Séduction et lâcheté : ces barrières qui vous empêchent d’avancer

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La timidité et la lâcheté

Le manque de courage est certainement l’un des handicaps les plus importants en matière de séduction. Bien des hommes, par lâcheté, renoncent à tenter leur chance de crainte d’être rejetés, oubliant, bien souvent, que le rejet est la chose la plus commune et normale qui soit et qu’il vaut mieux essuyer un rejet que garder un regret. Quand ils ne s’abstiennent pas entièrement d’approcher une femme qui les intéresse, les hommes manquant de certitude ou de courage en matière de drague n’hésitent pas à construire autour d’eux-mêmes et autour de leur cible d’imposantes barrières, destinées dans leur esprit à rendre un éventuel rejet moins douloureux mais qui, en réalité, les empêchent d’aller jusqu’au bout de leur démarche de séduction. Examinons quelques-unes de ces barrières…

La mentalité hypogame

Barrière très courante, la mentalité hypogame consiste à penser, lorsqu’une femme semble s’intéresser à vous, que bon, d’accord, elle n’est ni votre genre, ni vraiment attirante ou intéressante à vos yeux, mais c’est mieux que rien. C’est le type de pensée qui vous amène à ne fréquenter et à ne baiser, au final, que des filles qui, sans forcément vous sembler repoussantes, vous plaisent moyennement, voire vous déplaisent, mais que vous tolérez parce que vous êtes certain de ne pas pouvoir lever mieux. C’est la même mentalité qui, sur un site de rencontre, vous fait tenter d’entrer en contact avec toutes les nanas de votre secteur, et pas seulement celles qui vous tentent : du coup, vous pouvez vous retrouver submergé par des messages sans intérêts de femmes sans intérêts, ce qui vous prive du temps que vous pourriez consacrer à celles qui vous plaisent vraiment. Si l’hypogamie n’est pas forcément à rejeter quand elle vous permet une petite soirée sexe sans conséquences avec une nana qui s’intéresse à vous, elle ne doit, en revanche, pas vous submerger, et surtout pas vous priver des occasions de poursuivre vos véritables cibles. Le fait de renoncer à celles que vous voulez, par peur de perdre celles que vous pourriez avoir mais ne désirez pas, est une forme de lâcheté.

Trop belle pour moi

Cette lâcheté est à la fois opposée et complémentaire de la précédente et elle n’est pas moins courante. Elle consiste à croire que parce qu’une fille est très belle, elle est hors de votre portée. Or les filles les plus jolies ne sont, bien souvent, pas plus difficiles à draguer que les moches. Il arrive même qu’elles soient bien plus agréables et bien plus accessibles. La moche, en effet, rêve depuis toujours de pouvoir envoyer balader un mec qui l’approche : c’est valorisant pour son égo et ça lui permet d’avoir l’impression que, du coup, elle boxe dans la même catégorie que la jolie. Du coup, si elle a la possibilité de rejeter un mec de manière humiliante, au moins une fois de temps en temps, il est très possible qu’elle le fasse. La jolie, habituée à plaire, s’attend à des réactions masculines positives, y est habituée et trouve cela normal. De plus, justement du fait de l’effet Trop belle pour moi, elle n’est pas abordée aussi souvent qu’on le croit. Bref, c’est comme au Loto : 100% des gagnants ont tenté leur chance. Et la seule tentative de séduction dont on peut être certain qu’elle ne donnera jamais rien, c’est celle qu’on ne tente pas. 

Pas son genre

Cette lâcheté est similaire à Trop belle pour moi mais se base sur autre chose que sur la beauté. C’est celle qui vous arrête lorsque vous vous découvrez une attirance pour une femme plus âgée ou plus jeune que celles que vous pensez pouvoir séduire, plus mince ou plus grosse, ou encore d’un type ethnique différent, d’un milieu culturel ou religieux que vous pensez vous être interdit, et ainsi de suite. Contrairement à ce que vous pourriez croire, ça n’est pas parce qu’une femme ne ressemble pas à celles avec lesquelles vous avez déjà eu du succès que vos chances avec elle sont nulles. Là encore, vous êtes votre premier ennemi, lorsque vous vous imposez cette barrière en pensant qu’elle suffit à vous priver de toutes vos chances.

La lâcheté et les femmes

Elle a le droit de se montrer hésitante et apeurée. Pas vous : la lâcheté, chez l’homme, est un tue-l’amour.

La friendzone

Une des barrières les plus communes. La friendzone est ce qui arrive quand vous avez déjà été rejeté en tant qu’amant et qu’elle vous a dit qu’elle préférait juste rester votre amie. Elle arrive également quand vous n’avez même pas tenté votre chance. Dans un cas comme dans l’autre, la friendzone n’est rien d’autre qu’un rejet doux. Rollo Tomassi a une très belle phrase, qui résume très bien la situation : Les femmes ont des copains et des copines; si vous la baisez, c’est que vous êtes un copain; si vous ne la baisez pas, c’est que vous êtes une copine. La friendzone est également une appropriation, par une femme qui a déjà mis fin à la relation de séduction, du temps, de l’énergie et des ressources que vous pourriez consacrer à la conquête d’une autre. Il s’agit donc d’une lâcheté, dont il convient de se débarrasser.
Si vous restez dans la friendzone, c’est probablement parce que vous n’avez pas le courage de vous avouer que cette fille ne sera jamais à vous, que vous n’osez pas essayer d’en séduire d’autres, ou encore que vous êtes dans l’illusion que l’amour et le désir se négocient au fil du temps. Dans tous les cas, vous avez tort. Le mieux que vous puissiez obtenir d’une friendzone prolongée est, quand votre cible aura enfin traversé le Mur, de vous retrouver à assumer ce qu’il reste d’elle (pas grand-chose), et éventuellement les conséquences de ses relations avec d’autres, plus alphas ou plus courageux que vous.

