Hommes et femmes : quatre faits précis

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Hommes et femmes faits précis

L’un des reproches les plus couramment adressés à ceux qui professent des idées de type Pilule Rouge est qu’ils seraient machistes, misogynes, haineux, etc. Ils auraient des relations entre hommes et femmes une vision passéiste, voire réactionnaire. Le point commun de ces multiples reproches est qu’ils portent uniquement sur une question d’opinion : la personne sous Pilule Rouge aurait une opinion incorrecte, divergente de la doxa, bref : mauvaise. Le problème, c’est que la très grande majorité des idées présentées au sein de la manosphère ne sont pas des opinions mais des faits, scientifiquement établis. Petit tour d’horizon de quatre d’entre eux…

La Valeur sur le Marché Sexuel et l’aspect prostitutionnel des relations entre hommes et femmes

La notion de Valeur sur le Marché Sexuel est assez simple : elle postule qu’en substance, les femmes définissent la valeur des hommes en termes de séduction, et les hommes définissent celle des femmes. C’est après tout très logique : chacun des deux sexes détermine ce qui lui plaît chez les membres de l’autre sexe et ce qui ne lui plaît pas. Bien que tous les individus soient différents, de grandes tendances existent. Pour faire simple : les hommes préfèrent les femmes jeunes et jolies, les femmes préfèrent les hommes riches. On peut donc voir les rapports de séduction entre hommes et femmes comme une forme de prostitution institutionnalisée : un échange de type beauté contre argent. Il est à noter que cette notion n’est absolument pas propre à la manosphère et provient, entre autres, de la psychologie évolutive. Si les détracteurs des idées Pilule Rouge rejettent ces notions, c’est qu’ils ont l’impression qu’elles se résument à une idée grossière, du genre “Toutes les femmes sont des putes”, ce qui d’une part est un raccourci outrancier, et d’autre part indique en général un mépris déplacé pour le plus vieux métier du monde.

Mating markets and bargaining hands: Mate preferences for attractiveness and resources in two national U.S. studies – 2015

Cette étude a porté sur la manière dont, au sein des relations hétérosexuelles, hommes et femmes sélectionnent leur partenaire et expriment leurs préférences. L’étude a montré que les deux sexes ne définissaient pas ce qu’ils estimaient comme désirable ou essentiel chez l’autre de la même manière. Ainsi, 92% des hommes (contre 84% des femmes) indiquaient que l’apparence de l’autre était importante. Un corps mince et en bonne santé était un critère positif pour 80% des hommes, contre 58% des femmes seulement. Le fait de disposer d’un revenu stable (quel que soit le montant de ce revenu) était important pour 74% des hommes, contre 97% des femmes. Le fait pour le partenaire d’être riche ou issu d’une famille riche était un facteur déterminant pour 47% des hommes seulement, contre 69% des femmes. Le fait que le partenaire soit plus riche ou au moins aussi riche que soi-même n’était important que pour 24% des hommes, contre 46% des femmes. Le succès professionnel du partenaire : important pour 33% des hommes et pour 61% des femmes. Plus les hommes étaient eux-mêmes riches, et plus ils se montraient difficiles dans leur choix de partenaires, notamment au niveau de leur physique. Même chose pour les femmes les plus belles, qui voulaient en moyenne des partenaires masculins plus riches. En revanche, les hommes les plus beaux n’étaient que modérément plus sélectifs alors que les femmes les plus riches se montraient également plus sélectives que la moyenne sur le plan des ressources de l’homme.

Il a la voiture, il aura la femme. Ce n’est pas une vieille pub machiste, c’est un fait établi.

Les hommes de plus de 40 ans avaient tendance à trouver moins prioritaire l’apparence de leur partenaire et à s’intéresser davantage à leur patrimoine et surtout à leurs qualité relationnelles.

Pour les femmes, c’est l’effet inverse qui a été observé : ce sont les plus jeunes qui s’intéressent le moins aux ressources de l’homme, et le plus à son physique; au fil des années, elles en viennent à prioriser de plus en plus les ressources au détriment du physique, et même du caractère. Ce qui confirme totalement les notions de préférence pour les alphas en début de vie sexuelle, puis de choix privilégié pour les bétas plus tard dans l’existence. Autrement dit : le Carrousel et le Mur.

Consulter l’étude ici. 

