Principe Pilule Rouge #15 : contrat implicite et moindre besoin

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L'amour et le sexe sont un contrat

Dans toute relation entre un homme et une femme, c’est, par contrat implicite, la femme qui décide s’il y aura ou non rapport sexuel. Cela concerne à la fois les rapports ponctuels (types coup d’un soir) et les relations sexuelles au sein du couple. Les besoins de la femme en la matière étant inférieurs à ceux de l’homme, c’est elle qui est en position de force, et donc elle qui prend la décision. En règle générale, l’homme est toujours demandeur.

A l’inverse, c’est l’homme qui décide si, à la suite de ce rapport sexuel, il y aura ou non relation suivie. Ses besoins émotionnels et relationnels étant inférieurs à ceux de la femme, c’est le plus souvent elle qui est en position de demandeuse à ce niveau, et donc lui qui est en position de prise de décision.

Le contrat implicite au sein d’une relation de couple est intimement lié à cette notion d’échange et de rapport de force, chacun ayant la maîtrise de son domaine de moindre besoin : la femme veut de l’engagement dans la relation et offre du sexe en échange ; l’homme veut du sexe et offre de l’engagement en échange. Si ce contrat est qualifié d’implicite, c’est parce qu’il n’est que rarement avoué directement comme tel : la plupart des gens agissent en tous points comme si le contrat existait, sans pour autant avoir conscience de son existence.

L’existence d’un tel contrat ne veut pas dire qu’il n’y a pas, en cette matière comme en d’autre, des formes de délinquance relationnelle, c’est-à-dire d’attitudes ou de comportements dans lesquels l’individu fait fi de l’accord implicite (voire de la loi) et ne s’estime pas engagé tant qu’il n’a rien promis explicitement à titre personnel. Ainsi, bien des hommes souhaitent du sexe sans engagement, et bien des femmes souhaitent de l’engagement sans sexe ; en bref : avoir ce que l’on veut sans le payer.

  • La délinquance relationnelle masculine s’appelle le viol, l’agression sexuelle, le harcèlement
  • La délinquance relationnelle féminine s’appelle la manipulation, l’usage de Chevaliers Blancs et la friendzone.

Le viol est puni très sévèrement (et à juste titre) par la loi.
En revanche, dans notre système gynocentré, la délinquance relationnelle féminine n’est pas punie. De même, au sein d’un couple, une femme a le droit de refuser d’avoir des rapports sexuels avec son mari, au motif qu’elle n’en a pas envie. Si son époux tente de la forcer à tenir sa part du contrat, elle est en droit de faire appel à la force publique et l’envoyer en prison. Son mari, à l’inverse, n’a pas le droit de refuser de participer à l’entretien financier du foyer, par exemple, au motif qu’il n’en a pas envie. Si sa femme veut le forcer à tenir son engagement, elle peut, là encore, faire appel à la puissance publique. Elle en obtiendra un divorce et une pension, c’est-à-dire la satisfaction de son besoin d’engagement matériel sans aucune obligation sexuelle de sa part, et dans le même temps la ruine de la capacité de son ex-époux à créer de nouvelles relations de couple durables (pas d’argent, pas de couple).

Le principe de moindre besoin est un élément essentiel de toute relation, qu’elle soit sentimentale, sexuelle ou amicale : celui qui a le pouvoir sur un aspect donné de la relation, c’est celui qui a le moins besoin de l’autre en la matière. Celui qui est demandeur et dépend de l’autre est toujours le dominé.

Illustration : Bart LaRue

Martial
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