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Hemingway, toujours Hemingway. Il faut dire qu’il s’agit, et de loin, de l’un des auteurs les plus virils de l’histoire récente.

Pour qui sonne le glas est tiré, au même titre que l’Adieu aux armes ou Le soleil se lève aussi, de la biographie de l’auteur, en l’occurrence son expérience de journaliste durant la Guerre d’Espagne.  Le roman suit l’histoire d’un membre des Brigades Internationales, engagé à détruire un pont pour retarder l’avancée ennemie, et qui est à peu près certain qu’il y laissera sa peau. Dans les temps qui précèdent l’opération, il vit une histoire d’amour de trois jours avec une combattante républicaine (et ce type d’amour, bref, ardent et tragique, est le seul auquel Hemingway semble réellement croire). Le reste est un récit de guerre. Un magnifique récit de guerre. Courage et trahison, drame et sens du devoir … une fresque sublime. Pour qui sonne le glas parle d’engagement, de lutte, d’espoir et de désespoir, de désir et de mort. Tout ce qu’il faut pour composer un grand roman.

Pour adulte et adolescent bon lecteur.

NeoMasculin
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