Conclusion : les notions Pilule Rouge de Marché Sexuel et de valeur différenciée de chaque sexe sur ce marché ne sont pas des opinions mais des faits. Les hommes veulent des femmes jolies et d’un caractère agréable; les femmes veulent des hommes rassurants sur le plan matériel. Considérer les relations de séduction comme une forme culturellement acceptable de prostitution, comprenant un échange sexe contre ressources n’est pas une opinion mais un constat des faits. Au passage : l’aspect prostitutionnel des relations n’a rien de purement humain. Il a été observé chez de nombreuses autres espèces, y compris des espèces très proches de la nôtre, comme les macaques.
Hommes et femmes maris riches

Elle prie vraisemblablement pour rencontrer un mari riche.

Les femmes mentent quant à leur nombre de partenaires passés

Cette notion est éminemment machiste, bien entendu, puisqu’elle sous-entend que plus une femme a eu d’amants et moins elle est désirable comme partenaire de long terme pour les hommes et que c’est pour cela qu’elle cache son passé sexuel. C’est un affreux vilain méchant slut-shaming … et c’est intégralement confirmé.

Gender Roles and Pressure to be Truthful: The Bogus Pipeline Modifies Gender Differences in Sexual but Not Non-sexual Behavior – 2013

Cette étude a porté sur des cobayes des deux sexes. Ils étaient divisés en deux groupes différents; les uns étaient connectés à un détecteur de mensonges, les autres étaient simplement encouragés à dire la vérité. Les cobayes (tous des étudiants d’une vingtaine d’années) étaient interrogés quant à leur nombre de partenaires passés réguliers, l’âge auquel ils ont eu leur premier rapport sexuel et leur nombre de coups d’un soir. Le but de l’étude était donc de mesurer à quel point les gens mentaient sur ces sujets, quand ils savaient qu’on ne pouvait pas prouver leur mensonge. Les résultats ont montré assez peu de différence entre les deux groupes pour ce qui concerne les hommes (légère tendance à l’exagération, tout de même). Chez les femmes, en revanche, les trois questions ont donné des résultats très différents :

  • Âge du premier rapport sexuel : à peu près identique dans les deux groupes (16 ans et 5 mois pour celles qui pouvaient mentir librement, 16 ans et 2 mois pour celles qui ne pouvaient pas mentir)
  • Nombre de partenaires sexuels réguliers : 3.35 pour celles qui ne pouvaient pas mentir, contre 2.7 pour celles qui pouvaient mentir. Cela vous semble peu ? C’est un écart de 25% !
  • Nombre de coups d’un soir : 0.82 déclarés par celles qui pouvaient mentir, contre 1.01 pour celles qui ne pouvaient pas. Soit un écart de près de 35% (0.82 x 1.35 = 1.107)

En revanche, pour les questions ne portant pas sur la vie sexuelle, hommes et femmes avaient tendance, dans l’ensemble, à dire la vérité dans les mêmes proportions.

En savoir plus sur l’étude ici

Conclusion : oui, c’est un fait, les femmes mentent sur leur nombre de partenaires sexuels; elles tendent à prétendre qu’elles ont eu leur premier rapport sexuel plus tard qu’en réalité et réduisent dans de grandes proportions leur nombre d’aventures d’un soir comme de partenariats de longue durée. Ce n’est sans doute pas le résultat le plus surprenant ici, mais il est toujours bon de savoir que ce genre de chose a été confirmée. Les connaissances Pilule Rouge en la matière ne relèvent pas de l’opinion mais du fait.

Le courage et la vertu

Il n’est pas rare, au sein de la manosphère, de regretter à la fois la perte de virilité (courage, maîtrise de soi) des hommes contemporains et la baisse de vertu des femmes. En d’autres termes : que hommes et femmes ont oublié une bonne partie de leurs rôles historiques. On pourrait objecter que ces notions ne sont que des opinions, relevant d’un jugement sur soi-même et sur les autres qui date d’un autre âge, et que ni la virilité des hommes, ni la vertu des femmes, ne prédit leur bonheur individuel. On pourrait. Mais…

Sexual Regret: Evidence for Evolved Sex Differences – 2013

Cette étude-ci s’est intéressée à ce que les cobayes regrettaient de leur passé, notamment sexuel. Il leur a été demandé d’évoquer des erreurs, des remords, des regrets … toutes les fois où ils se sont trouvés insuffisants, minables, inadaptés, et où ils en ont été malheureux. Tout ce qui les hante encore à ce jour. Les réponses divergent considérablement d’un sexe à l’autre. Les regrets les plus couramment exprimés par les hommes sur le plan sexuel étaient, par ordre de fréquence :

  • D’avoir été trop timide ou trop lâche pour exprimer leur intérêt sexuel envers une femme par le passé
  • De ne pas avoir été plus aventureux et courageux sexuellement parlant quand ils étaient plus jeunes
  • De ne pas avoir davantage profité de leurs périodes de célibat
  • De ne pas avoir eu assez d’expériences sexuelles
  • D’avoir trompé leur conjointe

