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Au début du quatrième siècle avant notre ère, Rome, qui n’est encore qu’une petite cité italienne parmi d’autres, est en crise. La jeune république, établie en 509, est menacée de toutes parts : la guerre contre la cité étrusque de Véies a certes été une victoire, mais une victoire coûteuse. Et le coup le plus dur pour le moral du peuple et du sénat de Rome a sans nul doute été la mise à sac de la ville basse par les pillards du peuple gaulois des Senons, menés par Brennus, en 390 : les Romains ont eu à payer un humiliant tribut pour voir partir les barbares. Le régime est fragile, et sa consolidation appelle des hommes forts.

Le Sénat choisit alors de faire appel à Marcus Furius Camillus (dit Camille), un ancien général et sénateur, autrefois exilé pour des raisons politiques. On met entre les mains de cet homme providentiel tous les instruments du pouvoir, le nommant dictateur, et on fait confiance au destin, des oracles ayant décrit Camillus comme un dux fatalis (un instrument de la destinée, pour le meilleur ou pour le pire). Camille va commencer par reprocher vertement le paiement d’une rançon aux Gaulois : Nos pères, dira-t-il, nous ont appris à sauver notre patrie par le fer, et non par l’or. Rassemblant les débris d’une armée malmenée par une campagne précédemment désastreuse, ralliant les cités italiennes alliées de Rome, il poursuit les Gaulois, les rejoint sur la route de Gabies et leur inflige une défaite qui les chasse d’Italie, et au cours de laquelle il récupère la rançon. L’honneur militaire de Rome est sauf. Mais cela ne suffit pas à Camille. Il estime qu’il lui faut également relever les mœurs.

Ennemis extérieurs et ennemis intérieurs

Quinze ans plus tôt, déjà, alors qu’il exerçait la charge de censeur, Camille avait pris des mesures à l’encontre du célibat galopant et de la dissolution du noyau familial, notamment en taxant les célibataires et les couples sans enfants, bien trop nombreux dans la société romaine. Selon Plutarque, il aurait justifié la mesure ainsi :

La Nature, en vous donnant la vie, vous donne également le devoir de transmettre cette vie. Vos parents, en vous élevant, vous obligent, sous peine de déshonneur, à élever vous-même une postérité.

Camille va profiter des pouvoirs qui lui sont conférés pour encourager à nouveau un certain ordre moral et restaurer les valeurs familiales traditionnelles. Par ailleurs, bien que conservateur et opposé aux lois en faveur du petit peuple, il préférera transiger et accepter l’établissement de plusieurs mesures sociales importantes, plutôt que de risquer de plonger Rome dans une guerre civile. Quoique Camille lui-même se réfère fréquemment aux usages des temps passé, c’est bien à lui (ainsi qu’à son prédécesseur Cincinnatus) que feront référence les auteurs et penseurs postérieurs qui, jusqu’à la fin de l’Empire Romain, useront du terme Mos Majorum (« les mœurs des anciens », ou encore « les coutumes de nos pères ») pour parler des pratiques et valeurs sociales qui ont fait la puissance et la solidité de Rome, et sans lesquelles l’Urbs ne serait restée qu’une cité-État parmi d’autres.

Bien située mais pas tant que cela, moyennement peuplée, pourvue d’une agriculture de bonne qualité mais sans ressources naturelles rares (pas même de mine de fer aux environs immédiats), Rome, en effet, a eu à compter, pour sa grandeur, sur son organisation interne, et surtout sur ses valeurs sociales.

Mos Majorum

C’est le Mos Majorum, au moins autant que les légions, qui a fait la grandeur de Rome.

