Quel métier choisir ? Conseils à un jeune homme

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Choisir un métier d'avenir

Si vous êtes aujourd’hui lycéen ou étudiant, il y a fort à parier pour que votre connaissance du monde du travail et des réalités de la vie adulte soient faibles. Et il est plus probable encore qu’on vous ait menti à ce sujet. Voici quelques petites chose que, rétrospectivement, je me dis que j’aurais bien aimé savoir à votre âge, à l’époque où je me demandais quelle voie et quel métier choisir.

Souvenez-vous qu’un métier n’est pas un but

Un métier n’est pas un but en soi : c’est un moyen pour mener la vie que vous souhaitez mener, ou en tout cas quelque chose qui y ressemble le plus possible. N’oubliez jamais ce point essentiel. Ce qui importe, c’est vous, votre vie, ce que vous en faites. Pas ce que les autres en pensent, ni ce qu’ils aimeraient que vous fassiez. Si à un moment donné vous avez à choisir entre le métier et la vie que vous souhaitez, ne laissez pas le métier gagner.

Vous n’êtes pas votre profession. Vous êtes un homme qui exerce cette profession. Un homme avant tout.

Où (ne pas) vous informer sur le métier qui vous intéresse ?

Quand il s’agit de penser à votre avenir, à ce que vous ferez comme métier après vos études, sachez qu’une bonne partie vos interlocuteurs, en particulier dans le milieu scolaire, n’ont aucune idée de ce dont ils parlent. Vos profs et vos conseillers d’orientation sont pour la plupart des gens bien intentionnés, mais qui ont obtenu un concours dès la fin de leurs études : ils n’ont jamais été personnellement confrontés au marché du travail; ils n’en ont donc qu’une opinion indirecte. Cela ne veut pas dire qu’ils sont bêtes, ni que leur expérience et leurs conseils ne valent rien du tout. Mais cela veut dire que vous avez intérêt à aller chercher vos informations ailleurs, si vous voulez vous faire une idée exacte des choses. Ceci dit, il y a pire que de demander l’avis de ses profs : c’est interroger un conseiller de Pôle-Emploi. Sachez que les chômeurs qui retrouvent du travail le retrouvent bien souvent malgré tous les efforts de Pôle-Emploi, et très rarement grâce à l’institution, méprisée par une large majorité des professionnels. Un grand nombre d’entreprises refusent désormais de confier leurs annonces à Pôle-Emploi, tant les candidatures qu’elles reçoivent sont fantaisistes, indiquant clairement que le conseiller qui traite le dossier n’a rien compris au boulot proposé.

La source la plus sûr d’information sur un métier, ce sont les gens qui l’exercent : si une profession vous attire, n’hésitez pas à aller rencontrer ces personnes. La plupart des gens sont ravis de parler de leur métier, et certains accepteront même peut-être de vous prendre quelques jours avec eux sur le terrain, pour voir ce que tout cela donne vraiment.

Etudes serieux metier

Vous étudiez pour vous-même, et pour personne d’autre.

Les mensonges sur le monde du travail

Le mensonge le plus courant qu’on puisse vous faire quant au monde du travail est l’idée selon laquelle, du moment que vous êtes diplômé, vous vous en sortirez toujours. C’est faux. Il y a bien des diplômes qui ne servent à rien, sinon à faire reculer de quelques années votre entrée sur le marché du travail. D’autres servent, mais seulement si vous allez jusqu’au doctorat. Bref : le diplôme n’est pas une garantie absolue, même si l’absence de diplôme, en revanche, est une vraie garantie de galères.
Un autre mensonge, très courant, est celui selon lequel on devrait aimer son travail et s’y épanouir, être heureux de l’exercer. Connerie. Le travail, c’est pénible. C’est dur, c’est épuisant, c’est stressant. C’est d’ailleurs pour cela qu’on vous paie pour le faire. Si c’était marrant, on vous ferait payer l’entrée. Attention : on peut être réellement heureux dans son travail. Mais il ne faut pas s’y attendre : si ça arrive, c’est bonus. Mais ce n’est pas quelque chose que vos clients ni que votre employeur vous doivent. Ils vous doivent de l’argent pour votre temps. Pas de la satisfaction personnelle, ni du bonheur.

