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Il court, autour de la masturbation, du degré de testostérone, du rapport entre abstinence et puissance physique et du contrôle de l’éjaculation, un grand nombre de mythes, de semi-vérités, d’approximations, voire de franches inexactitudes. On prétend souvent que la masturbation réduirait le taux de testostérone. Que le NoFap serait une solution pour aller au-delà de soi-même et trouver en soi des ressources insoupçonnées. Ou encore que l’abstinence permettrait de développer une puissance physique phénoménale. Essayons d’y voir un peu plus clair dans tout cela…

La masturbation réduit-elle le niveau de testostérone ?

On peut répondre à cette question de plusieurs manières. Une manière courte et pas entièrement exacte ou une manière plus longue et plus nuancée.

  • La réponse courte est : non, le fait d’éjaculer suite à une masturbation ne réduit pas votre niveau de testostérone. Pas au sens strict du terme.
  • La réponse plus longue est : en fait, c’est un peu plus compliqué que cela, et il va falloir entrer dans les détails pour bien comprendre de quoi on parle.
Masturbation et rapports sexuels avant un combat

Masturbation et rapports sexuels sont souvent déconseillés avant un combat. Superstition ou science empirique ?

Les pouvoirs magiques supposés de l’abstinence et du NoFap

Depuis bien des lustres, l’abstinence, ou, en tout cas, l’absence d’éjaculation, a été associée à un gain en puissance physique. Les exemples d’une telle croyance ne manquent pas. Le célèbre Clitomaque de Thèbes, champion toutes catégories des sports de combats (lutte, pugilat et pancrace) lors de la 141ème olympiade (216 avant notre ère), vainqueur également aux jeux pythiques et aux jeux isthmiques, sorte de super-star du combat à mains nues de l’âge de bronze, était par exemple connu pour son ascétisme sexuel : il considérait que même les discussions autour du sexe, ou la vision de chiens en train de copuler, étaient susceptibles de lui faire perdre de l’énergie physique. Cela devait lui réussir, puisque cette montagne de muscles fut capable, par exemple, lors des jeux isthmiques, de remporter trois couronnes (l’équivalent de la médaille d’or) le même jour, pour trois combats (un à la lutte, un au pancrace et un au pugilat) livrés les uns à la suite des autres, face à des adversaires différents. Connu, en outre, pour sa piété filiale et son amour pour sa patrie, Clitomaque, dit-on, refusa de porter les trois couronnes : il en porta une, dédiant les deux autres respectivement à Thèbes, sa cité, et à son père Hermocrate. Dans la mentalité grecque antique, Clitomaque l’abstinent incarne dont le kalos kagathos : la beauté et la puissance physique, associées à la qualité morale.

Dans la pratique taoïste chinoise traditionnelle, il est conseillé aux hommes, afin de préserver leur force vitale (Qi), de se livrer à la sexualité tout en limitant au maximum le nombre de leurs éjaculations. Cette forme de pratique sexuelle, entre consommation et ascèse, fait partie de l’équilibre de vie traditionnel et, au même titre qu’une diététique spécifique, est supposée apporter énergie, sagesse et longue vie.

Plus près de nous, Mike Tyson et Mohammed Ali ont tous deux pratiqué une abstinence complète, pendant les semaines, et parfois les mois, qui précédaient des matchs importants. Sans aller jusqu’à de telles durées, de nombreux enseignants en boxe anglaise recommandent à leurs élèves de ne pas avoir de rapport sexuel et de ne pas se masturber dans les jours qui précèdent un combat.

Ces précautions relèvent-elles d’une forme de superstition ou reflètent-elles des réalités biologiques ? Il serait tentant de ne les considérer que comme de la bro science, sans réel fondement. Mais plusieurs études scientifiques tendent, au contraire, à indiquer qu’il y a bien là quelque chose de vrai…

En 2001, l’étude Endocrine response to masturbation-induced orgasm in healthy men following a 3-week sexual abstinence (voir en fin d’article pour toutes les références à des études scientifiques) a montré qu’une abstinence sexuelle prolongée avait tendance à augmenter le niveau de testostérone des sujets. Une autre étude, datée de 2003 et intitulée A research on the relationship between ejaculation and serum testosterone level in men, a montré que des hommes adultes qui s’abstenaient de toute éjaculation pendant une durée de sept jours voyaient leur taux de testostérone augmenter considérablement. Au-delà de quelques semaines d’abstinence, cependant, le taux de testostérone semble cesser d’augmenter.