Les moeurs de nos pères

Au titre de l’individu, le Mos Majorum est basé sur sept principes fondamentaux :

  • Constantia : stabilité, sûreté, le fait de s’en tenir à ses engagements et aux décisions prises.
  • Fides : loyauté, respect de la parole donnée, respect de la loi, civisme, et possibilité de se faire confiance entre citoyens.
  • Frugalitas : rejet des luxes inutiles, simplicité dans les goûts, préférence pour les choses pratiques au détriment des ornements
  • Gravitas : respect de l’étiquette et des coutumes, sérieux dans l’attitude, dignité.
  • Majestas : patriotisme, sentiment d’appartenir à un peuple à la haute destinée, sentiment qu’être citoyen romain est, quelle que soit sa classe sociale, un privilège en soi.
  • Pietas : l’ensemble des devoirs envers les dieux, la patrie et la famille. Le respect que l’on doit à son père est perçue comme une forme de piété, au même titre que celui que l’on doit aux dieux, ou au Sénat.
  • Virtus : qualités viriles, courage, activité, énergie, volonté.

Au-delà de l’individu, le Mos Majorum se base sur un patriarcat fort : les pères ont droit de vie et de mort sur leurs enfants, dont ils sont par ailleurs intégralement responsables des actes devant la loi. Quand un enfant naît sous leur toit, qu’il soit ou non celui de leur femme, ils peuvent le considérer comme le leur ou pas : l’enfant reconnu par le père est à lui ; celui qu’il ne reconnaît pas est abandonné à la rue (il finira généralement récupéré par un marchand et réduit en esclavage). Très respectée en tant que matrone (mère de famille), l’autorité de la femme s’étend sur l’ensemble du foyer (au sein duquel elle a un rôle de gardienne, y compris sur le plan religieux et magique), juste après celle de son époux, mais pas au-delà : hors de son foyer, elle est une mineure, sous la tutelle légale de son époux (ou, si elle se retrouve veuve ou n’est pas encore mariée, de son père).

Coups de canif dans la Lex Oppia

A chaque étape de sa montée en puissance, Rome connaîtra un peu plus de richesse et de confort : eau courante, système d’égouts, divertissements publics gratuits, distributions publiques de nourriture, de vêtements, d’argent, pensions diverses. Les richesses de la Méditerranée affluent dans l’Urbs ; les esclaves se chargent de toutes les tâches difficiles, puis de quasiment toutes les tâches tout court. Et chacune de ces étapes s’accompagnera d’un certain relâchement des mœurs, qui poussera les dirigeants, soucieux de l’exemple de Cincinnatus et de celui de Camille, à rappeler le Mos Majorum et à éviter les dérives. Après chaque revers, en particulier, les Romains se feront plus stricts et plus sévères dans l’observation du Mos Majorum, comme si, face aux richesse et au risque d’amollissement, c’était le seul moyen de conserver vif et vivace l’esprit à la fois conquérant et résilient qui était le leur.

Ainsi, par exemple, durant la difficile deuxième guerre punique, le Sénat adopta-t-il la Lex Oppia (Loi Oppia, du nom du tribun Gaius Oppius, qui en avait été à l’origine), qui interdisait strictement les parures somptueuses, les vêtements de pourpre et autres luxes visibles dans l’enceinte de Rome. Cette loi, qui toucha surtout les femmes (les hommes, par l’observation de la Gravitas, étant moins concernés par le luxe visible), était destinée à ce que toutes les ressources disponibles aillent à la guerre, et non à l’ostentatoire. Mais après la fin du conflit, en 195 avant notre ère, une importante manifestation de femmes romaines réclama son abrogation. Elles protestaient contre le fait d’être mal jugées si elles se vêtaient avec trop de recherche ou de manière trop ostentatoire ; on dirait aujourd’hui qu’elles manifestaient contre le slut shaming. Caton l’Ancien, alors consul, s’opposa à cette abrogation. Non pas parce qu’il jugeait nécessaire le maintien de la loi, mais parce qu’il estimait que céder à des demandes aussi frivoles ne pouvait rien présager de bon pour l’avenir. La loi fut abrogée. Mais c’était bien Caton qui avait raison.

