dans la même situation de départ que Jeff Bezos. Faulkner « pèse » 3.5 milliards de dollars, là où Bezos en pèse 160, mais ne mégotons pas : ça n’est qu’une différence d’un à quarante, après tout.

les féministes mentent sur la richesse

Parmi les 100 personnes les plus riches du monde, il y a certes beaucoup d’hommes. Mais beaucoup d’entre eux sont des self made men, alors que les femmes présentes dans la liste sont TOUTES des héritières, qui n’ont rien fait pour mériter leur fortune.

Si l’on veut s’amuser avec ces chiffres, on peut aussi noter que les cinq premières femmes ne totalisent pas, à elles toutes, autant que Bezos seul. Si on fait l’effort d’oublier que ces cinq-là sont toutes des héritières et qu’aucune n’a eu à lever le petit doigt pour obtenir ce qu’elle possède aujourd’hui, on peut éventuellement trouver cela choquant ou injuste. Face à de telles différences dans les résultats, la doxa féministe explique qu’il y a là oppression caractérisée. Certaines vont même jusqu’à affirmer qu’en enfermant ces pauvres héritières dans un rôle de récipiendaire passif de leur propre fortune, le Patriarcat les oppresse, en les confinant dans un rôle genré.

Le problème, avec cette affirmation, c’est qu’elle repose, là encore, sur des a priori improuvés. Car si oppression il y a, il convient de la définir : soit Bezos a obtenu plus qu’il n’était raisonnable, et ce en exploitant des femmes, qui ont été spoliées par lui de leurs gains légitimes, soit Faulkner a été privée d’opportunités professionnelles et de clientèle potentielle du fait de son sexe. Quel est le problème, donc ? Et surtout quelle est la solution ? Faut-il taxer Bezos ? Sponsoriser Faulkner ? Mystère. Mais l’affirmation de ces différences permet aux féministes de prétendre que la route est longue jusqu’à la parité. Comme s’il était évident qu’une parité 50/50 à tous les niveaux est un but souhaitable pour la société en général.

Le mensonge de la parité

Le mensonge de la parité est la conséquence logique de l’affirmation selon laquelle les capacités des hommes et celles des femmes sont rigoureusement identiques. Si c’est bien le cas, en effet, on devrait constater une moyenne relativement équivalente, pas forcément identique partout mais tendant vers un certain équilibre. Or ce n’est pas ce que l’on constate dans le réel. Les féministes en déduisent donc l’existence d’une force extérieure (le Patriarcat) qui fait pencher la balance en faveur des hommes. Or, d’un point de vue rationnel, il y a là une erreur grossière. Le rasoir d’Ockham, en effet, ne permet pas ce type de pratique, qui consiste à multiplier les êtres. Lorsqu’on émet une théorie (ici : Hommes et femmes ont les mêmes capacités en tous points), on doit, pour pouvoir tester la véracité de cette théorie, la confronter au réel lors d’une ou plusieurs expériences. Si le réel (l’expérience) dit que la théorie est fausse, il convient d’abandonner cette théorie et d’en émettre une autre, que l’on pourra également tester. Pas de lui ajouter un nouvel élément, lui-même invérifiable, pour la faire tenir debout. Une théorie qu’on ne peut pas tester doit être également rejetée : peut-être est-elle vraie, peut-être pas, mais puisqu’on ne peut pas la vérifier, elle n’a aucun intérêt.  

Prenons un exemple : si je soutiens que les voitures rouges vont plus vite que les voitures vertes, et que j’organise une série de courses pour le prouver mais que je constate, au fil des différentes courses (expériences) que les résultats des voitures rouges ne sont pas significativement différents de ceux des autres voitures, que dois-je en déduire ? Que ma théorie est fausse ou qu’un méchant concurrent qui en veut à mes découvertes révolutionnaires sabote systématiquement toutes les voitures rouges ? Un saboteur est possible, bien entendu. Mais je ne peux pas prétendre avoir prouvé son existence simplement en constatant que ma théorie initiale ne fonctionne pas : c’est de la mauvaise foi caractérisée; pour prouver l’existence du saboteur, je dois repérer comment il opère, où il opère et éventuellement lui mettre le grappin dessus.