Passe ton Bac d’abord

Quel que soit votre objectif professionnel, passez votre Bac. C’est stupide mais c’est ainsi : en France, c’est le sésame absolu. N’importe qui peut l’avoir, le niveau étant désespérément bas . Mais si vous ne l’avez pas, vous serez toujours pris pour un débile léger. C’est injuste mais c’est comme ça. Notez qu’en particulier au lycée, redoubler n’est pas un drame : s’il vous faut un ou deux ans de plus pour assimiler le programme, prenez-les. Il vaut mieux redoubler sa Terminale pour s’assurer, au deuxième coup, une mention dans un Bac bien côté pour la filière que vous visez, plutôt que de sortir du lycée sans rien.

Ne choisissez pas selon votre cœur

Il peut être tentant, si vous aimez particulièrement une matière dans celle que vous étudiez au lycée, de souhaiter travailler ensuite dans un domaine qui y est lié. Ce n’est pas forcément une bonne idée. Souvenez-vous que le travail est, par nature, pénible : ce que vous aimez à titre de cours ou de loisir peut fort bien devenir un enfer si vous êtes obligé de le pratiquer tous les jours. Il est bien plus sage de se diriger vers une activité choisie rationnellement et pour ses qualités, et qui ne vous déplaît pas par ailleurs. Faites parler votre intelligence d’abord. Pensez à votre avenir, pas à votre égo, pas à une fille que vous essayez d’épater. Raisonnez.

  • Ne choisissez pas une filière parce que vous trouvez que c’est classe ou stylé de se réclamer de cette profession.
  • Ne choisissez pas une filière pour suivre une fille.
  • Ne choisissez pas une filière pour faire plaisir à vos parents.
  • Ne choisissez pas une filière parce qu’elle flatte votre égo et votre narcissisme.
  • Ne choisissez pas une filière parce qu’on en a parlé à la télé.

Le choix de votre filière de formation va affecter tout le reste de votre existence. Et on vous demande de le faire à l’âge où vous avez le moins d’expérience de la vie, et de ce qui peut réellement être utile ou pas. Alors mieux vaut se poser, réfléchir longuement et vous informer avec attention avant de prendre la moindre décision.

Les filières universitaires qui tuent

Art, théâtre, littérature, cinéma, musicologie, philosophie, histoire, sociologie, histoire de l’art … toutes ces sections, et bien d’autres, ne mènent qu’à un seul métier à peu près sûr : professeur dans ces sections. Si vous arrivez à ce statut, vous passerez donc votre vie à enseigner les rudiments de quelque chose qui vous passionne à des jeunes qui pour la plupart n’en ont rien à foutre et sont là parce qu’ils ne savent pas quoi faire d’autre. Vous n’obtiendrez de boulots tant soit peu intéressant par ces filières que si vous parvenez au niveau doctorat, auquel cas vous pourrez faire de la recherche. Attention : faire de la recherche dans ces sections mal considérées et sous-financées, ça ne veut pas dire travailler à l’exploration d’un secteur qui vous passionne. Ça veut dire passer plus de la moitié de votre temps de travail à remplir des dossiers pour chercher des financements pour des projets dont personne n’a rien à branler à part vous. Si vous êtes réellement passionné et avez vraiment envie de vous taper plus de dix ans d’études, allez-y. Mais sachez quel est le prix à payer.

Si vous voulez pratiquer ces disciplines, ne passez surtout pas par la fac : pensez Beaux-Arts, Conservatoire, etc. Cela ne vous garantit aucunement que vous trouverez du boulot (ça reste des métiers de crève-la-faim), mais au moins vous aurez une formation technique solide. De toute façon, les sections universitaires de ce type sont, pour l’essentiel, peuplées de gens qui ont échoué à l’entrée dans les vraies écoles.

Sachez par ailleurs qu’aucun cours de littérature ne vous rendra écrivain. Aucun cours de philosophie ne vous rendra philosophe. Les seules choses que de telles formations vous donneront, c’est la légitimité, aux yeux de la société, pour parler de ces sujets. Si vous aimez réellement écrire, écrivez. Si vous aimez réellement dessiner, dessinez. Lisez, renseignez-vous, imitez les plus grands pour commencer, avant de trouver votre propre patte. Mais n’attendez rien de l’université à ce niveau.

Si votre objectif dans la vie est de ressembler à ça, une L3 en sociologie, étude de genre ou histoire de l’art est appropriée.

