Les femmes sont formidables !

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les femmes sont formidable

Les femmes sont formidables ! Non seulement il est plaisant de répéter cette maxime, mais en plus elle a été scientifiquement prouvée. Si ! si ! Même que cela fait partie de ces études de psychologie et de sociologie que le patriarcat vous cache. Les études de psychologie sociale et de sociologie mentionnées ici ont été, en effet, publiées dans les revues scientifiques à comité de lecture les plus sérieuses, et largement validées par l’expérience. Pourtant, elles n’ont eu que très peu d’écho au sein de la presse mainstream, sans doute parce que celle-ci est trop occupée à vanter les mérites des hommes et à protéger le patriarcat cisgenre dominant. Pourtant, les faits sont là : les femmes sont formidables. Voyons cela plus en détails…

Un caillou dans la doxa

Entre 1989 et 1994, Alice Eagly et Antonio Mladinic, chercheurs à la Purdue University (West Lafayette, Indiana, États-Unis) et à la Northwestern University (Evanston, Illinois, États-Unis) ont mené une série d’expériences visant à démontrer s’il existait, au sein de la société en général, des biais cognitifs au détriment des femmes, comme le déclarait le discours féministe habituel. Les deux chercheurs voulaient savoir si, face à une situation donnée, une femme serait dans l’ensemble moins bien jugée qu’un homme au comportement identique.

Au cours d’une première expérience, menée en 1989, 203 étudiants en psychologie de la Purdue University ont été interrogés. Réunis en groupe de vingt personnes, ils devaient répondre à un certain nombre de questions, dans lesquelles ils évaluaient des comportements de femmes ou d’hommes dans diverses situations, et donnaient leur avis en termes d’efficacité, de morale, etc. La doxa féministe prédisait que dans une même situation, les comportements des hommes seraient valorisés, tandis que les comportements des femmes pourrait être mal vus. Or il s’est produit exactement le contraire. En dépouillant les réponses, les chercheurs se sont rendu compte que dans une très large majorité des cas, toutes choses égales par ailleurs, les comportements des femmes étaient considérés comme plus justifiés, plus moraux, plus qualitatifs, bref : meilleurs que ceux d’hommes placés dans la même situation et qui réagissaient de la même manière. Il y avait donc, de la part des cobayes, un biais positif systématique au bénéfice des femmes et au détriment des hommes. 

Les femmes sont formidables quoi qu’il arrive

Une deuxième expérience a été organisée deux ans plus tard, sur le même principe. Cette fois, les chercheurs ont interrogé 324 étudiants. Les questions portaient sur le jugement que les cobayes émettaient vis-à-vis de diverses personnes, dont ils devaient déduire, en les observant, la catégorie sociale, les traits de caractère ou les compétences. Là encore, l’expérience a montré que dans la plupart des cas, à attitude équivalente, les femmes étaient en général jugées plus compétentes, plus avenantes, plus agréables, plus sûres d’elles que les hommes ; le seul point sur lequel elles étaient jugées moins performantes était le contrôle de leurs émotions. Cette deuxième étude a confirmé que la première n’était pas un accident et que l’ a priori positif généralisé en faveur des femmes était bien réel. Lors de la publication des résultats de ces expériences en 1994, Alice Eagly a appelé ce biais cognitif l’effet « Women are wonderful » (Les femmes sont formidables).

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Ce que ces études démontrent, c’est que, dans l’ensemble, on jugera presque toujours une femme comme merveilleuse.