Les regrets les plus couramment exprimés par les femmes sur le plan sexuel étaient, par ordre de fréquence :

  • D’avoir perdu leur virginité avec le “mauvais mec”
  • D’avoir trompé leur conjoint
  • D’avoir couché trop vite avec un partenaire
  • D’avoir couché sans protection
  • D’avoir eu des rapports sexuels avec des inconnus
Hommes femmes regrets remords

Quand ils se penchent sur leur passé, les hommes ont des regrets, les femmes ont des remords

Puis les cobayes étaient invités à lire deux scénarios : dans le premier, le personnage principal avait un coup d’un soir avec une personne qu’il ne reverrait jamais par la suite. Dans le second, il ratait l’occasion d’un coup d’un soir avec une personne intéressante et désirable. Les cobayes étaient invités à se mettre à la place du personnage (toujours de leur propre sexe) et à exprimer quels seraient leurs sentiments, et s’ils regretteraient ce coup d’un soir ou cette absence de coup d’un soir, à l’aide d’une note de 1 à 10 (1 étant une absence de regret et 10 un regret absolu).

  • Les femmes ont, en moyenne, exprimé un taux de regret de 8.9 après le coup d’un soir, contre 5 pour les hommes.
  • Elles ont, en moyenne, exprimé un taux de regret de 3 pour le coup d’un soir raté, contre 7.4 pour les hommes.

En savoir plus sur l’étude ici. 

Conclusion : les deux sexes ne jugent pas leur passé de la même manière. Les femmes expriment plus facilement des remords que des regrets; pour les hommes, c’est le contraire. La meilleure façon de ne pas regarder derrière soi avec trop d’amertume dans dix ans pourrait donc consister, pour un homme, à se montrer plus courageux et entreprenant, et, pour une femme, à apprendre à fermer ses cuisses un peu plus souvent. Le courage d’un côté, la vertu de l’autre, hommes et femmes inégaux devant leur propre conscience…
Les connaissances Pilule Rouge en la matière ne relèvent pas de l’opinion mais du fait.

La libération sexuelle et le féminisme sont des catastrophes pour les femmes

Comment ? Qui peut oser dire une ânerie pareille ? Ces mouvements sont émancipateurs, libérateurs : ils ont permis aux femmes de se hisser hors de la condition servile qui était la leur jusque là et de trouver enfin un bonheur et une liberté que jamais, au cours de l’Histoire, elles n’avaient pu toucher du doigt.
Ah oui ? Vraiment ?

Le féminisme rend les femmes malheureuses

Contrairement à ce qu’elle croit, la jeune fille d’aujourd’hui n’est pas plus heureuse que sa grand-mère à son âge, au contraire.

The Paradox of Declining Female Happiness – 2009

L’étude s’est penchée sur diverses enquêtes, réalisées au cours des 35 années précédentes et portant sur le sentiment de bien-être et de bonheur des femmes occidentales. Le paradoxe dont il est question dans le titre est le suivant : alors qu’au cours des dernières décennies, le pouvoir des femmes sur la société n’a jamais cessé de croître et alors qu’elles récoltent, chaque année, toujours plus de droits, de protections légales, de passe-droits, d’avantages, divers, leur sentiment de bonheur individuel n’a pas cessé de décroître. Alors que dans les années 1970, elles se trouvaient pour la plupart plus heureuses que les hommes, leur bonheur personnel est aujourd’hui inférieur à celui de leurs alter ego masculins d’âge et de situation économique équivalents.

Alors que leurs droits et leurs protections n’ont cessé d’augmenter au fil du temps, le sentiment de satisfaction et de bonheur des femmes occidentales décline.

Les critères de bonheur ont été mesurés en termes de bonheur quant à sa propre personne, au temps libre, aux amis et relations, au travail, aux revenus, au sentiment de sécurité pour soi-même et ses possession, mais également la satisfaction professionnelle, celle liée à sa place au sein de sa famille ou de sa communauté, etc. Dans l’ensemble, alors que le bien-être matériel et objectif des femmes a augmenté durant cette période, leur satisfaction et leur bonheur individuel, lui, a considérablement baissé. Bien que l’indice de bonheur des hommes soit dans l’ensemble un peu meilleur que celui des femmes, il n’en demeure pas moins, aujourd’hui, très inférieur à celui qu’il était auparavant. D’autres indicateurs viennent compléter ces indications : si le taux de suicide des hommes est resté à peu près stable sur la période, le taux de suicide des femmes, lui, a beaucoup baissé, ce qui indique clairement une meilleure qualité de vie et un confort psychologique supérieur.