Il semble donc que, dans une certaine mesure, l’abstinence contribue bel et bien à une hausse du taux de testostérone. Hausse faible mais bien réelle. Or la testostérone a un impact sur l’agressivité et les capacités physiques de l’individu, ce qui peut expliquer qu’on conseille aux combattants d’en optimiser le niveau avant une épreuve importante.

Testostérone et sexualité masculine

La testostérone est la principale hormone impliquée dans la régulation de la sexualité et de la libido des hommes. Si vous éprouvez une baisse de désir sexuel, si vos érections sont moins dures et moins fréquentes qu’auparavant, peut-être souffrez-vous d’une baisse de votre niveau de testostérone (ne sautez pas sur cette conclusion immédiatement, toutefois, et parlez-en avant tout à votre médecin : d’autres facteurs peuvent entrer en ligne de compte).

Mais la testostérone n’influe pas seulement sur votre propre désir ni votre propre libido : elle joue aussi sur celle de vos partenaires. De forts indices tendent en effet à faire penser que les femmes sont réceptives à la testostérone et tendent à désirer davantage des hommes qui en sont puissamment pourvus.

En 2011, l’étude de Richard Slatcher, Pranjal Mehta et Robert Josephs a mis en évidence un fait intéressant à ce sujet. Les cobayes, tous des hommes adultes, étaient introduits dans le laboratoire par groupes de deux. Ils étaient en compétition durant sept minutes pour attirer l’attention d’une jeune femme, elle aussi cobaye, qui devait indiquer lequel des deux lui semblait le plus attirant. Leur niveau respectif de testostérone avait été mesuré avant l’expérience. Ils avaient également été interrogés, les chercheurs leur demandant s’ils se considéraient plutôt comme des mâles dominants ou pas. La plupart des cobayes se considérant comme des mâles dominants, ou agissant comme tels dans la compétition avec leur comparse, se révélaient avoir des taux de testostérone plutôt supérieurs à la moyenne. Les jeunes femmes impliquées dans l’expérience ont, dans une très grande majorité des cas, trouvé plus attirant l’homme dont le taux de testostérone était le plus élevé. Par ailleurs, chez les cobayes ne se considérant pas comme des mâles dominants, on trouvait toutes sortes de niveaux de testostérone, y compris des niveaux assez élevés. Les chercheurs en ont conclu qu’il existait un lien, pas forcément systématique mais néanmoins significatif, entre un fort niveau de testostérone et une certaine confiance en soi et en ses capacités.

Seul souci : une seule cobaye a été impliquée dans l’expérience, ce qui ne permet pas vraiment d’extrapoler les résultats à l’ensemble de la gent féminine. Mais l’expérience de Slatcher constitue néanmoins un sérieux indice laissant à penser que la testostérone joue bel et bien un rôle majeur dans la séduction physique.

D’autres études, cependant, viennent confirmer cette hypothèse…

Ainsi, dans l’expérience de Penton-Voak (2004), a-t-on présenté aux cobayes féminins des portraits composites, formés à partir des photos d’hommes divers, qui avaient été rassemblés selon leur niveau de testostérone. De façon quasi-unanime, les cobayes se sont estimées plus attirées par les composites issus d’hommes à la testostérone plus élevée.

L’étude de Swaddle et Reierson (2002) nuance un brin tout cela, en apportant quelques détails : les visages d’hommes au taux de testostérone élevé et/ou ayant eu un taux élevé durant leur puberté donnent une impression de puissance et de domination, plus que de beauté. Ils ne sont donc pas forcément considérés comme mignons par les femmes qui les contemplent mais, en revanche, leur apparaissent comme rassurants quand ils sont leurs protecteurs, ou inquiétants quand ils sont en situation d’agressivité à leur égard. Dans tous les cas, ils les font réagir.

testostérone et séduction

Un fort taux de testostérone ne vous rend pas mignon. Mais il tend à provoquer chez les femmes un sentiment mêlé d’attraction et de crainte qui peut, en termes de séduction, être un atout majeur.

Effets de l’éjaculation sur les hormones masculines

Les hormones sont des composés chimiques qui circulent dans notre corps et influencent le comportement de certaines de nos cellules. Selon les circonstances, notre corps en produit ou pas, dans des quantités plus ou moins importantes. L’éjaculation fait partie des stimuli qui peuvent nous pousser à un certain nombre de réactions hormonales, dont, en particulier, une augmentation de notre taux de prolactine.