N’oubliez pas l’apprentissage

L’apprentissage, et, dans les métiers où cela existe, le compagnonnage, sont de fabuleuses façons d’étudier et une excellente façon d’apprendre un vrai métier. Sachez qu’un bon compagnon artisan, outre une formation généralement exemplaire, ne sera vraisemblablement jamais au chômage de toute sa vie. S’il existe dans le métier que vous visez une possibilité de formation en alternance ou d’apprentissage, engouffrez-vous dans cette voie. Vous y gagnerez à tous les niveaux : vous serez payé pour étudier (vous toucherez un petit salaire; même s’il n’est pas lourd au début, c’est mieux que rien), vous serez en prise directe avec le monde du travail et vous pourrez réellement tester les réalités du terrain. Si jamais vous devez un jour changer d’avis au sujet du métier que vous souhaitez exercer, il vaut mieux vous en rendre compte après trois mois en apprentissage qu’après cinq ans d’études : c’est beaucoup moins de temps perdu.

Ce qu’il est souhaitable de souhaiter comme métier

Vous avez très certainement vos propres opinions quant au genre de vie que vous souhaitez mener. Mais si vous n’avez pas encore une idée très précise de ce qu’est le monde du travail, voici quelques critères sur lesquels évaluer un futur métier, et donc les études qui y mènent :

Le métier permet-il de gagner sa vie ? La plupart des gens qui l’exercent vous semblent-ils vivre dignement ? Si par exemple vous pensez aux métiers de chanteur ou de comédien, on peut être tenté de répondre « oui » en premier lieu. Mais c’est une erreur : ceux qui gagnent effectivement beaucoup d’argent dans ces carrières ne sont que quelques centaines et forment un mini-groupe d’ultra-pistonnés, dont le succès est souvent inversement proportionnel au talent réel. Pour un comédien à succès, vous avez 100 profs de théâtre à mi-temps dans des lycées de ZEP, 500 animateurs de vente à la foire au cochon de Pratz-del-Fourcaillou et 5000 caissières qui ont un jour rêvé du rôle de leur vie, ont sucé celui qu’elles pensaient être le mec qu’il fallait pour ça et se sont finalement retrouvées à Auchan.

Le métier est-il digne et honnête ? Les gens qui l’exercent vous semblent-ils sains, équilibrés, bien dans leur peau ? Vous semblent-ils moraux et vous inspirent-ils la confiance ? Seriez-vous fier de déclarer appartenir à cette profession ? Essayez de rencontrer plusieurs professionnels du milieu qui vous intéresse et de les juger non du point de vue professionnel mais du point de vue humain. Demandez-vous si vous aimeriez leur ressembler quand vous aurez leur âge.

Le métier est-il intéressant ? Vous permet-il de relever régulièrement de nouveaux défis, de vous perfectionner, de développer votre potentiel ? Êtes-vous curieux du monde professionnel auquel ce métier appartient ?

Le métier est-il demandé ? En d’autres termes : êtes-vous certain de trouver facilement du travail ou de pouvoir monter une activité indépendante et rémunératrice ?

Une machine peut-elle exercer ce métier ? En clair : quelles sont vos chances d’être remplacé dans un avenir proche ?

Un Chinois ou un Indien peut-il exercer ce métier à distance et donner satisfaction sur le plan professionnel ? Sachez que si c’est possible, c’est ce qui va arriver. Tôt ou tard. Toutes les professions de graphisme, de webdesign et autres métiers liés à Internet sont particulièrement concernées par ce point. Il y a dix ans, on n’employait ni les Chinois ni les Indiens à distance, parce que, bien que très peu chers, ils n’avaient pas le niveau. Aujourd’hui, beaucoup sont très bons.

Des métiers STIMulants

STIM est un aide-mémoire pour vous aider à retrouver les filières d’études qui valent vraiment la peine :

  • Sciences (on entend par « science » toute activité qui utilise massivement des mathématiques, de la géométrie ou de la logique formelle : la physique et la chimie, ainsi que la biologie, entrent donc dans cette catégorie, mais également par exemple, l’agronomie ou l’architecture)
  • Techniques (y compris artisanat et agriculture, ainsi que tout ce qui a trait au militaire)
  • Ingénierie (sous toutes ses formes)
  • Médecine (y compris la pharmacologie, les professions d’infirmier ou d’aide-soignant, etc.).

Certains ajoutent un autre M pour Management mais c’est à mon avis une erreur : les écoles de management ne forment que rarement des personnes d’une qualité humaine digne de ce nom. Pour être plus franc : ce sont pour la plupart des usines à formater des trou-du-cul qui ne savent rien faire d’autre que jouer au petit chef hystérique. Si vous devez un jour diriger une équipe, mieux vaut d’abord connaître les tenants et aboutissants d’un vrai métier et ensuite, en temps et en heure, vous former à la gestion et au management.

