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Premier avril oblige, un article détente, avec un test de personnalité tout ce qu’il y a de plus sérieux, comme dans les vrais magazines de la vraie presse sérieuse. 

Nous sommes tous, ou presque, l’oppresseur de quelqu’un d’autre, que ce soit par notre action ou notre inaction. Dans un souci de prise de conscience inter-sectionnelle, Neo-Masculin vous offre aujourd’hui un magnifique questionnaire, vous permettant de vous situer sur l’échelle de l’oppression. Êtes-vous un oppresseur patenté ? Un oppresseur flamboyant ? Un oppresseur minimal ? Y a-t-il moyen de ne pas être un oppresseur ? A vous de voir…

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Quel est votre sexe ?

Quel âge avez-vous ?

Quelle est votre orientation sexuelle ?

Quel est votre niveau d'études ?

Quel type de profession exercez-vous ?

Le pays dans lequel vous vivez a-t-il adopté des lois vous interdisant certaines activités ou professions en raison de la couleur de votre peau, de votre sexe, de votre orientation sexuelle ou de votre religion ?

A quelle fréquence entend-on qu’il faudrait davantage de gens comme vous (qu’il s’agisse de votre sexe, de votre orientation sexuelle, de votre religion ou de votre couleur de peau) en politique, parmi les grands chefs d’entreprise, etc ?

Votre principal souci au quotidien ?

Qu'est-ce qui vous fait le plus peur ?

Pour vous détendre, vous aimez bien...

Pour vous, la rue, c'est...

Vous rêvez d'une société...

Dans l'ensemble, vous diriez que votre vie est...

Pour que les choses s'améliorent, il faudrait...

Le bonheur, c'est quand...

Quel oppresseur êtes-vous ?
Marie-Caroline de Arsch

féministe

Depuis votre chambre d'étudiante, vous militez en ligne contre la grossophobie, le patriarcat et le fait que les mecs sur Tinder n'aiment pas tous les piercings au septum. Oppressée professionnelle, vous n'en êtes pas moins oppressive vous-même. Vos chouineries continuelles et votre refus de regarder la réalité en face font en effet de vous un objet d'irritation pour la plupart de vos contemporains : vous contribuez ainsi à augmenter le niveau de stress ambiant, ce qui vous rend indirectement responsable d'un nombre considérable d'accidents vasculaires cérébraux, d'arrêts cardiaques, d'erreurs humaines et de crises de nerfs. VERDICT : VOUS ÊTES OPPRESSIVE.
Bébert

bebert le clodo

C'est dans la rue que vous persécutez vos contemporains. Vous les agressez visuellement, mais aussi olfactivement, et même auditivement, par les cris que vous poussez quand vous êtes bourré. Confortablement installé sur votre luxueux carton, parfois accompagné d'un compagnon avec lequel vous formez un véritable boy's club non mixte, vous violez par votre regard toutes les jeunes filles qui passent. Vous êtes un monstre oppressif, un manspreadeur patenté, qui jouissez sans vergogne de privilèges extraordinaires dont vous n'avez, comble de l'horreur, même pas conscience. VERDICT : VOUS ÊTES OPPRESSIF.
Germaine Pougnard

germaine

Du haut de votre fenêtre au sixième étage de la Cité Belle Vue, vous toisez le monde comme il va. Et il va mal. Vous savez bien que c'est tout de la faute des jeunes qui ne respectent rien, et particulièrement du petit Mouloud, qui deale en bas de votre immeuble. Si vous aviez les codes nucléaires, vous nettoieriez tout ça vite fait. Vous n'en êtes pas moins un facteur d'oppression pour vos contemporains : outre que vous continuez, à un âge avancé, à occuper un trois-pièces alors que vous êtes seule, vous ne pouvez pas vous empêcher de continuer à voter. Vous vivez aux crochets de la collectivité, sur la pension de réversion de feu votre époux. Vos enfants vous détestent et vous faites semblant de ne pas trop les détester en retour mais tout le monde s'emmerde ferme quand on vient vous voir deux fois l'an pour que les morveux vous fassent la bise et que vous leur offriez des cadeaux. Vous avez l'air inoffensif, vue de loin. Mais en réalité vous exercez une véritable tyrannie sur la société. VERDICT : VOUS ÊTES OPPRESSIVE.
Master M.