La prolactine doit son nom au fait qu’elle est intimement liée à la lactation et à l’allaitement. Mais on a découvert depuis qu’elle jouait des rôles importants dans un grand nombre d’autres processus corporels, notamment les fonctions reproductives et un certain nombre de processus comportementaux, tant chez les femmes que chez les hommes. C’est la libération de prolactine par l’hypophyse (une partie du cerveau) au moment de l’orgasme qui vous donne une sensation de plaisir, et surtout d’apaisement après coup.

Or la prolactine est une hormone qui, pour que nous fonctionnions pleinement, doit être présente à une juste dose :

  • Si nous n’avons pas assez de prolactine, nous risquons prise de poids, fatigues et syndromes dépressifs ;
  • Mais si nous en avons trop, nous risquons une baisse de la libido. En règle générale, plus notre taux de prolactine est élevé, moins nous sommes motivés par le sexe.

Après une éjaculation, notre taux de prolactine reste important pendant une durée variable, qui va de 20 à 60 minutes en général. Ce fait est indépendant du fait que vous ayez été vraiment excité ou pas, ou du fait que vous ayez ou non pris réellement du plaisir à l’éjaculation. Même une éjaculation purement mécanique l’affecte. Cette élévation du taux de prolactine est en partie responsable du fait qu’après l’éjaculation, un homme n’est que rarement motivé pour recommencer illico.

Il est cependant important de noter que la hausse du taux de prolactine après l’éjaculation est normale et passagère et ne constitue en aucun cas un problème, d’autant que la prolactine, en ce cas, n’agit pas à l’encontre de la testostérone, mais comme inhibiteur de la dopamine.

L’éjaculation, en augmentant le taux de prolactine, inhibe donc le désir sexuel immédiat mais pas le taux de testostérone. Et cela, quelle que soit la source de l’éjaculation : une éjaculation provoquée par une masturbation a sur ce plan-là les mêmes caractéristiques qu’une éjaculation provoquée par un rapport sexuel ou même par un choc électrique. Du point de vue de la testostérone et de la prolactine, rien ne permet de les différencier.

masturbation et sexualité

En ce qui concerne les émissions d’hormones suite à une éjaculation, rien ne distingue la masturbation de la sexualité classique.

La masturbation serait donc sans effet ?

Non. Ou plus exactement : c’est plus compliqué que cela.

Tout d’abord, certes, l’éjaculation ne réduit pas le taux de testostérone. En revanche, la proximité avec une femelle de l’espèce augmente le taux de testostérone d’un mâle. Et cette augmentation tend à contrebalancer les effets de la prolactine après éjaculation. Raison pour laquelle, après une éjaculation issue d’une branlette, vous re-banderez moins vite que si vous êtes aux côtés d’une partenaire désirable.

Mais il y a plus : il a en effet été observé que l’éjaculation, si elle ne touche pas au taux de testostérone, augmente en revanche de manière importante la densité des récepteurs d’œstrogène et réduit la densité des récepteurs d’androgènes du cerveau. Or les récepteurs d’androgènes sont les parties du cerveau qui sont réceptives à la testostérone. Si ces récepteurs sont inactifs, la testostérone peut bien se balader autant qu’elle le veut dans le corps : elle n’a aucun effet comportemental.

Un nombre restreint d’éjaculations ne réduit la densité des récepteurs d’androgènes que de manière marginale et temporaire. En revanche, un nombre d’éjaculations excessif tend à réduire de manière durable et significative la densité de ces récepteurs. En d’autres termes : le problème n’est pas la masturbation, ni l’éjaculation, ni même leurs rapports avec la testostérone ; le problème, c’est que si vous éjaculez trop souvent, votre cerveau sera beaucoup moins en mesure de percevoir votre testostérone naturelle. Vous pourriez donc vous retrouver avec les mêmes effets qu’un taux de testostérone bas, alors même que ce taux reste normal.

masturbation et éjaculation

Le problème ne réside pas tant dans la masturbation elle-même que dans un excès d’éjaculations.