Ces filières STIMulantes mènent à des professions intéressantes, viriles et correctement payées. Même si vous comptez entrer dans l’armée, par exemple, il peut être intéressant de passer un diplôme d’ingénieur avant, si vous le pouvez : vous intégrerez directement une école d’officiers, au lieu de commencer troufion.

Les zombies sont vos amis

Pour différencier vrais métiers et bullshit jobs, faites confiance aux zombies

Vrais métiers et bullshit jobs : faites passer le zombie test à vos projets

Vous devez savoir qu’il existe deux catégories de profession : les vrais métiers et les bullshit jobs. Un vrai métier, c’est une activité qui correspond à un savoir-faire réel, utile pour soi et pour les autres, et pour lequel on vous paie. Un bullshit job, c’est une activité également rémunérée mais pour laquelle il n’est nécessaire de disposer d’aucune compétence réellement utile. Attention : les gens qui occupent des bullshit jobs sont souvent hautement diplômés, et très bien payés. Mais leurs compétences n’ont d’utilité que dans un cadre très strict, et elles n’ont, au final, de valeur que pour ceux qui croient qu’elles en ont.
Quand vous envisagez votre carrière future, il est important de faire la différence entre un métier et un bullshit job. Et il y a pour cela une méthode infaillible : demandez-vous si les compétences liées à la profession à laquelle vous pensez auraient quelque valeur que ce soit si, demain, tout s’arrêtait : en cas d’invasion de zombies, par exemple. Au milieu d’un tel chaos, quelles compétences sont utiles ?

Les métiers qui passent ce zombie test sont ceux qui disposent d’un vrai savoir-faire. Ainsi, un mécanicien, capable de réparer, voire de construire, une voiture, dispose d’un vrai métier. Un ingénieur en informatique, capable de continuer à faire fonctionner certains systèmes et d’exploiter ce qu’il reste de la technologie, aussi. Un agriculteur, capable de faire pousser de la nourriture, également. Un militaire, capable de se battre et d’organiser les survivants, aussi. Idem pour un médecin, un infirmier, un électricien, et ainsi de suite. Un agronome servira à quelque chose, un menuisier, un vétérinaire ou un vigneron également. Même un scientifique pur et dur, genre chercheur au CNRS, peut s’avérer utile, ne serait-ce que pour préserver le savoir.

A l’inverse, un community manager (c’est-à-dire le mec qui a les accès au compte Twitter de son entreprise) se retrouvera, s’il survit, tout en bas de l’échelle sociale, car dénué de toute utilité réelle; c’est le genre de type qui sera employé à creuser des tranchées ou charrier des trucs lourds (à condition qu’il en ait le physique, ce qui n’est pas gagné), et qu’on pourra éventuellement sacrifier en le livrant aux zombies si ça permet de sauver le reste du groupe. Idem pour un chef de projet événementiel, un responsable de rayon dans la grande distribution, un conseiller en marketing, la plupart des juristes, l’immense majorité des emplois administratifs, la quasi-totalité des enseignants et des responsables associatifs, l’intégralité des journalistes et des politiques, etc. Toutes ces professions constituent, à l’évidence, des bullshit jobs. Même chose pour la plupart des coachs, des commerciaux, des consultants, des managers et ainsi de suite.

Globalement, vous pouvez considérer qu’à l’exception des postes d’ingénierie ou de technicien hautement qualifié (et encore, pas tous), tout métier qui n’existait pas du temps de votre grand-père est un bullshit job. Les vrais métiers d’avenir sont ceux qui ont un passé. Tout simplement parce qu’avec ceux-là, vous avez la certitude d’avoir affaire à une activité professionnelle réellement utile et universelle.

Les raisons pour lesquelles vous devriez préférer un vrai métier à un bullshit job sont multiples, mais il y en a au moins deux qui doivent retenir votre attention :

  • Avec un vrai métier, vous serez bien plus rarement au chômage, et pour beaucoup moins de temps. Vous aurez également bien plus de facilités à travailler en indépendant.
  • Un vrai métier, est, globalement, bien plus viril qu’un bullshit job : vous y croiserez des gens plus sains et plus intelligents, mieux équilibrés et de meilleure compagnie. Vous en tirerez également une satisfaction quant à votre activité bien supérieure : se coucher le soir en se disant qu’aujourd’hui on a construit un meuble qui durera cent ans, qu’on a guéri une personne, qu’on a mis en bouteille un vin ou qu’on a fait son devoir de soldat, c’est autre chose que de se dire qu’on a augmenté le nombre de followers de sa boîte.