mouloud

Vous dealez au bas des tours de votre cité, en gardant un oeil sur la rue, et l'autre sur la vieille conne du sixième, celle qui appelle les flics tous les deux jours. Vous aimeriez bien pouvoir mener votre petit business tranquillement, mais on n'aime pas trop les chefs d'entreprise audacieux, dans ce pays. Vous êtes victime de la police, du racisme ambiant, des préjugés des gens à l'encontre de la drogue, d'une mauvaise éducation ... en apparence, vous cumulez les cartes victimaires. Mais en parallèle, vous bastonnez votre soeur quand elle rentre à 22h03 avec un pantalon qui laisse voir son mollet, vous faites chier tous vos voisins avec votre musique de merde à toute heure du jour ou de la nuit, vous brûlez régulièrement la voiture de la grosse tapette du bâtiment G et votre habitude de pisser dans la rue juste en face de l'immeuble et de jeter par terre vos reliefs de tacos sauce samouraï tend à transformer l'environnement urbain dans lequel vous évoluez en dépotoir à ciel ouvert. Et ce d'autant plus que vous et vos clients avez tendance à agresser les employés de la voirie qui pourraient avoir l'outrecuidance de vouloir nettoyer vos déchets. Dommage : vous aviez une bonne base de départ pour cumuler toutes les excuses mais votre machisme et votre manque de vivrensemble vous condamnent. VOUS ÊTES OPPRESSIF. Encore quelques efforts, cependant, et vous pourrez atteindre le statut de victime. Apprenez à cracher sur le patriarcat et vous serez déjà en bonne voie.
Ursula

Votre profession de cam girl n'a rien à voir avec de la prostitution. Vous savez ce que vous voulez, vos clients aussi, c'est un deal honnête. Ou peut-être pas tant que cela ... après tout, vous exploitez la solitude, la misère affective et sexuelle, l'isolement. Vous vous nourrissez des noirceurs de notre société, et celles-ci deviennent votre gagne-pain. A bien des égards, vous vous comportez en parasite, vivant sur le dos de personnes malheureuses. Vous aurez beau tourner cela dans tous les sens, vous baptiser "influenceuse" ou "modèle", vous n'en demeurerez pas moins une gourgandine. C'est triste à dire, mais VOUS ÊTES OPPRESSIVE.
Prune

Quatre enfants de trois pères différents, pas de boulot ... on pourrait croire que vous êtes une vraie victime, 100% garantie sur facture. Et pourtant. Quid des pensions que paient les pères (dont deux sur trois n'étaient pas d'accord pour avoir l'enfant) ? Quid de vos gosses que vous élevez (mal) dans la haine de ces pères absents, et que vous abandonnez à l'occasion, quand le besoin de sortir vous prend ? Quid de ces chouineries perpétuelles par lesquelles vous tentez de mettre sur le dos d'autres personnes les résultats de vos choix de vie désastreux ? Quid de ces millions de célibataires sans enfants qui paient chaque mois des impôts pour financer votre existence ? Hélas, chère Prune, il semblerait bien que vous soyez, vous aussi, oppressive. Vous et votre progéniture êtes des parasites qui pompent les ressources de la société. Et qui, en échange, n'y apportent rien, sinon leur pitoyable existence. VOUS ÊTES OPPRESSIVE.
Grégoire

Vous avez fait les études qu'il faut, vous avez décroché le job qu'il faut. Résultat : vous bossez comme un con, quatorze heures par jour, tout ça pour avoir la chance de pouvoir faire un AVC à 50 ans. En attendant, vous rapportez pas mal à l'État et à la société, qui, en retour, vous chouchoute : votre casier judiciaire vierge, votre statut de sale mâle hétérosexuel cisgenre patriarcal, les quelques potes avec qui vous buvez une bière une fois par mois et qui constituent un véritable boy's club ... autant de vices qui vous condamnent. Vous occupez, par vos soi-disant mérites et vos pseudo-compétences, un poste qui pourrait tout aussi bien revenir à une femme handicapée ne parlant pas le français : certes, elle y réussirait moins bien que vous, et certes, elle planterait le boulot en quinze jours. Mais vos critères d'évaluation eux-mêmes sont teintés de patriarcat, et doivent être revus. Vous considérez qu'un travail doit être rentable, alors que chacun sait qu'un travail n'est rien d'autre qu'une rente, octroyée en fonction de critères arbitraires et oppressifs. Il faut vous rendre à l'évidence : certes, vos impôts permettent de faire vivre la moitié des autres résultats possibles de ce test. Mais vous êtes tout de même un sale oppressif.
J0hnn-J0hn