Metellus et le mal nécessaire

Dans les décennies et les siècles qui suivirent, on assista, progressivement mais de manière constante, à un recul du Mos Majorum et à une avancée de ce que nous appellerions aujourd’hui La Jeune Fille : narcissisme, goût du lucre et des plaisirs. L’autorité paternelle s’étiole au sein de la famille. L’expansion de Rome à travers tout le bassin méditerranéen, en appelant aux quatre coins du monde connu l’installation de citoyens pour servir de cadres, de forces d’occupation, de marchands et autres, amena à une certaine dilution des familles au sein de groupes aux mœurs et cultures différents. Dans le même temps, l’installation à Rome même et en Italie de communautés issues des nouvelles provinces ne se fit pas toujours sans mal, même si la plupart finirent par être intégrées au mode de vie commun.

Dès le deuxième siècle avant notre ère, on assiste à un changement radical dans la famille romaine : l’autorité du père s’étiole ; les mariages sine manu (dans lesquels l’épouse reste sous la tutelle de son père, et ne passe pas sous celle de son époux) se multiplient, les divorces deviennent monnaie courante, le célibat (pour les hommes comme pour les femmes) explose. Un grave problème de dénatalité apparaît. En 131 avant notre ère, le censeur Metellus Numidicus tire la sonnette d’alarme, au cours d’un célèbre discours :

Quirites [quirite = romain] ! Si nous pouvions vivre sans épouse, soyez bien certains que nous nous passerions tous volontiers de cet ennui. Mais la nature a décidé que nous le devions et nous a imposé de ne pouvoir ni vivre avec bonheur avec elles, ni vivre sans elles. Aussi nous faut-il prendre courage, regarder le salut et l’avenir du peuple de Rome, plutôt que de ne considérer que notre plaisir et notre joie immédiate.

En clair : ce que nous dit Metellus, c’est que les femmes romaines sont devenues si insupportables qu’une très grande partie des hommes sont en train de devenir des MGTOW. Le succès de la mobilisation contre la Lex Oppia a en effet encouragé à d’autres revendications. S’il serait abusif de parler de mouvements féministes au sens réel du terme, on assiste à de nombreuses exigences d’une société moins stricte, aux mœurs plus libres, et dans laquelle le choix individuel est davantage respecté, au détriment des valeurs communes.

MGTOW romain

Dès l’époque de Metellus, l’homme romain moyen tend à tourner MGTOW. Les mêmes causes provoquent les mêmes effets.

De fait, la cellule familiale est alors en train de se dissoudre. Ce qui maintient l’existence de bien des familles, c’est la coutume de l’adoption, très facile et très courante à Rome, y compris à l’âge adulte : bien des hommes, dès lors, ne voient pas la nécessité de s’encombrer d’une épouse devenue exigeante, pénible, dépensière et débauchée, puisqu’il leur suffit, à quarante ans, d’adopter leur neveu, ou même le troisième ou quatrième fils d’un ami (ou, beaucoup plus rarement, l’enfant conçu hors mariage avec une servante), pour en faire leur héritier. Cette coutume maintient les familles sous assistance respiratoire quelques générations de plus, et fait, un temps, illusion. On se met également, pour maintenir le nombre des citoyens, à intégrer à tour de bras en leur sein des personnes issues de peuples vaincus : d’abord les autres peuples italiens, puis ceux des vieilles provinces, comme la Narbonnaise ou l’Hispanie.

Les tentatives d’Auguste

Un siècle plus tard, durant la guerre contre Antoine, Auguste, constatant lui aussi la lente dégradation du corps des citoyens, tente de redresser la barre. Il remet à l’honneur le Mos Majorum, émet des lois pour rendre plus difficiles et plus longs les divorces (afin d’empêcher le divorce sur un coup de tête), donne des avantages (accès prioritaire à certaines fonctions) aux pères de trois enfants et plus, célèbre les matrones vertueuses, punit publiquement l’adultère. Son règne voit l’apogée de Rome. Mais l’apogée, c’est aussi les dernières années avant le début du déclin. Car si Auguste parvient à régenter les comportements publics, il est impuissant à conquérir les cœurs : sans doute la fin de son règne ressemble-t-elle un peu à l’Iran actuel ; ordre moral de façade, mais fêtes privées à l’abri des regards et grand relâchement des mœurs. Autre écueil dans les lois d’Auguste : elles portaient surtout sur les héritages et taxaient les personnes s’éloignant le plus du Mos Majorum. Ce qui signifie qu’elles ne concernaient, in fine, que les plus riches : pour les plus pauvres, donc la majorité, elles n’avaient quasiment aucun effet.