Le féminisme contemporain est un cancer

Le féminisme contemporain a réussi le tour de force de faire à la fois le malheur des femmes et celui des hommes, sans que personne n’y gagne quoi que ce soit.

Si la théorie selon laquelle l’oppression patriarcale maintenait les femmes dans une forme de soumission malheureuse, au bénéfice exclusif des hommes, était exacte, on se serait attendu, suite à la libération à ce qu’au fil du temps, le sentiment de bonheur des hommes baisse mais que celui des femmes augmente dans des proportions équivalentes. Or il n’en est rien. Bien entendu, on peut envisager d’autres facteurs, comme la crise économique qui a touché le monde à partir de la fin des Trente Glorieuses (et qui n’est, en réalité, rien d’autre qu’un retour à la normale après une parenthèse enchantée). Mais en ce cas, on s’attendrait à ce que les deux indices de bonheur baissent plus ou moins de la même manière. Là encore, ça n’est pas le cas.

L’étude pointe également du doigt un fait intéressant : malgré cette baisse de leur sentiment de bonheur, les femmes sont persuadées que leur vie est meilleure que celle de leurs mères et de leurs grand-mères, alors que celles-ci étaient objectivement plus heureuses qu’elles, ce qui indique, chez beaucoup de femmes occidentales, un tropisme vers le progressisme aveugle (consistant à croire que demain sera toujours mieux qu’aujourd’hui, et aujourd’hui toujours mieux qu’hier; c’est une croyance absurde, et, au fond, tout aussi stupide que celle consistant à penser que c’était toujours mieux avant). Un autre élément intéressant réside dans le fait que, sur les différents sujets de satisfaction, la classification donnée par les femmes a changé au fil du temps : ainsi, alors qu’elles ne jugeaient pas leur carrière comme un fait très important auparavant (et donc que leur succès ou leur insuccès professionnel n’entrait que peu en ligne de compte pour calculer leur indice de satisfaction), elles la jugent aujourd’hui relativement importante. Beaucoup de femmes sont donc moins heureuses aujourd’hui parce qu’elles ont déplacé leurs centres d’intérêt, notamment vers des zones où elles tendent à moins exceller. 

Après avoir prudemment déclaré qu’il ne fallait pas forcément jeter la pierre à tous les mouvements de libération féminine de ces dernières décennies, ni considérer qu’ils ont échoué en tout (ce qui, effectivement, n’est pas le cas), l’étude conclue tout de même en indiquant une tendance forte : le fait que le sentiment de bonheur individuel est souvent issu d’une comparaison avec les autres. Le monde contemporain encourage les femmes à comparer leurs propres vies avec celles de groupes plus vastes qu’auparavant, et notamment avec celles des hommes; et cette comparaison est souvent porteuse d’un sentiment d’amertume, lorsqu’elles réalisent qu’elles ne font pas aussi bien dans certains domaines précis (en ignorant le fait qu’elles font mieux dans d’autres domaines). Un autre facteur que l’étude encourage à prendre en compte est la complexité du monde moderne : un grand nombre de femmes des années 1960, voire 1970, surtout dans les classes moyennes et supérieures, n’ont jamais, de leur vie, eu à se soucier d’argent, à faire les comptes, à penser impôts, traites, emprunts, à chercher un travail, et ainsi de suite. Bref : elles n’ont pas eu besoin de se poser des “questions d’hommes”, contrairement à celles d’aujourd’hui.

Étude complète disponible ici

Conclusion : alors que les conditions matérielles objectives des femmes se sont améliorées, que leurs droits ont progressé, qu’elles sont désormais sur-choyées et sur-protégées, tout se passe comme si elles se comportaient en enfants gâtés, jamais vraiment satisfaits de ce qu’ils ont. Les différents mouvements de libération ne les ont pas rendues plus heureuses. C’est même le contraire : les dernières décennies ont rendu hommes et femmes plus malheureux, au sein des sociétés occidentales. En revanche, ce qui a changé, c’est que les femmes sont désormais persuadées que certes, tout n’est pas rose pour elles aujourd’hui, mais que c’était pire avant. Ce qui est objectivement faux. Mais noircir le passé permet de ne pas remettre en question le présent.
Les connaissances Pilule Rouge en la matière ne relèvent pas de l’opinion mais du fait.

Illustrations : Jasper Graetsch freestocks.org Drew Graham Mark Skeet Vil Son William Stitt

Martial
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