Cela doit faire quatre ans qu'à part votre mère, personne ne vous a plus appelé autrement que par votre pseudo. Vous ne quittez votre chambre que pour partir en quête de Chocapics, et les services de l'hygiène se sont déjà trois fois intéressés aux odeurs émanant de votre logement. Heureusement, depuis le temps, vous avez acquis une expérience considérable dans plusieurs jeux en ligne et votre guilde est aujourd'hui classée parmi les 500 meilleures en Europe. Autant dire que tous ces sacrifices finissent par payer. Certes, c'est pas votre faute, si vous préférez des satisfactions virtuelles immédiates à des réalisations concrètes qui réclament de vrais efforts et vous forceraient à vous bouger le cul : c'est la faute à la société. Reste que vous n'êtes pas qu'une victime. Vous oppressez votre vieille mère, que vous exploitez; les voisins, que vos odeurs indisposent; l'ensemble de l'industrie vidéoludique, dont vous sur-occupez les serveurs; à peu près tous ceux qui travaillent, et cotisent pour payer votre RSA. Bref : vous êtes un parasite pour l'ensemble de la société. Vous pouvez bien prendre l'air innocent, le fait est là : VOUS ÊTES UN OPPRESSEUR..
Rex

Vous pensez avoir l'air mignon, avec vos grands yeux tristes. Mais en réalité vous êtes l'un des oppresseurs de la pire espèce. Logé et nourri gratuitement par une vieille dame sans défense dont vous siphonnez sans scrupule la maigre retraite, vous laissez, de plus, sur les trottoirs nombre de déjections aussi puantes que glissantes. Qui sait combien de cols du fémur ou combien de rendez-vous amoureux ont été ruinés par votre seule existence ? Rex, le verdict est tombé : VOUS ÊTES OPPRESSIF.
Bernard

Félicitations ! Vous seul, parmi tous les résultats possibles de ce test, n'êtes pas oppressif. Et pour cause : vous êtes un boomer. L'incarnation générationnelle du Bien, du Beau, du Juste, de la quête du plaisir et de l'individualité. Vous avez ruiné la planète, pollué la moindre parcelle de nature sauvage, soutenu la pédophilie, encouragé toutes les dérives contemporaines, milité en faveur des régimes les plus dégueulasses et les plus brutaux (pourvu qu'ils soient lointains), craché sur la morale et conchié le passé. Mais il fallait bien que jeunesse se passe. D'ailleurs votre jeunesse ne passe pas, ne passe jamais. Les avancées médicales vous promettent encore de beaux jours devant vous. Profitez-en ! Vous êtes, aux yeux de notre société, l'incarnation de la justice et de la vertu.
Manu

Sans doute n'êtes-vous pas né à la bonne époque : vous aviez tout ce qu'il faut pour être un boomer, un vrai. Mais hélas, l'Histoire en a décidé autrement. Vous voici donc à la tête d'un pays ingrat, qui ne vous mérite pas. A première vue, vous avez tout pour incarner l'innocente victime, et on pouvait à peu de choses près vous accorder ce statut. Mais hélas, vous continuez à être un oppresseur. A votre corps défendant, certes. Mais vous restez un homme blanc occupant une position de pouvoir. A ce titre, et tant que vous ne vous ferez pas hara-kiri, vous êtes et restez un oppresseur. Tout n'est cependant pas perdu pour vous : faites enfin votre coming-out, inventez-vous de lointains ancêtres exotiques, effectuez une transition sexuelle en cours de mandat ... les options ne manquent pas, qui vous permettraient enfin de pouvoir taxer de raciste, d'homophobe ou de transphobe le moindre de vos opposants. Courage ! Vous pouvez y arriver !
Gilles Egeaune

OK, vous bossez dur pour un salaire de misère. OK, on vous pompe tout ce que vous avez. OK, la moitié des autres résultats possibles à ce test ne vit que parce qu'on vous ponctionne. Mais vous croyez que c'est vraiment une raison pour râler ? Sachez qu'il y a des gens qui gagnent autant que vous et n'ont même pas la chance de pouvoir travailler ! Et ces malheureux rond-points, vous y avez pensé, à ces rond-points que vous avez occupé sans leur demander leur avis ? Et le Fouquet's ? Non, vraiment, vous n'avez pas conscience de la chance que vous avez. Vous êtes bel et bien un sale oppresseur, qui a bien tort de se plaindre.

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