Les femmes sont formidables … et surtout solidaires

En 2004, une autre équipe, menée par les chercheuses Laurie Rudman, de la Rutgers University (New Jersey, États-Unis) et Stephanie Goodwin, de la Purdue University, a tenté de mesurer à quel point ces différences dans le jugement porté sur les personnes dépendaient ou non du sexe de la personne qui émettait le jugement. Elles ont installé leurs cobayes devant des ordinateurs, et leur ont demandé d’associer des mots à différentes idées et images présentant des hommes et des femmes. Contrairement aux précédentes, cette étude faisait la différence entre les jugements que portaient les cobayes hommes et les cobayes femmes.
Le résultat attendu, en ce genre de cas, implique un biais interne au groupe, ce qui signifie que l’on s’attend à ce que les personnes d’un sexe donné favorisent, dans leurs réponses, les membres de leur propre sexe, ou, en tout cas, les comprennent mieux (le biais interne au groupe est un phénomène qui existe par ailleurs à quasiment tous les niveaux, et qui fait qu’on a naturellement tendance à préférer les gens appartenant à notre groupe social à ceux qui n’y appartiennent pas : c’est ce qui fait, en gros, que l’humain préfère en général sa famille à ses voisins, et ses voisins à des étrangers). Il était donc prévisible que les hommes sur-évaluent les hommes et sous-évaluent les femmes, et que les femmes sur-évaluent les femmes et sous-évaluent les hommes. Comme d’autres facteurs, dont celui de la culture, entraient également en ligne de compte, on s’attendait, dans le cadre d’une société décrite comme patriarcale, à ce que dans l’ensemble, les hommes soient mieux évalués que les femmes car dans cette logique, certaines femmes, ayant internalisé les notions patriarcales au point d’y adhérer inconsciemment, devaient même en venir à adopter des jugements proches de ceux du sexe dominant. Cette idée qu’une partie d’un groupe dominé accepte sa soumission et y contribue même activement en échange de quelques avantages personnels est commune en psychologie sociale, et se vérifie sans problème dans l’Histoire : Collaboration durant l’Occupation, Conseils Juifs dans certains ghettos, Malinzin, etc.

L’expérience, là encore, a trompé les attentes, car c’est le contraire qui s’est produit. L’étude de Rudman et Goodwin a montré que les femmes répondant aux questions avaient 4,5 fois plus de chances (+350%) que les hommes de trouver plus de qualités à une femme qu’à un homme. Elle a montré également que le biais interne était en réalité très faible chez les hommes, qui n’avaient pas autant qu’on le croyait tendance à favoriser les autres hommes. La tendance naturelle à mieux comprendre leur propre sexe était en effet contrebalancée par le fait qu’ils surestimaient souvent les femmes qu’ils jugeaient désirables (et qu’ils le faisaient d’autant plus qu’ils témoignaient d’intérêts pour leur propre sexualité ; en clair : plus ils sont morts de faim sexuellement parlant, mieux les hommes considèrent les femmes), ce qui, sur la moyenne, amenait à des résultats quasiment équilibrés dans leur appréciation d’un sexe et de l’autre (il est vrai que les femmes laides étaient, en revanche, bien souvent sous-évaluées). Les principaux biais de jugement, chez les hommes, se placent sur des critères sociaux et ethniques (on est aux USA, tout de même) : ils ont tendance à légèrement sur-évaluer les personnes de leur groupe social ou racial et à légèrement sous-évaluer les autres mais sans que cela ait un impact notable en termes de jugements sur les sexes. Chez les femmes, seules celles qui avaient une expérience sexuelle et sentimentale riche et importante témoignaient d’une tendance forte à mieux comprendre et mieux apprécier les hommes ; celles qui n’avaient pas de vie sexuelle ou qui étaient lesbiennes tendaient à les sous-évaluer.

L’expérience de Rudman et Goodwin a donc montré que, dans l’ensemble et sur la moyenne, les hommes ont tendance à juger les personnes d’une manière relativement neutre; en réalité, ils évaluent à peu près correctement les autres hommes, sur-évaluent fortement les femmes attirantes et sous-évaluent les femmes laides, les moyennes s’équilibrant au final. De leur côté, les femmes ont tendance à favoriser toutes les autres femmes, au détriment des hommes. Bref : les femmes sont formidables … ou, tout du moins, il est prouvé que c’est ce qu’elles croient, et ce que croient également les hommes sexuellement frustrés.

Au cours de la même étude, d’autres expériences similaires ont montré que les cobayes indiquaient une préférence systématique pour leur mère, au détriment de leur père : placés dans une même situation et faisant montre d’un même comportement, les deux parents ne sont pas jugés de la même manière. La mère est comprise et excusée, tandis que le père est considéré comme sévère, inflexible, voire violent.

