Ces hommes qui préfèrent les emmerdeuses

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il y a des emmerdeuses à tous les coins de rue

Certains hommes (les plus sensés et les plus rationnels) préfèrent une femme douce, attentive, patiente, féminine et calme, capable d’être une bonne compagne de vie. Mais ce n’est pas le cas de tous : de nombreux hommes semblent être attirés par les folles, les hystériques, les déséquilibrées, bref : les emmerdeuses. Pourquoi ?

Avec une emmerdeuse, on a trouvé plus immature que soi

Pour l’homme qui manque de confiance en sa propre maturité et en sa propre virilité, l’emmerdeuse est rassurante : incapable de réguler ses émotions comme de s’assumer elle-même au quotidien, elle lui montre par l’exemple qu’il n’est pas le dernier des irresponsables. Il y a pire que lui.

Les emmerdeuses vous donnent l’impression de vivre intensément

Les emmerdeuses vivent la vie à 100% : elles sont instables, passent du rire aux larmes, changent d’avis trois fois par heure, et en général se plaignent en permanence. Le compagnon de l’emmerdeuse de base a l’impression que sa vie est bien remplie. Et pour cause : il n’a pas un instant pour souffler. Cela peut d’ailleurs effectivement laisser de jolis souvenirs, pour peu que la relation soit courte : trop longue, elle se révélera épuisante et destructrice.

Un amour maternel dévoyé

Petit garçon, vous aimiez votre mère. Mais comme elle était également chargée d’une part d’autorité (surtout si votre père était absent ou démissionnaire), vous aviez à son égard un mélange d’amour et de crainte : celle qui vous embrasse peut aussi vous punir. Et comme vous étiez encore un gamin, vous ne compreniez pas toujours les raisons de la punition ou de la colère maternelle. Les changements d’humeur de votre mère vous apparaissaient donc parfois (souvent, si elle était instable) comme irrationnels, chaotiques, dépendant du seul hasard.

Avec les emmerdeuses, et en particulier les hystériques manipulatrices et perverses, c’est exactement la même chose : leur « code » changeant au gré de leur humeur, vous ne savez jamais quand elle va être en joie ni quand elle va gueuler. Cet amour mêlé de crainte vous renvoie à des situations enfantines, et n’est pas sans jouer un rôle de madeleine de Proust. Là encore : on est face à un problème d’immaturité de la part de l’homme, qui s’attache à une figure lui rappelant les aspects les plus angoissants de sa mère.

Un sens tordu de la néoténie

Les hommes sont programmés pour préférer les femmes jeunes. Comme tous n’en ont pas les moyens (en termes de séduction), certains mâles béta en viennent à se contenter non d’une femme réellement jeune mais d’une nana tout simplement immature. Cela leur donne l’illusion qu’elle a un certain charme. D’une certaine manière, ils confondent le mot et la chose.

Une femme pas comme les autres

L’idée qu’il faille absolument chercher (ou être) quelqu’un pas comme les autres est l’une des plus perverses qui soit. Elle encourage en effet les comportements les plus extrêmes, au nom de la sacro-sainte affirmation de l’individu-roi. Être pas comme les autres est devenu une vertu en soi. On en oublie souvent que certes, un génie est une personne pas comme les autres, mais que c’est également le cas d’un criminel ou d’un fou. L’homme qui s’estime valorisé par le fait d’avoir une compagne différente ou pas comme les autres cherche en réalité une confirmation narcissique à vil prix : bien souvent, il n’est pas avec elle parce qu’il en a réellement envie, mais bien plutôt parce qu’elle lui permet de se dire qu’il est un mec formidable. C’est donc une forme de virtue signaling. 

Les emmerdeuses et les orages font partie des risques naturels.

Les emmerdeuses, ça semble calme, et puis tout à coup ça éclate.

Le fantasme du sauveur

On ne dira jamais assez combien est nocive la mentalité de Chevalier Blanc. Le fantasme du sauveur fait partie de cette mentalité : au lieu de fuir les emmerdeuses, le pauvre béta tente de leur venir en aide. Il oublie ou feint d’oublier qu’on n’est jamais le thérapeute de son conjoint, et se dit qu’avec lui, elle va finir par changer, s’assagir, voire guérir.

C’est une erreur profonde. Les gens ne changent pas. Ils évoluent, ils s’affirment, ils expriment leur personnalité autrement mais ils ne changent profondément jamais. Si elle est folle, vous ne la sauverez pas. Vous lui permettrez seulement de vous détruire.

Mais le Chevalier Blanc est un mâle faible : si faible et si peu sûr de lui-même que pour donner un sens à son existence, il doit trouver plus vulnérable que lui, et s’ériger en rempart entre la dingue et le monde. Il en prend plein la gueule, il est traîné plus bas que terre, mais au fond il aime ça : il a l’impression de servir à quelque chose.

Comme on peut le voir, le goût pour les emmerdeuses relève essentiellement d’une immaturité de la part de l’homme. A bien des égards, le problème n’est pas l’emmerdeuse elle-même : le problème, c’est le pauvre gars qui la tolère dans sa vie. C’est lui qui doit se ressaisir, et certainement pas elle, qui en est tout bonnement incapable. 

Reste tout de même un fait majeur…

Les emmerdeuses sont souvent fabuleuses au lit

C’est vrai : les folles sont souvent excellentes, en termes de sexe. Comme elles n’ont aucun Sur-Moi, elles n’ont aucune vraie limite et pratiquent allègrement tout ce dont vous pourriez rêver (le plus souvent à une ou deux exceptions près : elles vont par exemple choisir une pratique courante et perçue par tout le monde comme habituelle ou anodine, et décréter qu’elles la trouvent dégoûtante et dégradante ; exemple typique : elle aime le sexe brutal, le bondage, la sodomie, l’éjaculation buccale … mais refuse que vous éjaculiez sur sa poitrine, parce que ça la répugne. Histoire vécue.). C’est là sans aucun doute la seule vraie bonne raison de tolérer les emmerdeuses. Mais de les tolérer en tant que fuck friends et certainement pas comme compagnes du quotidien.

 

Antoine
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