Après l’arrivée au pouvoir de Tibère, pourtant réputé conservateur, les lois d’ordre moral d’Auguste sont abandonnées. Tout est désormais permis. La famille romaine n’existe quasiment plus, sinon à l’état de reliquat. Si le mariage perdure pour des raisons de transmission de patrimoine ou d’alliance politique, il est fréquent de divorcer quatre ou cinq fois dans sa vie, parfois même sans en avertir son conjoint à l’avance (s’il est en déplacement, il recevra une lettre à son retour, annonçant le divorce, et éventuellement votre remariage). La situation est telle que quand, au deuxième siècle de notre ère, Marc Aurèle, l’empereur philosophe, doit affronter les Marcomans (des peuples germaniques qui menacent la frontière danubienne de l’Empire), il en est réduit à enrôler comme soldats des forçats, des brigands et des esclaves : il ne dispose tout simplement plus d’assez de citoyens pour lever des légions. Rome a beau être la ville la plus peuplée du monde, on a eu beau intégrer en masse à la citoyenneté les Gaulois, les Ibères, tous les peuples d’Italie et de Sicile, rien n’y a fait : les nouveaux citoyens ont, en quelques générations, adopté les mêmes travers que les plus anciens. Le Mos Majorum est désormais bien loin.

La suite est connue : face à la dénatalité des citoyens et à leur amollissement, les dirigeants romains en viennent non plus à repousser les barbares à leurs frontières, mais à pactiser avec eux. En échange d’un peu plus de paix et d’un sentiment de sécurité, ils démantèlent les limes et installent, en lieu et place des anciens forts, des peuples guerriers, chargés de veiller sur la sécurité de l’Empire. On dirait, aujourd’hui, qu’ils privatisent leur propre défense. Cela dure un temps. Jusqu’à ce que les nouveaux venus se rendent compte que le roi est nu et qu’il n’y a plus rien ni personne pour s’opposer à eux. Ils disposent désormais de la suprématie militaire ; l’acquisition du pouvoir politique, et la division de l’Empire en une multitude de petites principautés dirigées par d’anciens chefs barbares n’est plus qu’une question de temps. L’Histoire fait un bond en avant, tandis que les arts, les lettres, l’architecture, la philosophie et la science mettront plus de mille ans à se relever de la chute. A titre d’exemple : la grande voute du Panthéon, à Rome, construite sur l’ordre d’Agrippa vers 25 avant notre ère, fait plus de quarante mètres de diamètre et est toujours debout, malgré le temps et plusieurs tremblements de terre. Durant tout le Moyen-Age et le début de la Renaissance, les Papes ont lorgné avec une certaine aigreur sur cet édifice païen dont la majesté surpassait celle de Saint-Pierre. Ce n’est qu’en 1506, et après de multiples tentatives infructueuses, que l’on parviendra enfin à construire pour la basilique papale une coupole presque aussi imposante, et qui ne se cassera pas la gueule. En termes de connaissance et de maîtrise architecturale, quinze siècles de perdus, donc.

féminisme et Mos Majorum

Il est exagéré de considérer que c’est le féminisme qui a tué Rome. Ce qui a tué Rome, c’est la cause de ce féminisme : l’oubli du Mos Majorum, en particulier. Le féminisme lui-même n’est qu’un épiphénomène.

Certains estiment, notamment dans la manosphère américaine, que c’est le féminisme qui a tué Rome. C’est là une idée très exagérée. Le féminisme en tant que tel n’existait pas dans l’Antiquité, la différence entre hommes et femmes, tant sur le plan physique que sur celui des droits et devoirs envers la société, étant alors une évidence pour tous et pour chacun. Le phénomène qui, en détruisant le Mos Majorum, a fini par amener à la fin de la civilisation romaine, en est cependant proche. Plus exactement : le féminisme, au sens où nous l’entendons aujourd’hui, n’en est qu’une facette et une manifestation, mais ni la racine, ni la nature profonde.