Éjaculation, sexe et testostérone

Comme on l’a vu plus haut, notre taux de testostérone tend à augmenter lorsque nous sommes au contact d’une partenaire sexuelle. C’est d’ailleurs également ce qu’a montré l’étude Lack of sexual activity from erectile dysfunction is associated with a reversible reduction in serum testosterone (2001) : plusieurs dizaines de patients, tous des hommes souffrant de troubles de l’érection les empêchant d’avoir une sexualité normale, ont été traités contre ces troubles de l’érection. Le traitement en lui-même n’a eu aucun effet sur leur taux de testostérone. En revanche, ceux qui, dans le lot, ont repris une activité sexuelle régulière avec leur partenaire, ont vu leur niveau de testostérone remonter, tandis que ceux qui n’avaient pas de rapports avec les femmes, en revanche, conservaient un niveau faible, et ce même s’ils reprenaient une activité sexuelle autonome (masturbation).

D’autres expériences, et notamment une, menée dans un club échangiste, ont montré que le taux de testostérone des hommes ayant des rapports sexuels tendait à augmenter, ainsi que celui des hommes regardant de tels rapports (encore que de manière plus faible). Il est intéressant de noter que cette augmentation de la testostérone pour les hommes en position de voyeur n’existe que quand ils sont véritablement témoins d’un rapport sexuel physiquement proche d’eux : un tel phénomène n’a pas été observé, par exemple, dans le cas des consommateurs de porno.

santé et sexualité

L’éjaculation n’est pas la seule chose à prendre en compte : le contact, peau à peau, avec un corps de femme, le désir, l’érotisme, la sensualité … tout cela a un impact très positif sur la santé et sur l’équilibre.

Ainsi, s’il n’y a pas de différence immédiate entre l’éjaculation provoquée par la masturbation et celle provoquée par un rapport sexuel, il y a, en réalité, des différences très importantes sur le plan concret : les rapports humains, les échanges de phéromones, le toucher, les sentiments de domination ou de soumission, le désir partagé … tout cela contribue aussi à notre équilibre hormonal, et fait du rapport sexuel réel une activité bien plus saine et bien meilleure, tant pour le corps que pour la psyché, que la masturbation.

Éjaculation et cancer de la prostate

Reste un dernier point, et non des moindres : il a été démontré que chez les hommes ayant une fréquence d’éjaculation située au-dessus de 21 fois par mois, les risques de développer un cancer de la prostate diminuent considérablement. C’est là un facteur qu’il convient de prendre compte.

Alors … abstinence, masturbation ou sexualité ? Fap ou NoFap ?

Les différentes études mentionnées plus haut pourraient sembler contradictoires. Pourtant, elles ne le sont pas. On peut en effet en faire la synthèse suivante :

  • L’abstinence sexuelle complète peut effectivement provoquer une légère hausse du taux de testostérone mais cette hausse arrive à un plafond au bout de trois semaines environ. Après quelques autres semaines, cette hausse disparaît, et le corps revient à la normale. La hausse réapparaîtra après une éjaculation, ou, mieux, un rapport sexuel, suivi d’une nouvelle abstinence.
  • La masturbation ne provoque pas, par elle-même, une baisse de la testostérone. Mais un excès d’éjaculations, concentrées dans un temps assez bref (plus de trois par jour) provoque une baisse de la réceptivité de votre corps à la testostérone. Ce qui, en pratique, revient presque au même. Cette baisse de réceptivité peut durer plusieurs jours après la phase d’excès, voire davantage si les excès sont fréquents et répétés.
  • L’éjaculation, en provoquant des poussées de prolactine, tend à inhiber les récepteurs de testostérone. Ce qui signifie que, dans le cas d’une préparation au combat, le lutteur a bel et bien intérêt à s’abstenir d’éjaculer dans les quelques jours ou semaines précédant le combat.
  • Mais ce qui provoque la hausse massive du taux de testostérone de l’athlète, c’est surtout l’entraînement physique auquel il se soumet. L’abstinence provoque une hausse bien plus légère. En revanche, elle a pour effet d’éviter la perte d’une partie des bénéfices de cet entraînement qui pourrait être causée par une augmentation du taux de prolactine.
  • Bref : si vous êtes en phase de préparation physique intense, l’abstinence et le NoFap sont effectivement une bonne idée, du moins à court terme. Il n’est pas forcément bon de les faire durer au-delà de quelques semaines, cependant.
  • En revanche, si vous n’êtes pas dans le cas d’une préparation physique intense, une sexualité réelle et régulière, avec une partenaire qui n’est pas votre main, reste une excellente chose pour votre santé, tant physique que psychologique. Le rythme idéal est d’environ cinq éjaculations par semaine, de préférence espacées dans le temps. Une abstinence complète vous fera certes gagner un peu de performances, mais à votre niveau, cela aura une influence très marginale, voire négligeable.
  • Si vous n’avez pas de partenaire régulière, ou si vos relations avec elle ne suffisent pas, une pratique masturbatoire limitée et raisonnable peut vous permettre de limiter vos risques de cancer de la prostate. Mieux vaut cependant, en ce cas, ne pas associer la pratique à une consommation de porno (qui fera l’objet d’un autre article à l’avenir).
  • En termes de pratique masturbatoire, la plus mauvaise idée que vous puissiez avoir, dans la gestion de votre testostérone, est de vous masturber plusieurs fois de suite, le même jour : la prolactine s’accumule alors dans votre corps et ses effets peuvent rester présents plusieurs jours.
  • Si l’on ne tient pas compte du rapport entre éjaculation et cancer de la prostate (et ils ne pouvaient en tenir compte, ignorant cette relation, qui est une découverte récente), c’étaient bien les anciens Chinois qui avaient raison : le rythme proposé par le Tao de l’Art d’Aimer, qui propose d’avoir des rapports sexuels réguliers mais des éjaculations rares, est bien celui qui permet de maximiser les bienfaits des diverses pratiques : bénéfices du rapport intime sans les inconvénients d’une trop forte hausse de la prolactine.
Sexualité et masturbation