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La prochaine fois que vous remarquerez que votre petite amie ne trouve que des qualités à ses connasses de copines, tout en vous trouvant tous les défauts du monde, vous saurez que c’est normal

Les femmes sont formidables même quand elles ne sont pas féminines

En 2012, Laurie Rudman, associée cette fois à Peter Glick, a tenté, par le biais de nouvelles expériences du même type, de savoir si l’effet « les femmes sont formidables » s’appliquait davantage quand les femmes étaient présentées dans un contexte traditionnel (maternité, ménage, etc.) ou dans un contexte plus moderne d’égalité professionnelle. Là encore, les résultats ont été à l’opposé de ce à quoi pouvait s’attendre la doxa féministe : en effet, l’étude montre que l’effet « les femmes sont formidables » perdure quelle que soit l’activité de la femme. Le seul changement notable concernait les jugements portés par les cobayes hommes : ceux-ci, tout en continuant à sur-évaluer les femmes attirantes qui leur étaient présentées, avaient tendance à moins sur-évaluer (mais à sur-évaluer tout de même) celles qui étaient dans des situations de contrôle, d’autorité, ou de comportements traditionnellement masculins. Cette inflexion de la courbe maintenait, malgré cela, les femmes dans une situation globale de sur-évaluation de leurs capacités, de leur statut et de leurs qualités.

Ce que ces études montrent

Tout cela contribue à faire de l’effet « les femmes sont formidables » bien plus qu’une simple hypothèse de travail : largement débattu entre sociologues, ce principe a fait l’objet de contre-expériences, dont aucune n’est parvenue à démontrer la fausseté ou l’inexistence du biais. Tout au plus a-t-on réussi à montrer que des influences culturelles ou idéologiques sont également à l’œuvre et que, si l’effet ne disparaît jamais, il peut être modifié en fonction des croyances de chacun. Ainsi, même les cobayes masculins avouant qu’ils se considéraient comme machistes, ou issus de cultures qu’on peut, en comparaison de la culture occidentale, considérer comme machistes (notamment des cobayes musulmans), gardaient des a priori positifs envers les femmes; ils avaient simplement plus tendance à les plaindre ou à vouloir les protéger qu’à les respecter ou à les prendre au sérieux dans des situations d’autorité. Le biais positif était donc toujours présent : il avait simplement changé de manière de s’exprimer.

Les féministes sont sexistes

En moyenne, la féministe de base est au moins de 350% plus sexiste que le sale hétéro blanc cisgenre sur lequel elle crache.

Les enseignements de ces expériences sont multiples. Elles démontrent en effet que :