La relation à distance

La relation à distance est une forme de déni du rejet ou de la rupture. Quand vous croyez être dans une relation à distance, vous êtes en réalité célibataire, ou, au mieux, pourvu d’une fuck friend occasionnelle. Mais vous n’êtes pas dans une relation réelle. L’un des deux (ou les deux), par peur de la réaction de l’autre, par lâcheté personnelle ou parce que c’était plus confortable sur l’instant, a décidé de prétendre qu’il y avait tout de même une relation réelle. C’est un mensonge, et un mensonge qui vous enferme et vous empêche de développer des relations réelles.

Certains hommes, cependant, s’accrochent à des relations à distance par crainte de la solitude, ou pour ne pas s’avouer leur statut réel. Cela leur évite de se confronter au réel et de devoir, à nouveau, essuyer des refus.

La relation virtuelle

C’est un peu le pendant de la relation à distance, sans forcément qu’on ait à habituer très loin. Il faut comprendre ici le fait de longuement échanger par e-mails, par SMS, par messages Facebook ou même par téléphone avec votre cible, et ce avant même un premier rendez-vous (ou parfois après un premier, mais avant un deuxième, par exemple). Bien que cela puisse être tentant, quand ça témoigne d’un intérêt de la donzelle à votre égard, ça reste un handicap, et une barrière à éviter. Et ce pour plusieurs raisons :

  • Votre plus grand atout charme demeure dans le mystère qui vous entoure encore à ses yeux : moins elle en sait sur vous, plus elle peut s’imaginer de choses, et plus son Hamster travaille pour vous. Si vous lui en dites trop avant même un premier rendez-vous, vous perdez beaucoup de votre intérêt à ses yeux.
  • Si vous échangez longuement de manière virtuelle avec elle parce que vous n’êtes pas sûr de votre charme physique et espérez la séduire ainsi, vous vous trompez. Rien ne remplacera l’attirance physique lors de votre premier rendez-vous. Tout ce que vous pouvez obtenir par cette méthode, c’est le remplacement d’un rejet direct par une friendzone.
  • Si elle s’engage dans ce genre de longue discussion virtuelle avant même de vous rencontrer, c’est certainement qu’elle non plus n’est pas sûre de son physique : attendez-vous à de mauvaises surprises.
  • Enfin, dépenser trop de temps pour elle avant même de savoir si les choses peuvent marcher entre vous est une erreur. Il est en effet très possible qu’au bout de dix minutes de conversation réelle, vous décidiez qu’elle ne vous plaît pas du tout et que vous ne la reverrez jamais. Si c’est le cas, vous regretterez d’avoir investi des heures et des heures de votre vie dans un jeu d’échanges virtuels sans intérêt.

Le temps de communication virtuel avec une femme que vous souhaitez séduire doit être limité au minimum vous permettant de décrocher un premier rendez-vous en tête à tête. Avec une femme que vous êtes en train de séduire, il sert à entretenir l’intérêt entre deux rendez-vous. Avec une femme qui a déjà fait un tour dans votre plumard et que vous souhaitez garder comme sex friend, il sert à maintenir le contact et à vous rappeler épisodiquement à son bon souvenir. Avec votre copine du moment, il sert à échanger des informations et à lui rappeler votre prochaine soirée ensemble. Avec une femme qui vous a rejeté, il ne sert à rien, sinon à vous faire perdre du temps.

La lâcheté de la peur du rejet

Ne vous laissez pas engloutir par la peur du rejet : seules votre propre lâcheté est à craindre

Une lâcheté ordinaire

Comme on peut le voir, les barrières mentales que s’impose un homme dans ses tentatives de séduction ressemblent fort, à bien des égards, au Hamster des Jeunes Filles : il s’agit d’un processus de rationalisation de leurs propres peurs, de leurs propres hésitations et de leur propre fragilité. En prétendant que ces barrières ne sont rien d’autre que des préférences ou des stratégies personnelles, vous évitez en réalité de vous mettre en danger. Destinées à vous protéger de la douleur du rejet, elles ne sont, au final, rien d’autre que des handicaps que vous vous imposez à vous-même. La Fortune sourit aux audacieux, et les femmes également. Si l’acquisition d’un minimum d’expérience peut s’avérer, en certains cas, douloureuse, rien ne peut la remplacer : ni la raison, ni les grands principes Pilule Rouge, ni même la meilleure des stratégies. Vous n’améliorerez vos compétences en séduction qu’au prix d’un grand nombre d’échecs, de regards sombres, de rejets et même peut-être de baffes. Tout cela peut faire mal, très mal à l’égo. Si mal que certains préféreront retourner se protéger derrière leurs barrières et leurs murailles, sans se rendre compte qu’elles les emprisonnent bien plus qu’elles ne les protègent.

Illustrations : Yanal Tayyem Noah Buscher Jez Timms

Martial
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