Hormis dans certains cas précis, notamment l’entraînement pour un combat imminent, une sexualité régulière reste l’une des choses les plus saines qui soient.

Bref : comme bien souvent, c’est un juste milieu et une voie de modération qui est à privilégier. Le principe NoFap n’est pas entièrement faux mais pas à 100% vrai non plus. Il n’existe pas de formule parfaite, adaptée à tous et à chacun. Seulement des processus à connaître, et à prendre en compte dans la manière dont chacun fait ses propres choix de vie. La chose la plus importante à retenir est qu’aucun acte n’est vraiment anodin, surtout en ce qui concerne la sexualité et l’équilibre de notre corps : au même titre que tout ce qui touche à l’alimentation, les excès, dans un sens ou dans un autre, peuvent être préjudiciables.

 

Références & études

Lack of sexual activity from erectile dysfunction is associated with a reversible reduction in serum testosterone
Emmanuele A. Jannini, Emiliano Screponi, Eleonora Carosa, Mario Pepe, Francesco Lo Giudice, Francesco Trimarchi, Salvatore Benvenga
2001

A research on the relationship between ejaculation and serum testosterone level in men.
Jiang M, Xin J, Zou Q, Shen JW
2003

Endocrine response to masturbation-induced orgasm in healthy men following a 3-week sexual abstinence.
Exton MS, Krüger TH, Bursch N, Haake P, Knapp W, Schedlowski M, Hartmann U.
2001

Acute changes in plasma testosterone levels and their relation to measures of sexual behaviour in the male house mouse (Mus musculus).
Batty J.
1978

Relationship between sexual satiety and brain androgen receptors.
Romano-Torres M, Phillips-Farfán BV, Chavira R, Rodríguez-Manzo G, Fernández-Guasti A.
2007

Testosterone and Self-Reported Dominance Interact to Influence Human Mating Behavior
Richard B. Slatcher, Pranjal H. Mehta, Robert A. Josephs
2011

High salivary testosterone is linked to masculine male facial appearance in humans
Ian SPenton-Voak, Jennie YChen
2004

Testosterone increases perceived dominance but not attractiveness in human males.
John P Swaddle, Gillian W Reierson
2002

 

Illustrations : Freepik Matt Brockie Charles Deluvio 🇵🇭🇨🇦 Hermes Rivera Lana Abie Kevin Noble

Martial
Martial
Martial ayant appris à tirer à l'école des Stormtroopers impériaux, il a fini par prendre conscience que la carrière militaire n'était pas pour lui. Depuis, il diffuse sur Internet sa haine et sa frustration à l'encontre de ces p*** de rebelles et de l'incompétence des ingénieurs de l'Empire. Actuellement, il dirige Neo-Masculin, collabore à École Major et participe au Bistrot des Gentilshommes

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