Pierre-Yves Rougeyron et la crise de la virilité

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Pierre-Yves Rougeyron est un brillant jeune homme. Conférencier, assistant parlementaire, auteur et directeur de collection, il anime le Cercle Aristote, un think tank néo-gaulliste. Lequel think tank est loin d’avoir une position partisane fermée : on trouve en effet, parmi ses intervenants des souverainismes de droite comme de gauche, des républicains pur sucre, des laïques, des proches de Debray, des économistes, et bien d’autres. L’ensemble a en commun un regard critique sur la société contemporaine, un refus de la société du tout-marché, un certain sens des valeurs viriles positives et le désir d’un débat politique intelligent, profond et étayé. Les conférences du Cercle Aristote, et celles de Pierre-Yves Rougeyron en particulier, on cela de précieux, de vertueux et de rare qu’on peut en écouter une dans son intégralité, être en désaccord complet avec l’orateur sur bien des points, et néanmoins en ressortir en ayant le sentiment qu’on a appris des choses, compris les fondements d’un point de vue que l’on ne partage pas nécessairement ou encore saisi les soubassements d’une situation, d’une idéologie, d’une pensée. C’est donc de la politique au sens le plus noble du terme : un discours sur les fondations et l’intérêt de la Cité et de l’État, sur le bien commun, sur le destin collectif.

Dans cette conférence, Pierre-Yves Rougeyron s’attaque à la notion de virilité, non pas seulement en tant que vertu individuelle, mais aussi et surtout au travers et au sein de la société. Il interroge la dévirilisation des sociétés occidentales et en dresse un constat sans concession, tout en évoquant les possibilités d’une virilité future, réinventée.

Julien
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