Langues étrangères : une carte maîtresse qui fait toute la différence

Quel que soit le champ professionnel que vous visiez, bien connaître une langue étrangère ne pourra jamais vous desservir. Dans le pire des cas, ce sera inutile. Mais selon toute vraisemblance, cela vous permettra de faire la différence entre vous et d’autres candidats de même niveau de compétence. Et cela vous ouvrira quantité d’opportunités que d’autres n’auront pas.

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Aller faire des études à l’étranger, c’est intéressant pour la langue. Pour la découverte des produits locaux, aussi

Idéalement, vous devriez parler, ou, au moins, comprendre couramment l’anglais. Une bonne façon de tester votre niveau ou de l’améliorer est tout simplement de pratiquer : regardez vos sériez préférées en VO (sous-titrée en anglais dans un premier temps, puis plus sous-titrée du tout), lisez quelques bouquins, journaux ou sites en langue originale également.
Le souci, avec l’anglais, c’est cependant qu’à partir d’un certain niveau de qualification, tout le monde y a des bases assez solides. Il vous faudra donc autre chose en plus pour vous différencier. A vous de décider de la deuxième langue à laquelle vous allez vous atteler, mais mieux vaut en choisir une qui ne soit pas trop commune dans le monde francophone : le russe, le chinois ou le japonais peuvent être de bonnes idées. Si vous avez des envies de voyage, misez sur l’espagnol : quelqu’un qui parle à la fois anglais, français et espagnol peut se déplacer sans problème dans près de 70% du globe et être sûr de toujours trouver un interlocuteur.

Si vous avez l’occasion d’aller passer un an d’études à l’étranger, où que ce soit, allez-y. Vous en reviendrez bilingue, avec un paquet d’expériences nouvelles et de contacts, et vous y aurez sans doute énormément gagné en maturité. Il est possible, selon le pays de destination, que cela vous faire perdre un an par rapport au cursus français. Aucune importance : ça en vaut absolument la peine.

 

Voilà ! Il y a sans doute beaucoup de choses à dire en plus, et peut-être d’autres personnes auront-elles des conseils complémentaires à vous donner (auquel cas, la section commentaires est là pour ça). Mais voici, à tout le moins, ce que j’aurais aimé savoir à votre âge, et ce que je dirais aujourd’hui à mon fils s’il était lycéen. 

Illustrations : Matese Fields averie woodard Daniel Jensen David Kennedy

 

Une suggestion d’un lecteur :

Si on a une personnalité plus littéraire et qu’on ne veut pas être prof, il s’agit de viser un objectif bien précis et bien pensé. En grattant un peu, on découvre de nombreux métiers « STIM » qui demandent une fibre littéraire. Le « littéraire » est donc avantagé, dans ces métiers il a une longueur d’avance : un esprit, un doigté ou une capacité d’analyse que d’autres mettront des années à acquérir. Ce qu’il lui faut, c’est de sortir de sa zone de confort pour apprendre une compétence technique monneyablepar la suite. S’il le fait, il disposera d’une palette de compétences appréciée dans le monde du travail. Pour ma part, en bon littéraire, j’ai fait une licence d’histoire et sciences politiques avec un objectif précis en tête (j’aurais pu faire science po mais j’ai préféré me former qu’être formaté), juste après ma licence, qui me servait de base pour améliorer ma culture générale et apprendre l’analyse, j’ai bifurqué vers deux ans d’études techniques en lien direct avec mon objectif. Je fais aujourd’hui du renseignement ( je peux le dire car j’ai choisi de travailler dans le privé). C’est pour moi un métier qui a du sens car il protège des emplois français. Mes compétences d’analyse renforcées par la licence d’histoire me servent tous les jours. On ne confiera pas ce metier à un robot (encore moins à un chinois) et il est transposable si on le passe au test du zombie. Autre exemple, mon grand père était littéraire : il a fait un CAP dans un métier très technique et s’est servi de ses compétences littéraires pour se faire reconnaître par ses pairs, valoriser sa profession au sein des chambres de commerce, et prendre des décisions économiques heureuses en se basant sur sa connaissance de l’humain. Merci pour l’article et fuyez les conseillers d’orientation !

Martial
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