 Dans le monde mental inversé et tordu où vivent la plupart des féministes, le fait que mes expériences ne donnent pas raison à ma théorie prouve l’existence du saboteur, sans qu’il soit besoin de la vérifier et sans que je dispose d’aucun indice quant à son modus operandi ou la manière de l’arrêter. En d’autres termes : quand la réalité donne tort à la théorie, c’est quand même la théorie qui a raison, parce que la réalité a triché. 

Une logique sans gagnant possible

Dans ce monde étrange qui est celui des féministes, il n’est donc pas possible pour un homme d’être vertueux : quand il se conduit mal, il est un criminel. Quand il obtient du succès professionnel, il est un oppresseur, même s’il n’en a pas conscience. La place qu’il occupe a été volée à une femme, qui la méritait plus que lui (sans que ce mérite ait besoin d’être décrit ni spécifié). Aucun de ses succès ne lui appartient vraiment : ce qu’il a, il l’a usurpé ; ce qu’il n’a pas, il ne l’a pas mérité ; ce qu’il a fait était une faute, ce qu’il n’a pas fait également. Le seul moyen d’être vaguement approuvé, c’est de se soumettre : avaler des quantités astronomiques de soja, se retourner contre son propre sexe, dénoncer la masculinité toxique ou la culture du viol. Mais même cela n’est qu’un répit temporaire : le soumis lui-même n’est pas assuré qu’il restera durablement dans les bonnes grâces de ses maîtresses. Tôt ou tard, lui aussi sera sacrifié. Parce qu’aussi bas que s’aplatisse un homme, cela ne sera jamais assez pour une féministe hystérique. Tout simplement parce que la croyance féministe n’a rien de rationnel. Quoi que vous fassiez, elles vous haïront toujours. On n’est ici ni dans la Raison, ni dans le constat de faits, mais bien dans une pensée religieuse, au sens le plus étroit et le plus fanatique de ce terme.

Le mieux que puisse faire un homme de raison, face à de telles élucubrations, est d’en pointer les contradictions : refuser les mots fourre-tout et exiger des définitions précises avant toute ouverture de débat ; tenir des raisonnements factuels (quelle oppression ? où ? dans quelles circonstances ? Si vous postulez un biais inconscient, comment pensez-vous prouver son existence ?) et refuser la dictature de l’émotionnel (“C’est injuste ? Peut-être. Mais le réel a-t-il l’obligation d’être juste ? Et si oui, pourquoi, et par le biais de quelle force ? Quel dieu détermine ce qui est juste et ce qui est injuste ?”). S’en tenir aux faits et les différencier de leur interprétation. Refuser de croire ce qui n’a pas été démontré. Bref : penser juste et droit. Une telle position intellectuelle a l’avantage d’être inattaquable sur le principe. Bien entendu, elle ne convaincra pas une féministe en phase terminale ; mais une telle personne n’est en général pas accessible à un raisonnement rigoureux et logique de toute manière. Cette position peut, en revanche, être salutaire face à un être encore peu touché ou corrompu par de telles pensées.

Face à l’hystérie et à la mauvaise foi, rien ne sert de crier plus fort que sa voisine. Mieux vaut s’en tenir à une position rigoureuse, établir des faits, garder son calme et incarner la raison, sceptique mais rigoureuse. A propos de scepticisme : la vidéo ci-dessous est à voir. Elle traite de Dieu, et des raisons pour lesquelles l’auteur, un scientifique sceptique et membre du Cercle Zététique, ne croit pas en Dieu. D’un point de vue scientifique, c’est impeccable, et ce d’autant plus qu’il accepte sans problème l’idée que la foi existe, mais qu’elle se situe en dehors du domaine de la Raison, et donc du réel observable, quantifiable, mesurable. Remplacez « Dieu » par « Patriarcat » et vous parviendrez rigoureusement aux mêmes résultats : un doute rationnel et le choix de l’agnosticisme. 

Illustrations : fer gomez Kat J Ashton Mullins

Martial
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