Ce phénomène, c’est avant tout une forme d’individualisme fondamental, dans lequel l’individu, en bon Dernier Homme, crache sur le passé, renie les mœurs de ses pères, et estime que les réponses d’hier ne sont pas appropriées aux questions d’aujourd’hui. Ce en quoi, d’ailleurs, il peut avoir raison. Parfois. Mais en faire un principe systématique est à n’en pas douter une erreur. Plus généralement, c’est la paresse et le goût des plaisirs immédiats, le sentiment que la société nous doit quelque chose (et non l’inverse), la volonté d’émancipation individuelle d’envers les carcans sociaux, la recherche d’un développement exclusivement personnel, qui ont miné le Mos Majorum.

D’hier à aujourd’hui

Le premier signe de la chute fut la révocation de la Lex Oppia : quand le goût du luxe, de l’apparat et du confort devient revendication politique, c’est signe que la société ne parvient à se focaliser sur rien de plus sérieux ni de plus raisonnable, et c’est plutôt mauvais signe. Comme dans bien d’autres cas, avant et après elle, Rome n’a pas été assassinée : elle s’est suicidée, ou, plus exactement, elle s’est laissée mourir. Il n’y a de grande civilisation que quand il y a de grandes idées pour la soutenir. Plusieurs siècles durant, le Mos Majorum, en tant que code de comportement et de morale, a été la colonne vertébrale de Rome. Son délitement, puis son effondrement, enfin son oubli, ont précédé de peu ceux de la civilisation qui s’appuyait dessus. Constantin a bien essayé de le remplacer par une autre grande idéologie unificatrice (le christianisme, en l’occurrence) mais il était déjà trop tard : tout au plus a-t-il réussi (ce qui n’est déjà pas mal) à offrir à la partie orientale de l’Empire mille ans de vie de plus.

Orgie et mos majorum

Fortement condamnée par le Mos Majorum, l’orgie, souvent beuverie et parfois partouze, n’est pas très différente de bien des pratiques contemporaines.

Si tout cela vous rappelle des situations contemporaines, c’est normal : nous vivons, en accéléré, une évolution très similaire à celle de la Rome républicaine, puis impériale. Ignorer l’histoire, c’est se condamner à la répéter, les mêmes causes amenant les mêmes effets. L’humain n’a pas changé, en deux mille ans, et ses travers restent les mêmes. Que notre civilisation survive ou qu’une autre lui succède, après effondrement, une chose est certaine : nous ne construirons rien de grand, ni de durable, sans un solide Mos Majorum.

Au même titre que le stoïcisme, dont il est à bien des égards une manifestation, le Mos Majorum a contribué à forger des générations d’hommes qui, des rives de la Méditerranée aux forêts de Germanie, des bords de l’Océan Atlantique à l’Euphrate, ont établi l’un des empires les plus grands, les plus brillants et les plus durables de l’Histoire humaine. Ce n’est pas par hasard. Tout comme ce n’est pas par hasard qu’un autre grand empire que l’on peut lui comparer, l’empire chinois, s’est lui aussi appuyé, durant toute son histoire et jusqu’à ce jour, sur un patriarcat fort et une pensée (le confucianisme) qui, si elle s’exprime différemment, est dans la pratique très proche du Mos Majorum. 

Illustrations : Juliana Malta Mike Gorrell Matteo Vistocco

Martial
Martial
Martial ayant appris à tirer à l'école des Stormtroopers impériaux, il a fini par prendre conscience que la carrière militaire n'était pas pour lui. Depuis, il diffuse sur Internet sa haine et sa frustration à l'encontre de ces p*** de rebelles et de l'incompétence des ingénieurs de l'Empire. Actuellement, il dirige Neo-Masculin, collabore à École Major et participe au Bistrot des Gentilshommes

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