  • 1 : Il est absolument faux de considérer la société occidentale comme défavorable aux femmes ; en fait, c’est le contraire : elle les favorise bien au-delà de leurs mérites et les sur-évalue à tous les niveaux. Pour obtenir la même estime et la même considération qu’une femme, un homme doit faire preuve d’une valeur et de capacités bien supérieures.
  • 2 : A comportement égal, les femmes peuvent être excusées, voire félicitées, là où les hommes ne le seront pas ; elles seront comprises et plaintes là où des hommes seront sanctionnés.
  • 3 : L’empathie des femmes entre elles est forte. En revanche, elle est faible en ce qui concerne les hommes en dehors d’un contexte de séduction. Leur soi-disant intuition féminine n’est bel et bien qu’un mythe.
  • 4 : Le jugement qu’une femme porte sur une autre femme, dans le cas où celle-ci est opposée à un homme, est presque toujours favorable à l’autre femme. Il est donc démontré que, dans la plupart des situations où les hommes émettront sur leur interlocuteur un jugement relativement neutre et objectif, les femmes, elles, émettront le plus souvent un jugement sexiste, favorable à la femme impliquée.
  • 5 : On peut évaluer, par les biais montrés dans ces études, le degré de sexisme relatif des individus : en moyenne, une femme occidentale est donc de 350% plus sexiste qu’un homme occidental.
  • 6 : Les hommes qui sont les plus attirés par les femmes sont aussi ceux qui ont le plus tendance à les mettre sur un piédestal et à les surévaluer. La frustration sexuelle masculine en tant qu’outil de domination féminine n’est donc pas un mythe machiste, mais bien une réalité établie.
  • 7 : Les femmes qui sont le moins attirées par les hommes ou qui ont le moins d’activité sexuelle avec eux sont aussi celles qui ont le plus tendance à les dévaluer et à les sous-estimer.
  • 8 : Plus un homme a eu d’expériences sexuelles et sentimentales avec des femmes, moins il les sur-évalue. Plus une femme a d’expériences sexuelles et sentimentales avec des hommes, moins elle les sous-évalue. Le gain en expérience sexuelle de la personne qui juge favorise donc les hommes, au détriment des femmes, et rééquilibre les points de vue.
  • 9 : Dans la société occidentale actuelle, le type d’être humain qui a le plus de chances de voir ses qualités et ses compétences sur-évaluées est une femme séduisante (donc, généralement, jeune). Ces diverses études montrent donc à quel point le principe de la Jeune Fille est une réalité sociologique, et à quel point l’effet de halo est puissant.
  • 10 : Rien de tout cela ne provient de la prose fielleuse d’un machiste patenté : ces éléments ont été produits par les recherches de personnes travaillant en gender studies : Alice Eagly se définit elle-même comme une psychologue féministe, Laurie Rudman comme une psychologue sociale du féminisme. On a affaire à des féministes convaincues, visant bien souvent, dans leurs recherches, à confirmer leurs théories initiales. Et ce sont ces personnes-là qui nous disent que les jugements portés sur les femmes sont en général biaisés en leur faveur.

Tout ceci est d’une importance majeure. En effet, l’effet « les femmes sont formidables » donne à bien des considérations Pilule Rouge, et notamment à la notion de gynocentrisme, des confirmations de nature scientifique, issue d’études rigoureuses et cautionnées par des parutions dans des revues scientifiques à comité de lecture. En matière de sérieux scientifique, et jusqu’à plus ample informé (c’est à dire tant que d’autres études, de même nature, ne viennent pas contredire ces faits), on est donc dans le haut du panier et dans un degré de certitude très élevé. Plus on se penche sur ces études, plus leurs conséquences apparaissent comme capitales, et moins on comprend que ces résultats ne soient pas davantage connus du grand public. Ou, plus exactement et sans naïveté, mieux on comprend qu’ils ne le soient pas…

Accessoirement, et de façon plus triviale, ces études prouvent également la justesse d’un point de vue masculin depuis longtemps exprimé de manière empirique, et que jusqu’alors on pouvait ne considérer que comme un propos de bistrot mais qui, désormais, bénéficie d’un crédit scientifique indiscutable : comme indiqué dans le point 7 ci-dessus, les féministes les plus haineuses sont bel et bien des mal baisées.

 

Sources :

  • Eagly, Alice H.; Mladinic, Antonio (1994). « Are people prejudiced against women? Some answers from research on attitudes, gender stereotypes, and judgments of competence ». European Review of Social Psychology. Résumé de l’article. 
  • Eagly, Alice H.; Mladinic, Antonio; Otto, Stacey (1991). « Are women evaluated more favorably than men? An analysis of attitudes, beliefs and emotions ». Psychology of Women Quarterly. Résumé de l’article. 
  • Rudman, Laurie A.; Goodwin, Stephanie A. (2004). « Gender differences in automatic in-group bias: Why do women like women more than they like men? » Journal of Personality and Social Psychology
  •  Laurie A. Rudman; Peter Glick (2012). « The Social Psychology of Gender: How Power and Intimacy Shape Gender Relations ». Guilford Press

Télécharger l’étude Gender Differences in automatic in-group bias, de Rudman et Goodwin

Illustrations : Daniel Monteiro Xan Griffin Anastasiia Tarasova

Martial
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