Gratitude

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Un grand merci ! C’est en préparant un futur article consacré à la gratitude en tant que vertu que je me suis rendu compte que j’avais, finalement, très peu remercié, dans les colonnes de Neo-Masculin, ceux qui le méritent, et à qui je dois quelque reconnaissance. Il me semble approprié de le faire, d’autant que ces personnes sont nombreuses.

Merci, tout d’abord, aux lecteurs. Vous êtes plus nombreux chaque mois et c’est votre fidélité et votre enthousiasme qui donnent à l’écrivaillon que je suis la motivation de continuer, encore et encore. Certains d’entre vous nous suivent depuis plus de trois ans : vous avez été témoins de l’évolution du site, de ses changements d’orientation au fil du temps, et beaucoup d’entre vous avez adhéré à cette formule.

Merci aussi aux soutiens de Neo-Masculin : la petite équipe des tippeurs réguliers autant que ceux, bien plus nombreux, qui ont laissé ces derniers mois des dons parfois importants. Une page de remerciement permanente devrait voir le jour prochainement mais je tiens, d’ores et déjà, à leur exprimer ma gratitude : de par leur implication, cette année, pour la première fois en trois ans, le site ne m’a coûté que du temps. Et ce sans qu’il ait été nécessaire d’introduire de publicité, à l’exception des  liens Amazon de la boutique qui, vous en conviendrez, sont loin d’être encombrants. Bien entendu, on est encore loin de rouler sur l’or certes. Mais tous les frais de publication du site sont aujourd’hui couverts par le soutien de nos lecteurs.

Merci également à ceux qui réagissent aux articles. A l’heure actuelle, je ne peux répondre à tous, par manque de temps : si je le faisais systématiquement, je n’aurais tout simplement pas le temps de produire des contenus. Mais les messages qui ne sont pas des mails d’insulte sont bel et bien lus, quoiqu’en général pas immédiatement. Quant aux insultes, elles forment une petite collection, qui grandit tranquillement au fil du temps. Quand on se fait traiter de salopard de cisgenre patriarcal, ça fait du bien : ce type de verbiage n’étant en général utilisé que par des ̶a̶l̶i̶é̶n̶é̶s̶ personnes déjà gravement atteintes par une SJWite aigüe, cela signifie qu’on a touché juste et qu’il y a des gens qu’on dérange. Et c’est très bon signe : un propos qui ne dérange personne est un propos fade et dénué de tout intérêt.

Merci aux différents relais, qui ont fait et continuent à faire connaître les contenus de Neo-Masculin. Je pense en particulier aux différents groupes et aux multiples personnes qui les partagent sur les médias sociaux, mais également aux autres acteurs de la manosphère francophone qui ont cité, parfois critiqué (et à bon droit), précisé ou mentionné les travaux présentés ici. Certains, parmi eux, ont été également l’occasion de partenariats à divers niveaux. Ralf et Mos Majorum, en particulier, ont tous deux récemment accepté de délaisser un instant Youtube, leur medium d’expression habituel pour vous proposer, dans ces colonnes, des articles de leur plume, qui paraîtront dans les jours qui viennent. Mais je pense également à Leonidas Durandal, véritable pionnier de la manosphère francophone, qui a récemment octroyé à Alexis Fontana ainsi qu’à votre serviteur un amical coup de chapeau qui nous a tous deux touchés. Le groupe Facebook MGTOW francophone m’a également offert, au cours des deux dernières années, l’occasion de plusieurs belles rencontres et de collaborations variées.

Enfin, je tiens à remercier des personnes qui ne me liront sans doute pas, mais qu’il me semble utile et honnête de mentionner. Le premier à me venir à l’esprit est Rollo Tomassi, que je considère, en matière de Pilule Rouge, comme mon maître : c’est grâce à lui que j’ai été en mesure de mettre des mots et des concepts sur mes intuitions et mes observations personnelles, et que je me suis rendu compte que je n’étais pas fou. C’est d’ailleurs une honte que je n’aie pas encore parlé en détails de son site, therationalmale. Il est vrai que j’essaie de ne pas renvoyer vers trop de contenus non-francophones, autant que faire se peut, mais un tel oubli devra être réparé rapidement. En plus des bases de la Pilule Rouge, Rollo Tomassi m’a également convaincu qu’il était possible, sur Internet, de proposer des contenus complexes, exigeants, et qu’on pouvait acquérir un lectorat sans pour autant prendre les gens pour des imbéciles.

Le deuxième que j’aimerais mentionner est Michel Onfray. Alors que, victime comme tout un chacun ou presque d’une très médiocre initiation à la philosophie au lycée, qui m’avait laissé l’impression qu’il s’agissait d’une discipline dénuée de tout intérêt, c’est grâce à la découverte de ses cours à l’Université Populaire de Caen, il y a près de quinze ans, que je me suis éveillé à ces types de pensée. Je me suis, depuis, éloigné des idées de Michel Onfray à bien des égards mais il est normal qu’un élève trahisse son maître ; c’est même la preuve de la qualité d’un maître, puisqu’il a été capable d’amener l’élève à développer une pensée autonome. Quoi qu’il en soit, sans ses cours, je n’aurais sans doute jamais été amené à prendre contact avec le stoïcisme, ni l’épicurisme, ni Montaigne, Schopenhauer ou Spinoza. Je lui dois beaucoup : il est probable que, sans la lecture de Sénèque à certains moments-clefs de mon existe, je ne serais pas celui que je suis aujourd’hui; et à vrai dire, je ne suis même pas certain que je serais encore en vie.

Enfin, last but not least, et pour être complet, il me faut également remercier mon ex-femme, mon ex-associée, plusieurs des collègues avec lesquelles j’ai travaillé par le passé, ainsi que la très vaste majorité de mes ex-compagnes. Plusieurs d’entre elles, en effet, m’ont permis de me rendre compte, au fil du temps, de la justesse et de la précision des principes de la Pilule Rouge. Grâce à elles, j’ai pu mettre à l’épreuve du réel les théories de Rollo Tomassi et de bien d’autres, et me rendre compte de leur validité.

Voilà ! C’est tout pour cette fois. Il y a beaucoup de gens qui n’ont pas été cités et j’en ai bien conscience. Dès demain, on reprend les publications normales, avec un article de Ralf, qui apportera une voix et un point de vue un peu différents, sur un thème courant de la manosphère.

Illustration : Katya Austin

Martial
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