Le principe de la jeune fille : le féminisme d’un point de vue social et politique

567
3
Share:

Cette vidéo, neuvième épisode de l’excellente série Jalons de conscience, présente les principes féministes et égalitaristes contemporains d’un point de vue que l’on pourrait qualifier de marxiste, c’est-à-dire en le replaçant dans un contexte de lutte des classes et de contrôle des consciences par la classe dominante. Il ne faut en effet jamais oublier que les mouvements féministes  de type Femen ou Osez le féminisme sont soutenus, financés et protégés par de puissants intérêts privés autant que par des organismes d’État : ils ne sont en aucun cas des acteurs autonomes de la société, mais bien des agents au service d’autres causes. La vidéo présente le principe de la jeune fille : en gros, il faut comprendre que l’individu souhaitable, pour une société capitalisme libérale et mondialisée, est un individu dont le degré de conscience politique, d’intelligence, de profondeur et de discernement est équivalent à celui d’une toute jeune fille. Le principe de la jeune fille, c’est la réduction de tous les êtres à leur entité marchande, superficielle, narcissique et décérébrée. Le tout avec l’aide et la bénédiction des mouvements dits de libération de la femme, lesquels, sous couvert de féminisme, sont en réalité les laquais idéologiques du Grand Capital.

Car contrairement à ce que croient beaucoup de naïfs, le féminisme de troisième vague n’a rien d’une idéologie de gauche. Bien au contraire : à forte tendance totalitaire dans sa dynamique, il offre au capitalisme libéral des armées innombrables d’idiot.e.s utiles, prêts à renier le réel au nom de l’idéologie, à attaquer toutes les forces non-marchandes ou susceptibles de s’opposer à la marchandisation du monde (État, religion, morale classique, famille, identités individuelles…) et à promouvoir la venue d’un Homme Nouveau idéologiquement correct. En définitive, ce féminisme-là est un mouvement que l’on peut apparenter à l’extrême-droite orléaniste (1). Un antifascisme réaliste et bien compris ne peut être qu’antiféministe, ou en tous les cas opposé au féminisme de troisième vague.

 

Au passage, merci à Joakim pour m’avoir fait connaître Jalons de conscience.

 

(1) : l’orléanisme est l’un des trois avatars de ce qu’on appelle la droite en France; en réalité, ces trois mouvements n’ont que très peu à voir les uns avec les autres et les rassembler sous un même vocable est très artificiel. On distingue en effet : le légitimisme (droite catholique traditionnelle : foi, devoir, famille, charité, identité chrétienne de la France, intervention de l’État dans l’économie sur des critères moraux…), le bonapartisme (patriotisme, gloire militaire, unité de la nation, État fort, intérêt supérieur de la nation primant sur le marché comme sur les intérêts individuels, intervention de l’État dans l’économie sur des critères d’intérêt national) et l’orléanisme (libéralisme économique, culturel et moral, individualisme, liberté individuelle forte, État limité à sa plus faible expression, rôle du politique limité à la facilitation des affaires et au maintien de l’ordre public et des infrastructures). Bien entendu, aucun mouvement politique n’est 100% « pur », et chacun emprunte des parts plus ou moins importantes aux trois tendances. Le gaullisme, par exemple, est un bonapartisme, tandis que le macronisme est un orléanisme.

Martial
Share: